addiction aux jeux vidéo

Le 4 Janvier 2018. Image crédit : Pixabay 

L’addiction aux jeux vidéo pourrait être reconnue comme maladie par l’OMS en 2018

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait inclure en 2018 l’addiction aux jeux vidéo dans sa classification internationale des maladies…

La pratique des jeux vidéo est-elle addictive ? Dans certains cas oui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’OMS s’apprête donc à donner raison aux spécialistes qui suspectent les jeux vidéos de favoriser les troubles du comportement, révèle le magazine Psychology Today.

Selon l’organisation, ces jeux pourraient provoquer une dépendance réelle. Sur mobile, desktop ou console, trop jouer entraînerait une addiction nuisible pour la vie sociale ou familiale.

Dégradation de la vie sociale et familiale

L’OMS envisage donc d’ajouter dès 2018 l’addiction aux jeux vidéo comme maladie. Elle y figurerait dans la catégorie « troubles liés aux comportements addictifs avec plusieurs caractéristiques de la dépendance ». Ce classement permettrait aux accros du gaming à outrance de bénéficier d’un encadrement médical.

La dépendance serait définie par un certain nombre de comportements : altération du contrôle, notamment en matière de temps de jeu ; priorité toujours donnée à ce loisir sur les autres activités ; poursuite de cette activité en dépit des conséquences négatives. Ce comportement peut entraîner une dégradation de la vie familiale, des relations sociales et de l’activité scolaire ou professionnelle.

La poursuite du jeu malgré les conséquences négatives qu’il peut engendrer serait également un critère déterminant. Beaucoup de  joueurs « accros » ont en effet tendance à persister dans la pratique des jeux malgré une dégradation évidente et continue de leur vie sociale et familiale.

Vers la fin d’interminables débats

L’Organisation mondiale de la santé ne met pas en cause la pratique uniquement ludique du jeu vidéo mais veut donner l’alerte sur des comportements déviants.

« Le jeu peut aussi devenir un comportement addictif par l’intermédiaire du ”gameplay”, les mécanismes de gratifications et récompenses, la captation de l’attention, l’immersion du joueur, qui lui permet d’oublier son quotidien. C’est le but de tous les jeux mais dans les situations addictives, le jeu prend une place problématique », a déclaré le Dr Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes, au magazine Sciences et Avenir.

Depuis de nombreuses années défenseurs et détracteurs des jeux vidéo s’opposent sur les phénomènes d’addiction qu’ils pourraient générer. Cette intervention de l’OMS mettrait fin à ce débat. Le principal intérêt de cette classification de l’addiction aux jeux vidéo comme maladie serait la possibilité pour les personnes concernées de bénéficier de soins, et permettrait d’envisager un traitement et une prise en charge du problème comme c’est déjà le cas pour la toxicomanie, le tabagisme ou l’alcoolisme.

Source : 20 Minutes avec agence

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