trop poli

5 dangers que l’on peut courir lorsqu’on est trop poli

Il y a deux types de personnes dans ce monde : les donneurs et les preneurs. Un donneur, c’est quelqu’un qui a tendance à pourvoir aux besoins des autres, même lorsqu’il n’a pas la capacité de le faire.

Par Joëlle Fournier Le 28/02/2019

Un preneur est quelqu’un qui se nourrit de l’énergie des donneurs et qui, souvent, ne réussit pas à accepter le don de donner. 

Les preneurs se caractérisent par leur capacité à absorber la générosité des autres sans même y réfléchir. Ils n’adhèrent pas au principe de réciprocité. Les donneurs se caractérisent par leur capacité à tendre une branche d’olivier aux autres. D’habitude, ils ont du mal à dire « non ». On appelle aussi les donneurs des « personnes qui plaisent aux gens». Ils sont intrinsèquement polis et parfois étiquetés comme « trop polis »

Il n’y a pas de mal à la politesse, les Japonais s’enorgueillissent même de cette qualité humaine. Cependant, elle constitue une menace pour notre bien-être lorsque nous commençons à compromettre notre sentiment d’identité. Quand nous sommes trop polis, nous devenons sensibles à certains facteurs tels que :

1. La suppression émotionnelle :

Le désir d’être accepté socialement et de ressentir une certaine dépendance des autres. Cela signifie que vous ne voulez pas que les autres vous éprouvent pendant les moments où vous vous sentez émotionnellement vaincu.  La suppression des émotions est la façon dont les gens qui sont « trop polis » accueillent les sentiments des autres. Ils ont peur de faire souffrir leur entourage. La suppression fait souvent référence à la tristesse, à la colère et à la douleur. Il n’est pas réaliste d’être un donneur, tout le temps, si à long terme, vous savez qu’il sera préjudiciable à vous-même, il semble donc plus facile d’exister dans un monde altruiste. Ce désir d’apaiser les autres est malsain parce que nous sommes constamment en train de refouler les émotions qui sont importantes pour la construction de notre maturité émotionnelle.

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2. La réputation : 

Il semble que l’on accorde une grande priorité au maintien de la réputation d’une personne. Ceci est dû à la pression associée à la préservation de la perception de la bonne image que constitue la nature polie que l’on choisit d’adopter. Cette pression s’accumule avec le temps, car on s’attend subconsciemment à ce que l’individu soit toujours poli. Il est rare d’entendre dire qu’une personne de cette nature ne souffre pas de son choix de rester polie en tout temps. Cela s’accompagne souvent de nombreuses maladies neurologiques et de maladies liées au stress en raison de la pression exercée pour maintenir cette réputation.

3. Quand on est « utilisé »

On a mentionné qu’il y a des gens appelés « des preneurs ». Ce sont les narcissiques du monde. Ils sont les intimidateurs et les consommateurs de toute bonne énergie, qui ressentent une attirance pour ceux qui sont « trop polis». Pour éviter que l’on se serve de vous, il suffit de suivre cette règle très simple : « Ne dites pas oui, alors que vous voulez dire non ». Beaucoup de gens ont tendance à répondre « oui » à des invitations que leur intuition leur permet d’éviter. Quand nous ignorons notre intuition, nous nous plaçons dans des situations d’inconfort. Mais par peur de paraître «impoli », nous faisons le sacrifice personnel et à nous laisser utiliser et abuser par les autres.

4. Le facteur de contrôle : 

Quand on approfondit l’idée d’être un donneur, cela apparaît comme une manière égoïste de se conduire dans la vie. C’est parce qu’il y a un niveau de contrôle associé à la façon dont les gens nous traitent, réagissent ou interagissent avec nous. Le contrôle de savoir qu’une nature généreuse sera bien accueillie et que les gens considèrent les donneurs comme tels : « généreux », « attentionnés » et le plus souvent « des bonnes personnes »nous stimule. Il arrive un moment où les donneurs veulent lâcher prise et profiter de la liberté de ne pas se soucier de l’évolution de leurs jours.

L’élément le plus compliqué de la politesse, c’est de savoir quand et où l’appliquer. L’énergie que les donateurs donnent aux autres sape leur énergie. Une fois qu’ils perdent le contrôle (de l’énergie), ils perdent inconsciemment le contrôle de l’influence qu’ils peuvent avoir sur les autres. Cela rend l’acte de politesse perpétuelle égoïste. Il s’agit d’une tentative de gain personnel et non d’une tentative de bonne volonté.

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5. La vraie personne ne brille pas : 

Lorsqu’on est trop poli, on tombe dans une zone dangereuse où l’on cherche la validation des autres. Les gens sont toujours à la recherche de moyens pour que l’on reconnaisse leur politesse et ressentent de l’offense lorsqu’on la néglige. D’autres personnes n’ont pas vraiment une idée générale de leur vraie nature parce qu’elles sont toujours à la recherche de nouvelles façons de plaire à ceux qui les entourent. Il n’est pas surprenant que les conséquences de leurs actions les rendent invisibles. Même s’ils reçoivent beaucoup d’attention, ce n’est pas authentique parce qu’il est basé sur la notion qu’ils sont toujours là pour donner d’eux-mêmes et de leur bonté d’âme.

L’effet secondaire ultime d’être « trop poli » est qu’il finit par l’emporter sur d’autres caractéristiques qu’une personne peut avoir parce qu’elles sont principalement associées à la réputation d’être un donneur. D’autres ne comprennent pas qui ils sont généralement et ce qu’ils représentent. Les interactions deviennent donc superficielles et parfois solitaires. Sous la pression, la suppression des sentiments négatifs et le temps qu’il faut pour maintenir les compétences d’être une personne agréable, la vie d’un donneur est solitaire, sous-estimée et inassouvie. 

Essentiellement, le fait d’être trop poli a un impact négatif sur les gens qui finissent par compromettre leur sentiment d’identité.