Une aide Soignante crée une énorme onde de choc en publiant sa lettre de démission.

lettre de démission

Une aide Soignante crée une énorme onde de choc en publiant sa lettre de démission.

Cette courageuse jeune femme a quitté son travail d’aide soignante dans un Centre hospitalier en publiant sa lettre de démission sur les réseaux sociaux.

Elle y explique la galère des aides soignantes et leur détresse car effectivement ils doivent remplir des tâches difficiles et surtout faire face à un environnement de travail peu reconnaissant.

Une aide Soignante crée une énorme onde de choc en publiant sa lettre de démission.

Voici sa lettre :

Bonjour,

À qui de droit, (membres de la direction,gouvernement ou toute autre personne qui détient le pouvoir de faire évoluer les choses…)

Ça fait des jours que je cherche la bonne façon de décrire, d’expliquer, de m’exprimer, afin de mieux faire comprendre les raisons pour lesquelles j’ai démissionné de ma vocation de PAB. Si je pouvais résumer en une phrase, je dirais « Mon métier me détruit » autant physiquement que psychologiquement. Je ne cherche pas la pitié, je demande seulement un peu d’empathie, de l’écoute et de la reconnaissance, de la compréhension, mais surtout du soutien, le désir de vous faire réaliser… que je tente de sauver mes collègues ainsi que les patients des centres hospitaliers, et peut-être recevoir un peu de ce que j’ai tant donné… !

Pour commencer, avoir entre 12 et 16 patients pour une seule préposée…. C’est selon MON jugement, INHUMAIN ! Comme j’aimerais vous faire visualiser !!!

D’abord, faisons une moyenne entre le minimum et le maximum de patients attribués à une préposée. Une journée typique où j’ai 14 patients. J’arrive à 7h. Je dois distribuer le déjeuner à 8h. Je dois évidemment lever les 14 patients au fauteuil (pour stimuler leur autonomie) en une heure, on se comprend là-dessus ?

J’aimerais savoir, en combien de temps vous pensez qu’une personne met pour lever ces 14 patients en considérant qu’il y a en moyenne (sans exagérer):

– 2 patients paralysés d’un côté.

– 2 patientes très confuses qui ont fait dans leur culotte et ont fait des dégâts dans leur lit, leurs mains, leurs visages… (Changement de lit urgent, on s’entend ???)

– 2 patients très lourds qui souffrent du dos.

– 2 patients branchés sur des pompes avec lunettes d’oxygène et sondes, bref remplis de fils !!!

– 2 patients à qui on doit expliquer et réexpliquer les principes de la marchette (pour stimuler leur autonomie) et les installer dans un fauteuil gériatrique avec ceinture et tablette.

– 1 patient à installer droit dans son lit, oreiller au dos, parce qu’il doit rester alité.

– 2 patients qui sont faciles à mobiliser, mais qui refusent de se lever et deviennent agressifs.

– 1 patient autonome. (La joie!)

Mais ce n’est pas tout. Pendant que l’on doit lever tous ces patients :

– 6 d’entre eux ont besoin d’aller aux toilettes, se déplacer (pour stimuler leur autonomie) et les autres on doit, soit changer leur culotte, soit les installer sur la bassine ou la chaise d’aisance.

En une heure, pensez-vous qu’il est possible de BIEN faire tout ça ???

Je mets de l’importance sur le mot BIEN et je m’explique…

Je parle de « bien faire » dans le sens où :

– J’aime quand mes patients travaillent eux-mêmes le plus possible pour se mobiliser (ça stimule leur autonomie), mais je pourrais aussi les prendre par le dessous des bras et la culotte et tirer, en disant « Go on se lève » ça irait plus vite !!!

– J’aime aussi quand mes patients ont les parties génitales et les mains bien nettoyées lorsqu’ils vont à la toilette (c’est plus sain), mais je pourrais camoufler le tout avec une culotte d’incontinence neuve, sans laver leurs mains et personne n’en saurait rien, ça irait plus vite !!!

– J’aime aussi répondre aux cloches d’appels le plus efficacement possible. (Souvent les besoins des patients sont importants), mais je pourrais simplement éteindre la cloche d’appel sans répondre à la demande du patient, ça irait plus vite !!!

Bon, revenons au déjeuner. À chaque repas distribué, je leur installe un tablier et m’assure qu’ils aient les mains propres.

Sur les 14 repas distribués :

– 9 d’entre eux ont besoin d’aide pour ouvrir tout leurs contenants.

– 7 d’entre eux ne graissent pas leur rôti et on les assiste le temps qu’ils le fassent avec consignes (pour stimuler leur autonomie).

– 2 d’entre eux ne mangent pas sans aide.

Combien de temps allouez-vous à une personne pour nourrir deux êtres humains ???

Ensuite la PAB doit ramasser tous les plateaux repas, noter le pourcentage de la nourriture mangée par le patient et noter s’il y a lieu les dosages de liquide bu.

Maintenant, pour continuer dans les moyennes non exagérées…

– 9 bains partiels ou complets doivent être faits (en moyenne, selon notre plan de travail).

– 3 lits doivent être changés complètement (sans compter les imprévus).

Combien de temps accordez-vous pour BIEN faire ces tâches ???

Je m’explique encore sur le mot « BIEN »…

– J’aime nettoyer avec soin mes patients. Savonner, rincer, essuyer, crémer (ils le méritent), mais je pourrais aussi n’utiliser que le savon sans rinçage qui n’élimine pas les odeurs et qui ne sent rien et essuyer très rapidement en laissant de l’humidité, personne ne le saurait, ça irait plus vite !!!

– J’aime faire la barbe de mes patients. Ils sont âgés mais ont encore une fierté et j’ai l’impression qu’ils se sentent mieux (c’est sûrement psychologique de ma part). Je pourrais me dire, la barbe peut durer encore 1 jour ou 2, les employés de demain le feront, ça irait plus vite !!!

(et je me le dis souvent, je n’ai pas le choix).

– J’aime quand mes patients propres se couchent dans un lit propre. Je pourrais tout simplement ne pas le faire quand le lit ne semble pas souillé, ça irait plus vite !!!

Ensuite arrive le temps du dîner. Je pourrais répéter le même paragraphe que celui du déjeuner (ça aurait plus d’impact), mais je vais m’abstenir en espérant que cette partie là, a été bien comprise… ça va aller plus vite !!!

Pour faire plus court dans toutes les tâches que je n’ai pas encore mentionnées, je vais les ajouter ici… Notez bien qu’on termine notre travail à 15h. En épargnant beaucoup de détails, puisque les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas…!

– La moitié des patients veulent se coucher après le déjeuner, se relever pour diner, se recoucher après diner et parfois se relever encore. (Moyenne de 21 mobilisations).

– Presque tous vont à la toilette 3 fois par jour (13×3=39), (Pour un patient autonome à ne pas oublier) !!!

Regardez bien, juste la dernière phrase entre parenthèse… 39 FOIS allers/retours des toilettes ou changements de culottes !

Combien de temps allouez-vous à quelqu’un pour faire cette tâche 39 fois ???

(N’oubliez pas d’ajouter à ça les 9 bains partiels ou pas, les 3 changements de lit et la liste qui suit…)

– 3 patients doivent être préparés pour un examen. Ce qui s’avère être de nouvelles mobilisations.

– 1 départ ou une admission de patient (qui inclut du temps de préparation).

– 5 collations à distribuer aux personnes diabétiques (on ne les lance pas sur les tables. Ça indique ici d’installer le patient pour qu’il soit capable de manger ou de le nourrir s’il n’en est pas capable seul).

– Vider les poches souillées dans la chute à linge. (Moyenne 7 par jour, s’il n’y a pas de cas en isolation).

– Désinfecter tous les chariots de poches souillées

– Faire la tâche de la semaine (ex : laver le frigidaire appartenant à tout le personnel).

– Remplir les chariots de lingerie, de nettoyants, crèmes, culottes, etc.

– Ramasser les traîneries sur les tables des patients et désinfecter celles-ci.

– Chaque civière ou fauteuil roulant doit être désinfecté après utilisation.

– Sans oublier que l’on a en moyenne 1h15 min. de pause et dîner combinés.

Aussi, plusieurs imprévus arrivent au mauvais moment. En moyenne (j’aime faire une moyenne de mes 5 années d’expérience) 2 de cette liste arrivent au moins tous les jours.

– Renversement de pichet d’eau.

– Vomissures.

– Dégâts de selles ou d’urine.

– Mauvais plateau repas (doit se rendre à la cafétéria en chercher un autre).

-.Commission à faire pour infirmière (aller en stérilisation ou aller chercher une commande au laboratoire).

-.Patient à risque de chute qui se lève seul trop souvent (surveillance étroite difficile à faire lorsqu’on est occupé à une autre tâche).

-.Faire marcher les patients, selon le tableau de recommandation du programme de mobilisation.

– Bonbonnes d’oxygène vides lorsqu’on en a besoin immédiatement.

– Patients en isolation (C difficile ou SARM) qui demande plus de temps de préparation.

– Réunion d’équipe tous les matins (où souvent les préposées sont parfois trop occupées pour y assister, et ça ne semble pas toujours très important aux yeux d’une partie du reste du personnel que la préposée ne connaisse pas les problèmes de ses patients).

– Mettre le plan de travail à jour et signer les tâches faites.

– Nettoyage des bassines, bols de bain et autres équipements.

– Patient qui utilise la cloche d’appel régulièrement parce qu’il a chaud, froid, est mal installé, ça lui pique dans le dos, est inquiet, etc.

Vous allouez combien de temps aux imprévus ???

Notez bien, que mes patients ont toujours été MA PRIORITÉ. Je sais aussi qu’ils m’appréciaient. Souvent je me suis fait remercier pour ma douceur et ma délicatesse. J’aimais beaucoup le nouveau programme de mobilité (faire bouger les patients) en fixant des objectifs aux patients sur leur capacité de marcher, d’aller de plus en plus loin, ainsi que leurs AVQ. Mon but premier était de mettre du bonheur dans leur journée, ils en avaient besoin! De plus, j’ai quand même eu la chance de travailler avec des infirmières en or qui s’épuisaient aussi au travail parce qu’elles (ou ils) aidaient beaucoup à mobiliser les patients en plus de leurs tâches… et je les remercie! Par contre, avec tout l’ouvrage qui en découlait la majorité du temps, je dois avouer que j’étais plus qu’épuisée à la fin de la journée.

Maintenant, je tiens à mentionner un point important à mes yeux (qui concerne tout le monde). Le manque de solidarité entre « certains collègues » ou autres quarts de travail… Je précise ici un point important puisque j’en ai été affectée moi-même comme plusieurs, et je l’ai trop souvent remarqué pour ne pas le mentionner.

Avant de vous en faire part j’insiste sur une précision. Tous les points que j’ai dictés plus haut en parlant de ce que j’aime « bien faire » avec les patients, ont été faits de ma part avec tout mon cœur et toute mon énergie. J’ai toujours fait mes tâches du mieux que je pouvais en me donnant à 100%. Prenant soin des patients, je n’ai jamais eu cette école de pensée qui dit « Ça va aller plus vite »!

Mentionnons maintenant les remarques négatives (de certaines personnes) que j’appelle en autre terme « du bitchage » et qui peuvent nuire au rendement, à l’estime et à la confiance en soi et qui peuvent mener à l’épuisement à force de vouloir être parfaite pour satisfaire et plaire à tous…

J’ajouterai entre parenthèses ma remarque personnelle.

– Plainte d’une collègue du chiffre du soir que les plats de collations ne sont pas ramassés sur les tables des patients. (Dans le pire des cas, il y en a juste 5 qui traînent, alors en passant les verres d’eau avec ton chariot, tu peux facilement les ramasser non ?!!)

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir sur le fait que les draps du fauteuil patient n’ont pas été changés en même temps que le lit. (Quand je change le lit du patient, souvent le patient est assis sur son fauteuil, je ne peux donc pas changer le drap du fauteuil. Plus tard, je manque souvent de temps. Mais toi tu peux! À 10h le soir quand tous les patients sont couchés!!! Et si tu n’as pas le temps…. Je ne te jugerai pas) 

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir que les culottes n’ont pas été changées pendant la dernière tournée. (Si je commence ma dernière tournée de culottes à 14h et que toi tu passes à 15h30, il est fort possible que tu trouves une ou deux culottes souillées. Penses-tu que je ne vois jamais de culottes souillées quand je commence mon chiffre le matin? Et non, je ne me plains pas, je comprends que ça se peut, puisqu’il n’y a pas encore de minuterie sur la vessie des gens…) !!!

– Plainte d’un autre collègue que le vidage des poches de linge souillées ou le remplissage n’ont pas été faits. (Ben non! Je n’ai pas eu le temps aujourd’hui! C’est rare mais ça arrive.  Mes patients ont été prioritaires! J’espère, moi aussi, que ça ira mieux demain !!!)

-.Affirmation d’une collègue à une autre lorsque j’ai travaillé dans un département où je n’étais pas habituée du tout et qui demande des soins particuliers. «Ha non! Ils nous envoient toujours des petites nouvelles qui sont pas habituées, j’suis assez tannée»! (Yououuu!! je suis là! Que c’est agréable de commencer une journée avec un bel accueil comme ça !!! Surtout quand j’ai angoissé toute la nuit à l’idée d’être obligée d’aller travailler à un endroit où je ne suis pas à l’aise du tout et que j’appréhendais déjà ce genre d’attitude ! Je me demande bien pourquoi…)

-.Phrase que j’entendais tout le temps dans plusieurs départements, sauf dans mon département habituel où mes collègues me connaissent bien. « ELLE EST OÙ MA PRÉPOSÉE ? » ou encore « Hey! C’est toi ma préposée ? Viens ici j’ai besoin ! » (Heu… J’ai un prénom moi aussi et il est encore plus beau que « ma préposée »! De plus, je ne t’appartiens pas! Nous sommes une équipe de 3. Serait-il possible de retenir mon prénom qui est écrit au tableau ?!! Au pire, écris-le sur ton bras si tu n’as pas de mémoire…)

On tente d’apprendre aux enfants le respect, l’acceptation, la compréhension, la communication, bref, rendu en milieu de travail est-ce que l’on pourrait appliquer ces belles valeurs ? Croyez-moi, L’harmonie et la qualité du travail accompli commence par tout ceci… 

Voilà toutes les raisons pour lesquelles je me suis épuisée à vouloir satisfaire tout le monde dans ce que je croyais être « Ma Vocation ».

La petite goutte qui a fait déborder le vase maintenant…!

Je suis monoparentale. Je n’ai pas de mère ou de belle-mère disponible en tout temps, comme bien d’autres, pour s’occuper de mon enfant au besoin. Comme je suis seule avec mon enfant, je ne suis pas assez fortunée pour réserver un budget au gardiennage. Étant disponible sur le chiffre de jour, on exige d’être disponible et de travailler au moins 2 soirs semaine. Je réussis parfois à m’organiser mais là dans ce cas-ci c’était plus compliqué. On me demandait de travailler de soir (dans le département mentionné plus haut où je ne suis pas à l’aise et ne me sens pas la bienvenue) et de rentrer de jour le lendemain. Je tente par tous les moyens de trouver une solution. Je demande un refus de quart. On me dit que selon la nouvelle convention, on ne peut plus faire ça. Je tente d’échanger avec un autre employé, je ne trouve personne et je n’ai pas droit à la liste d’employés. Je demande alors des vacances fractionnées. On me le refuse aussi, je ne suis pas dans les délais. Donc, je demande à la liste de rappel de me proposer une autre solution. Voici la solution que j’ai reçue, sur un ton de voix aussi agréable qu’une gastro : « Trouve toi une gardienne comme tout le monde »!

J’ai démissionné !

NB (Je tiens à ajouter que pendant mes 5 années au centre hospitalier de ma région, j’ai fait des rencontres merveilleuses. Je m’ennuie de mes collègues avec qui j’ai développé une belle complicité, ce qui rendait tout de même l’atmosphère agréable à travailler. Je m’ennuie également de mettre du soleil dans la journée de mes patients. Pour eux, j’étais à ma place, et ils appréciaient ma façon de prendre soins d’eux. Je les remercie, collègues et patients, qui m’ont permis de tenir le coup pendant tout ce temps. Maintenant, je ne suis plus là, mais sachez que je vous soutiendrai toujours et m’impliquerai à faire reconnaître cette gratifiante vocation !!!

Merci de partager cette lettre !

Source: https://www.actusoins.com/lettre-de-demission

129 commentaires à propos de “Une aide Soignante crée une énorme onde de choc en publiant sa lettre de démission.”

  1. Un grand merci à cette personne d’une part pour tout son dévouement, mais aussi pour avoir eu le courage de partager la réalité d’une d’aide soignante.

    • JE SUIS AVEC TOI…..moi même je suis harcelée….. les responsables me changent de service car je suis trop appréciée par les patients …… les ambulanciers ….taxis…de ma bonne volnté la joie que je leur donne lorsqu’ils viennent dans le service…..ce serait très long à raconter ….et tu en as donné un résumé…..de la place du patient en 2016…..à mourir….je ne supporte plus …..et en ce moment je suis en maladie car je fais de l asthme dû à l angoisse de travailler avec certaines des collègues qui ELLES ne sont pas du tout aimées des personnes ci dessus…et ma place sera bientôt au ……..après 30 ans de soinS auprès des patients….le patron profite et il faut changer ça…..
      MERCI ET SOYONS ENSEMBLES……LES BONNES SOIGNEUSES….

      • Merci pour ton témoignage et j espère que
        D’autre personnes feront comme toi et ce
        Tiendront debout pour dénoncer cette situation
        Ca n à Vraiment pas d allure ce n est pas humain

        Je vous souhaite beaucoup la santé vous avez Vraiment un grand coeur☀

    • merci pour ce que vous avez fait on ne peut rien vous reprocher mais j ai deja entendue pârler par ma petite fille 20 ans que cela est dure
      courage

      • Bon courage à toi et merci pour ton dévouement . Je me retrouve dans ton mal être , je suis auxiliaire de vie sociale , ce n’est pas évident tous les jours , heureusement que certains bénéficiaires me font retrouver mon sourire .

    • Bravo pour avoir osé raconter votre quotidien, et pour l’Amour que vous portez à vos patients
      Je viens de lire votre lettre, je l’ai partagée sur ma page facebook et envoyée à tous mes contacts
      J’espère de tout coeur que vous êtes bien, que vous avez retrouvé votre équilibre, et peut être un travail où vous vous sentez mieux et ou vous pouvez continuer à donner votre Amour aux personnes dépendantes
      Je vous souhaite plein de Bonheur
      Je me permets de vous embrasser
      Monique Vilain

      • Je comprends c’EST L’ENFER !Vous avez bien fait de démissionner et la seule chose positive est que c’est malheureux pour les patients,car vous faisiez votre travail avec beaucoup de compréhension et de passion.
        Je connais une de mes proches qui a été REMERCIER de ses services À CAUSE qu’elle prenait TROP de temps avec les patients POUR LEUR RENDE LA VIE PLUS CONFORTABLE.
        Des personnes comme vous et la personne ci-haut mentionnée ne peuvent PAS accepter des situations semblables.
        Bravo à vous et je vous souhaite de trouver et rencontrer des personnes soignantes avec de bons sentiments comme les vôtres.Je vous fait un GROS câlin !

        Monique Boivin

    • Tu as tellement raison vous faites tellement de choses comme préposée je lève mon chapeau à toutes les préposés ont à besoin de vous d’être apprécier aujourd’hui par les employeurs c’est terminer malheureusement ce n’est plus humain donne ton max ont te paye pour ça c’est ce que bien des gens disent pourtant vous êtes sous payer pour votre travail j’espère que quelqu’un va se réveiller les bureaucrate qui ne sont pas sur place pour voir ce qui ce passe bonne chance à toi .

      • Par votre dévouement charitable, tu as (peut-être sans la savoir,) été un instrument de ton tout puissant créateur honorer du nom de DIEU, qui t’a accompagnée dans cette dure épreuve de servir les plus petit, sans le véritable support de tes présumés supérieurs…
        Mais je reste dans la certitude que ta conscience professionnelle sera bientôt apprécié et l’on t’offrira un travail à la hauteur de tes talents. Fait comme moi, remercie DIEU de prendre soins de toi et tu verras….

      • nifestez avec les gilets jaunes car vous le meriter largement courage a vous toutes et mille fois merci pour votre devouement dans a dit :

        je benie cette infirmiere pour son devouement qui n est pas renumere a sa valeur et le manque de personnel et de moyens , toujours du chiffre au detriment du personnel et des malalades , tout cela est de la faute du gouvernement et de la ministre de la sante , car le macron et ses sbires n ont pas ces problemes avec l argent ils ont leur cliniques et maison de retraite a des prix exorbitants ,il faudrait une revolution en france , cela ne peut plus durer ;ma

    • Merci de nous partager cette expérience. Malheureusement, la vocation et la passion des soins sont souvent « éteintes » et « non valorisées ». On valorise la production, la vitesse, les compressions …
      Je pourrais en dire long moi aussi car je me considère toujours comme une infirmière engagée et passionnée ! Merci à tous mes patients qui m’ont enseigné la vie! J’ai fait de mon mieux pour l’enseigner à tous mes étudiants !
      Je vais maintenant tenter ma chance dans le privé pour enfin soigner comme je l’ai toujours voulu !
      Courage à ceux et celles qui pensent ainsi ! Les patients ont toujours besoin de soins, non seulement de qualité (art et science de soigner) mais aussi empreints de compassion, d’écoute et d’humanité !

      • Aide-soignante, j’ai parfois vu des soignants donner un Nutrimel à un résident confus (alzheimer par ex) pour manger son repas de midi, vu et re-revu…qui croira le patient s’il va se plaindre de n’avoir pas eu son américain frites ? Personne, il est confus, il dit des bêtises, il se trompe, il raconte n’importe quoi…un autre avait une trachéotomie et on ne comprenait que peu ce qu’il disait, mais si on prenait le temps d’écouter…ce jour là il m’a dit « moi j’aime bien les frites mais ils m’ont pas donné)…mais pour les soignants avoir + de frites, ils ont donné de la purée à ce résident ce jour là, et il réclamait ses frites …..j’étais stagiaire, je ne pouvais rien faire, mais j’avais la haine, j’ai évoqué le fait d’aller voir la directrice, et on m’a répondu « va lui dire, elle mange au 3ème (étage) avec les soignants (sous entendu, elle est au courant, elle mange aussi les frites des résidents avec les soignants du 3ème, que vouliez vous que je fasse si même la directrice était au courant….)
        Un matin, une résidente était par terre, elle était décédée en tombant de son lit (ou un peu après, ou longtemps après, qui sait ^^), le visage sur le pied de sa table à roulettes….la soignante de la veille a probablement oublié de mettre la barrière au lit, dans l’empressement, le manque de temps, les imprévus, les transmissions écrites, etc )….Elle a été remise au lit avant que le médecin viennent constater son décès, et sa chute n’a pas été signalée :(….Et on vit ça au quotidien, et si vous ne voulez pas perdre votre place, vous dites rien, mais ça nous mine, moi ça me tuait en rentrant à la maison j’étais mal, j’arrivais pas à me déconnecter, c’est un métier difficile que je ne veux plus exercer car on a plus les moyens de l’exercer correctement, on a plus le temps…12 min chrono pour laver un résident (pour les plus valides ça va me direz vous..)mais pour ceux alités, les réveiller à l’arrache, préparer le nécessaire les laver au lit, les mobilisations difficiles et ralenties avec l’alitement, les habiller les coiffer, les parfumer pour celles qui aiment , les lever, les installer (au fauteuil, sur chaise roulante) refaire leur lit, (changer la literie s’il le faut ) débarraser, vider les poubelles, ranger le matériel de toilettes, aérer la chambre, les emmener pour le petit déjeuner et les installer à table dans le lieu de vie. Pensez vous que nous pouvons être agréable de tout faire a la va vite, pas le temps de leur laisser le temps de lever un bras, de leur laisser le temps de lever la jambe pour nous aider, parfois nos mouvements sont brusques par manque de temps, parfois ils sont grincheux au réveil (et comment ? Ca vous plairait qu’on vous lave le visage dès le réveil ???? pas le temps d’attendre, faut y aller !!!)
        Je ne veux plus jamais faire ce métier, j’ai trop de peine en rentrant chez moi 🙁 C’est un merveilleux métier, quand on a le temps de l’exercer correctement, et ce n’est plus possible 🙁

        • à entendre tout ces commentaires je souhaite mourir chez moi et si je devais perdre la tête je me jetterais d’un pont je ne veux pas vieillir en voyant tout s ‘écrouler autour de moi
          en France les maisons de retraites cachent parfois beaucoup d’inhumanité c’est atroce
          cette femme qui démissionne parce qu’elle a une conscience professionnelle et qu’elle est dépassée par la façon d’agir de certains supérieurs et on dit que notre pays est civilisé il faudrait créer des postes pour des enquêteurs
          qui se feraient passés pour des malades et qui pourraient mesurer si l’établissement doit être fermé pour cause de maltraitance.

          • Bien dit, une infiltration ou être client mystère (car aujourd’hui le milieu hospitalier à reconverti la patientele en clientèle) rendement financier oblige ce qui génère une déshumanisation de facto des 2 côtés : personnel et patients. Aujourd’hui, dans les hôpitaux le personnel est en souffrance ce qui a pour conséquences : absentéisme (arret de maladie à repetitions…) , turnover, demissions et même suicide.
            Ce témoignage est très important car ce dysfonctionnement en milieu hospitalier génère du burn out à effet domino qui se répercute sur les autres corps de métiers. Le Ministère de la santé a une grande responsabilité sur cette souffrance au travail du fait de l’absence de sanction. La médecine du travail est souvent de mèche avec le système et la DRH et ne tire pas la sonnette d’alarme pour changer la donne.
            Pour finir cette dame à tout de même tenu 5 ans sans broncher mais en tant que maman ayant un enfant a charge seule, elle ne peut se permettre de continuer à exercer son métier dans de telles conditions : notamment manque de moyens et surtout surtout de reconnaissance. Exercer dans une clinique serait peut être plus opportun peut être. En tous les cas il ne faut rien regretter et continuer à avancer sans se retourner.

    • Oui vraiment bravo Annick pour ton courage de dénoncer et un grand merci <3 …j'ai travaillé 35 ans dans ce milieu à titre de préposée puis infimière auxiliaire…ça n'est pas une profession facile…j'ai connu réorganisation après réorganisation…toujours le client a été ma priorité…on veut faire le mieux et le plus pour la personne que l'on soi
      gne et accompagne dans ses dernières années de vie, lui apporter un peu de joie et la traiter avec tout le respect qu'elle mérite mais…les administrateurs trop souvent ne voient que les chiffres $$$, les analyses hre/soins ils oublient que l'on travaille avec des personnes…c'est sûr qu'il finit par y avoir certaines tensions entre le personnel, c'est un travail tellement difficile!!! Malgré les difficultés c'est une travail que j'ai adoré parfois stressant parfois rushant mais tellement gratifiant

  2. Bravo pour votre témoignage. J’ai été secrétaire administrative et comptable d’une ephad et était à l’écoute de personnes comme vous.

  3. vraiment bravo pour votre honnêteté, votre franchise et surtout le courage de dénoncer cette situation lamentable qui est malheureusement dans toute la France qui cherche plus à rentabiliser les lits avec moins de personnel et faire semblant de s’inquiéter du bien-être des résidents ! avec humanité, je sais qu’il y a des personnes qui donnent de l’amour dans leur travail quotidien et d’autres sont intéressées par leur ego, n’oublions pas que l’union fait la force et que diviser pour mieux régner, manipulation morale sur fond de boulot ! réveillez vous, merci madame pour votre courage de dire la verité, pensez à votre santé et vos enfants, la vie peut être courte, protégez votre capital santé, et le stress est le grand fléau de notre époque de vitesse.
    courage et plein d’ondes positives. bb

  4. he oui, voila bien la la triste réalité que je confirme pour l’avoir vécue. agent des services hospitaliers, aide à la vie, j’ai pu assister à un tas de scènes inadmissibles envers les patients, car, contrairement à cette personne qui a écrit cette lettre, toutes n’ont pas cette gentillesse et patience envers les patients.comme le gros problème dans les services est le manque d’effectif, tout le monde est sous tension et deviennent pour finir, agressifs, puisque malgré tout, pour les cadres qui n’en ont rien à faire du problème, tout le monde dois toujours etre très performant et super women, entièrement disponible aussi bien sur, à fond jusqu’au bout, meme sur les rappels à domicile (qui sont normalement interdits !!!). alors arrive un moment ou c’est bien sur pas possible de faire les choses comme il faut.etre occupé à une toilette et devoir allé répondre aux sonnettes en meme temps.. ! qui trinque le plus d’après vous ??? les patients tout simplement !! combien se sont plaint à attendre que quelqu’un veuille bien répondre à leurs sonnettes alors que ca faisait plus d’une demi heure qu’ils ont envie d’aller au toillette, au risque de se faire sur eux à la fin… de se faire envoyer promener par les aides soignantes qui leurs répondent très aimablement qu’elles ne peuvent pas etre partout, qu’elles sont deja occupées ailleurs… combien de personnes j’ai trouvés endormies ou à attendre devant leurs plateaux repas, ou ils n’arrivaient pas à ouvrir un yaourt ou à le sucrer… et on ne cherche pas plus loin au moment du débarrassage, alors qu’il suffit tout simplement parfois de prendre 2mn pour ouvrir le sachet de sucre (par exemple) pour qu’ils puissent prendre leurs dessert ou café tout seul et vous en sont encore en plus reconnaissant !! le pire que j’ai vue, tout le monde en pause et personnes ne répond aux sonnettes.un patient s’est fait entièrement sur lui, les draps et par terre en essayant d’allé lui meme au toilette.le pauvre s’est encore fait enguirlander par les A.S. qui n’étaient bien sur pas content d’en trouver partout. je vais arreter la parce que je pourrais en écrire des pages comme ca, de choses plus ou moins graves, ou, si les familles savaient tout ce qui se passe derrière leurs dos, tout ce qui se dit…….!!!!! mais qui sont les plus fautifs dans tout ca ?? les cadres ! qui sont bons qu’a nous faire la morale et menace de mauvaises notes ou apprèciation au quart de tours.que l’on dois tout faire nickel et dans les temps, meme en sous effectif.et quand certains patients osent se plaindres ou dire leurs mécontentement, ce sont eux les casses pieds et on étouffe l’affaire ! moi aussi j’ai rendue mon tablier face à tout ca.moi aussi je suis monoparentale et je me suis toujours fait entendue dire par les cadres, que ce n’etait pas leurs problème, qu’ils n’en avaient rien à faire de la vie privée, et que meme quand ils nous rappel à domicile sur nos repos, on doit répondre present sous peine de se faire ‘virer’ ! et il y a eu pire encore mais c’est une autre histoire que je ne prendrais pas le temps aujourd’hui, mais je peux vous dire que c’est un milieu très pourrie ou tout le monde s’en fou ou se renvoie la balle ! moi aussi j’adore mon métier d’aider les patients et de leurs apporter un peu de chaleur et réconfort , qu’ils m’ont toujours super bien rendue, parce que quand on prends le temps pour eux, on découvre des personnes super adorables. mais aujourd’hui, face au fonctionnenement des services hospitaliers, je suis bien plus heureuse et zen, à m’occuper de mes enfants.je soutiens toutes les personnes sincères qui malgré toutes ces pressions, restent gentilles et à l’écoute des patients, qui eux, ni sont pour rien !

    • bonsoir je suis ash soins et ce que vous dites se passe dans la plupart des ehpad. par exemple celle dans laquelle je suis :
      certaines as sont titulaires donc elles sont sures de ne pas perdre leur poste et en profitent pour maltraiter les residents (cela a d’ailleurs été signalé mais a créé pas mal de conflits entre les filles) certaines aussi se permettent de parler tres mal des residents en leur presence sachant que ceux ci ne peuvent pas se defendre car ils ont perdu l’usage de la parole. il y a des soignants qui peuvent etre tres agréables avec les gens et il y en a d’autres qui fo t des choses atroces aux personnes soignées.
      tout cela pour dire que je suis entierement d’accord sur votre reponce.
      bonne soirée a vous et j’espere quevous avez trouvé un travail moinsstressant et moins maltraitant.

      • Les soignants titulaires peuvent se faire virer pour Maltraitances si ses collègues dénoncent les faits et il faut le faire car c’est intolérable ! … Et les familles peuvent porter plainte.

  5. Les métiers liés à la santé, plus que tout autres métiers, font partie de ceux dans lesquels l’humain est plus que nécessaire : il est vital. Partout ailleurs, dans la société, le lien social s’est désagrégé. Par lien social, j’entends le lien naturel entre individus sensibles, intelligents, dotés d’une mémoire et d’une subjection collective ou individuelle. Cette désagrégation a fini par atteindre le cœur même de ce qui n’aurait jamais du être détruit. Certains dirigeants d’établissements hospitaliers et sans doute la plupart des politiques qui nous « gouvernent » font ce que j’appelle de l’humanisme technocratique. J’ai l’impression que dans leur esprit, il faudrait sauver le maximum de gens avec un minimum de moyens et de personnel. Pour pouvoir se gargariser publiquement de prendre des mesures et d’œuvrer au bien commun. Ils ne se rendent absolument pas compte de ce qu’ils font et pire, ils continuent de ne pas écouter les appels au secours des patients et des soignants. On est en train d’assister à la mort progressive du service public et à l’étiolement des prestations médicales dans des organismes privés. Les grands regroupements d’hôpitaux ou de cliniques n’y changeront rien. Hélas…

    • Courage et bien parler ta la franchise respecter ces femmes qui vous aidés c est un travail humain et pas robot Bisou à toutes les aides soignantes de France .et toi un méga bisou continu le conbat il y a que des faul cu en france . Soyer humain ? bon courage à toi petite nana bisou

  6. Bonjour ! je me permet de vous écrire pour vous transmettre tout mon soutien moral et de compréhension car j’ai beaucoup d’admiration en-verre les aides soignante que j’ai pu côtoyer durant 3 années de ma vie du a un accident de travail qui ma clouer dans une chaise roulante, je peut donc comprendre a 100% votre détresse physique et moral. Physique car je pense vraiment qu’ont vous en demande beaucoup trop et c’est pas normal vous méritez d’être aussi respecter qu’un chirurgien car le travail que l’ont vous demande et loin d’être facile et parfois a la limite du supportable c’est pourquoi je vous admire fortement, je trouve que c’est un beau travail et surtout pour le rapport humain qu’il peut y avoir quand la personne et passionner et dans le respect de la personne qui souffre. Pour moi sur le côté moral elles m’ont beaucoup donner et je peut confirmé que ce n’est pas évident de tenir le coup, on vie une époque ou ils préfèrent avoir moins de personnel ça coute moins chère a la sécu (lol) mais ils ne s’imaginent pas ou ne veulent voir, qu’il sont en-train de vous abimez votre propre santé, vous avez bien fait de démissionné car a ce rythme vous auriez fatigué votre physique avant l’heure, beaucoup de femme passaient l’âge de 35ans on le dos cassé, les genoux, et les jambes qui gonfle, bien qu’il y est maintenant du matériel de plus en plus adapter, mais vus l’ampleur du travail que vous décrivez et que je peut confirmer ce n’est pas humain, vous êtes la pour soigner les gens et non pour vous détruire. franchement quand je vois les heures et la difficulté que vous subissez c’est pas normal, a l’époque de mon accident, ils y avait beaucoup plus d’aide soignants pour moins de patient, et elles travaillaient a 2 ou 3 minimum, ensemble. Comme disait un vilain monsieur travailler plus pour gagner moins, et tempi pour ta santé Pfff ! c’est du n’importe quoi. Bon, tout ça c’est sur le plan physique, maintenant y a aussi le plan moral, et ça, c’est la pire chose, qui peut vous dégouter totalement de votre passion ; ( l’entraide, la gentillesse, le respect, avec l’ambiance et un sourire de vos collègues et un facteur très très important) cela permet de mieux vivre et mieux supporter son travail, si l’ambiance ni est pas alors le mieux et de partir, comme vous l’avez fait, c’est dommage car vous me semblez une personne sincère et surtout a l’écoute de l’autre, et je sais personnellement que c’est d’une importance énorme pour la personne qui souffre, je ne remercierais jamais suffisamment les aides soignante que j’ai côtoyer, franchement je vous tir mon chapeau (lol).
    Voila, pour cela je voulais vous transmettre mon soutien de tout coeur, et de ne pas baisser les bras, je pense que vous avez toute les qualités, et si vous n’êtes pas trop dégouter de cette mauvais expérience je pense et vous souhaite de continuez dans cette branche, mais trouver d’abord et avant tout une ambiance souriante et décontracté, je sais qu’a l’heure actuel c’est de moins en moins facile, mais, il paraitrait que; quand on veut on peut,(sourire) ! alors je veut y croire pour vous, et pour cela je vous souhaite beaucoup de courage et d’amour a partager, car je sais qu’en vous il y en a beaucoup.
    Vous savez, ça ma fait bcp de bien d’avoir pu partager ces sentiments avec une personne comme vous, de votre rang car vous mérité beaucoup de respect.
    Merci !
    Je vous salut amicalement (rénald)
    PS: belle vie a vous.

  7. Merci!merci!
    Pour faire simple,il y à 10 ans maintenant j’ai fait une lettre à ma direction pour dénoncer la charge de travail du service(EPHAD)Comme je dérange,elle me propose de quitter l’établissement en m’aidant pour partir sur une retraite anticipée
    Ta lettre vos de l’or!car les faits que tu dénonces sont tout à fait réels,cela s’appelle de la MALTRAITANCE,mais il y à tellement de pression de la part de la hiérarchie que le personnel à peur et subit aussi la MALTRAITANCE.
    Il faut avoir beaucoup de caractère pour affronter se genre de situation,tu l’as fait,bravo,tu es une belle personne et encore merci pour les patients!

  8. je suis aide soignante moi aussi et je confirme que quand le jour de repos est là,le corps est épuisé,et la tete est pleine…on est humaine nous aussi il ne faudrait pas oublier …merci à toi pour cette lettre pleine de véritées ,je n’ai que du respect pour tes actes et tes paroles…bravo.

    • oui je comprends tout à fait votre démarche ,car j’ai ma fille qui au bout de 21 ans de carriere a fait comme vous
      Elle m’a dit tu sais maman ce n’est pas ce que j’ai appris des le début on ne considére plus le malade comme un être humain triste réalité courage à toutes et tous

  9. Bravo à vous. Merci pour ce courrier très explicite. Où va le monde ….. il y a de moins en moins d’humanité …merci d’avoir été un rayon de soleil pour les personnes que vous avez cotoyées. Je souhaite que vous ayez le bonheur que vous avez su distribuer en retour.

  10. Merci de crier tout haut que vous ne pouvez pas assumer ce qui est in – assumable… Les malades ont besoin de plus de personnels à leur service car ils ont besoin d’aide, et ceci souvent à plein temps, sinon ils ne seraient pas à l’hôpital… Il faut que le monde bouge, se rende compte de ce qui est réellement important et de ce qui l’est moins. On ne peut pas demander à une seule personne de s’occuper à la fois du ménage, du contacte humain et des soins, c’est trois choses différentes. En tant qu’être humain, quand nous avons besoin d’aller aux toilettes et qu’on nous répond : « après quand j’aurai changé le lit », ça ne le fait pas… C’est une grande souffrance de se rendre compte qu’on est moins important que du linge à changer… et pourtant ces femmes sont pleines de bonnes volontés, elles ne savent tout simplement plus ou donner de la tête. Comment leur en vouloir, c’est aux organisateurs qu’ils faut en vouloir, à tous ceux qui vivent ça au travers de planning et qui n’ont même jamais mis un pied sur le terrain… La réalité du domaine médicale en échappe encore à plus d’un, alors oui partageons et crions tous ensemble que nous avons besoin de plus de personnel dans le domaine de l’aide à la personne !

  11. je suis aide de vie familiale et je comprend votre problème et de tous coeur avec vous mais je crois pas que ca fera bouger les choses dans le bon sens moi aussi j’ai decider d’arreter car je suis avant tout une aide de vie et non une boniche comme on nous appelle

  12. beau témoignage ! C’est presque inimaginable … Courage pour vous ! Et bravo pour ts ces mots qui devraient en désolés plus d’un de leur inhumanité ! Et leur souhaitant presque qu’un jour ils soient à la place d’un de ces patients …

  13. Oh combien je te comprends ma douce !
    Pour avoir vécu ce piège ds lequel on tombe lorsque l on tremble à l idée de faire des études et embrasser cette profession en se disant ….est ce que l on sera à la hauteur ?
    Pour l avoir vécu en qualité d aide soignante et infirmière par la suite ,
    JE me dis que je me suis bien fait avoir…..pleine de désillusions ….si j avais su….
    Après s être tant donné pour exercer ces métiers dits honorables….on se retrouve…..tyran….robot…..maltraitant ….malgré nous sans compter toutes les collègues pas très epanouies….qui en rajoutent pour se sentir mieux.
    Le système est pourri!!!!
    Soignants, familles,
    REVoltez Vous !!!!!
    Défendons tous dans la rue!!!!!
    Tout cela est révoltant !!!

  14. Quelle preuve de solidarité envers les autres et aucune envers cette personne cette situation est lamentable
    N’y aurait-il pas parmis les lecteurs de cet aveu une personne oui des personnes qui pourraient lui venir en aide pour lui trouver un poste dans une association d’aide à la personne ou en milieu hospitalier avec bien entendu une solution afin de garder son enfant pendant ses heures de travail

  15. j’ai travaillé un an en EPHAD pour faire des remplacements, et j’ai décidé de changer de structure, d’aller travailler avec des handicapés car je ne voulais pas cautionner ce que j’appelle de la maltraitance…Quand je l’avais signalé à la direction de l’époque, la réponse a été: oui mes collègues sont très fatiguées, elles sont excusables…excusable d’être fatiguées je le conçois mais par pour pratiquer de la maltraitance….

  16. Aides soignants, infirmières, ASH, la plupart du temps ces personnes (j’en suis) sont des fonctionnaires.
    Leurs salaires sont gelés depuis des années.
    Ils se dévouent à fond parce qu’ils ne travaillent pas sur des machines mais avec des êtres humains en souffrance.
    On en supprime un sur deux parce qu’ils coûtent cher à l’Etat.
    On pense que les fonctionnaires sont tous des fainéants privillégiès et surpayés.
    On leur impose des responsabilités et on les contrôle en permanence comme s’ils allaient s’y dérober.
    On leur en demande de plus en plus et en moins de temps possible.
    Ils sont soumis aux directives de technocrates qui considèrent la santé comme une entreprise qui doit être rentable au niveau financier et oublient que le but de leur travail est le bien être des malades.
    Et en plus ils doivent subir les humeurs des cadres bureaucrates, des patients exigeants et de leurs familles qui ne comprennent pas à quels points ils se donnent.

  17. bonjour, je suis moi-même aide-soignante depuis 23 ans,je me retrouve dans cette lettre,et j’ai démissionné également il y a quelques mois pour beaucoup des mêmes raisons,moi qui aimait tant mes patients……ma vocation a volée en éclat,tout est déshumanisé et ce n’est pas comme ça que l’on doit travailler pour faire du BON travail !
    Merci d’avoir exprimé tout haut ce qu’il se passe tout bas

    • sans compter que votre moral et votre force physique peut un jour en prendre un coup .je pense que les personnes qui font ce travail sont des anges .certaines par contre ne sont tellement respectables dans ce metier .pourtant les personnes agées ont besoin de f gentillesse de confort et de douceur .la vie est courte un jour nous aussi on seras peut etre comme eux les heures passées a se concentres sur ces personnes est considerable .ta lettre est bien passée merci pour ton courage
      prenez de la graine mesdames qui rejetaient certaines critiques alors que l on a fait son travail .amities a vous

  18. je travail en tant qu’assistante de vie à domicile seulement
    j’adore les personnes âgées car il y a du vécu c’est une personne avant tout et c de la maltraitance pour moi c vrai une histoire de rentabilité alors qu’il faut être bienveillant
    c’est terrible et moi je suis heureuse d’être avec eux encore à leur domicile
    je suis en milieu rural en Bretagne je parcourt des kms pour être là pour eux car il attendent pour sortir du lit etc .. ils sont malheureux déjà de se voir vieillir avec la maladie et un passé parfois terrible car ils ont connus la guerre la misère et la souffrance et maintenant la maltraitance un sourire un regard un geste d’affection ça n’a pas de prix
    et pourtant il paye pour que l’on s’occupe d’eux de pouvoir vieillir correctement des les meilleurs condition c’est une honte et maintenant même à domicile c compliqué 30 min matin midi et soir donc aller debout on s’habille pour aller prendre le petit déj car le temps est compté car en plus il faut pointé en plus pire que à l’usine ben oui pour le conseil général c’est pointage et facture à la minute on doit sauter sur le téléphone les faire manger en 30 min avec donc cuisson des aliments prise de repas et aller pire que des oies et le soir aller soupe et au lit moi j’aime prendre le temps par respect de la personne donc oui il faut se mobilisé je suis contente de voir que des gens comme vous avez le courage d’avoir pas envie de vivre un calvaire a ses anciens nos anciens

    • jesuis entierement d’accord avec ces lettres mai soyez patiente la révolte arrivera apres les elections,et surtout il faut respecter nos forces de l’ordres car il subissent beaucoup depuis 3ans

  19. Tout à fait d’accord avec cette lettre.
    C’est le mal être profond que l’on ressent lorsqu’on nous demande de faire de la bientraitance, tout en nous retirant du même coup les moyens ( l’Etat veut supprimer des milliers de postes dans la santé en France, et je ne crois pas que ce soit les postes de cadres ou de directeurs qui disparaîtront en premier!!!).
    On aura beau s’étirer, se démultiplier, avoir 15 mains, courir toujours plus vite, le tout avec le sourire et l’affabilité souhaitée, la journée ne fera que 24 h, voir 8 ou 12 de travail… le temps lui ne s’étirera jamais…. Par contre, l’Etat, lui, pourrait toujours influencer le cours des choses, seulement s’il en avait la volonté….???
    En attendant, pour ma part, je continuerai à exercer mon métier d’aide-soignante avec tout le respect possible envers l’être humain, qu’il soit patient ou collègue, mais sans jamais y laisser « mes plumes »…. En espérant seulement que nous irons vers des jours meilleurs…..!!!!!
    je vous souhaite bonne route et bon courage.

  20. Bravo jeune fille (j’ignore, hélas, votre joli prénom, car il est certainement joli). Je laisse le soin aux collègues qui sont issues du même secteur d’activité que le vôtre pour vous faire des compliments circonstanciés. Certes, je fais également partie de ceux qui admirent votre travail et qui, surtout, lui reconnaissent une grande importance pour maintenir la dignité de nos anciens, s’occuper d’eux alors que nous-mêmes nous ne pouvons pas.
    Mais par dessus tout, vous avez eu le courage de démissionner, le courage de crier haut et fort les vérités que les premiers concernés (les responsables) connaissent mais ignorent. Ouh là, je les entends déjà dire qu’ils réclament plus de moyens mais qu’on leur refuse, etc etc… mais là où ils demeurent responsables c’est dans la gestion de leur personnel, là au moins il pourraient être à l’écoute et se préoccuper des personnes qui, comme Vous, sont dévouées, conscienseuses, qui ne demandent qu’à travailler mais qui ont besoin d’une organisation de leur planning… une demande si humble comparé à tout ce que vous apportez à leur établissement! Vous allez retrouver un boulot, c’est sûr, car il paraît évident qu’un employeur qui lirait votre lettre ne peut que souhaiter vous embaucher. Alors je vous souhaite BONNE CHANCE ! Patricia

  21. J’ai travaillé dans une maison de retraite deux années ASH
    2 AS et 1 ASH par étage = 24 résident par étage
    Il y avait beaucoup de travail mais mes résidents étaient heureux, et quand j’étais en vacance mon travail me manquai….non c’est pas une blague.
    Tout ce qui compte c’est le travail d’équipe, l’entente et l’entraide.
    On avait un cadre soumi et incompétent mais nous ont étaient là pour nos résidents.
    Quand je vous lis j’ai juste envie de vous dire mais pourquoi vous abandonnez maintenant, avez vous pensez à en parler avec vos collègues…vous êtes partis en laissant derrière vous un groupe de moutons « excusez moi l’expression » au lieu d’être leurs nouvelles espoir d’une équipe insoumise.
    Il faut jamais rien lâcher….nos vieux ont besoin de nous, tout comme nous ont auraient besoin d’autres.

  22. Aide Soignante à 46 ans …… Bilan catastrophique ……….. Manque de respect par les équipes déjà en place pour nous les remplaçantes………. Pauvres patients !!!!!!!! Un si beau métier.
    Je me suis fait virée au bout de trois ans en cdd dans le même poste , car je refusais de faire un « vrai » soin infirmier dans une unité de soins intensifs cardiologiques. Insultes et humiliations permanentes ….. BILAN DEFINITIF j’arrête

  23. C’est lamentable, il n’y a pas de moyen financier pour nos aînés!!! Ils intéressent pas, si ce n’est leur voix pour les élections!!! si nous sommes aujourd’hui là c’est bien grâce à eux, nos aînés!
    Malheureusement je suis obligée de constater et de valider le récit, moi-même AS en maison de retraite depuis 38 ans, quelle évolution! Dans certains pays, l’ancêtre est considéré, respecté! Nous qui nous disons civilisés nous manquons de respect au nom de la rentabilité. Il y a un vrai business caché, des personnes âgés il y en aura toujours, il faut que ça rapporte! On peut nous pondre des lois sur la maltraitance, la violence! C’est une aberration!

  24. Je reconnais bien là la situation ce n’est pas que dans le milieux hospitalier dans les E.H.P.A.D aussi nous avons les mémes problème s.Dans 2 mois je prend ma retraite avec le plus grand plaisir .MOI je m’en sort bien mais je pense à mes collégues ( plus de travail non de rendement moins de personnel ) mais plus de ministres à payés avec aucun résultat .

  25. Moi aussi j ai vécu cette situation j ai adoré mon métier d aide soignante en fin de carrière j ai fait une grosse déprime .il m’ était impossible de travailler dans ces conditions .je rentrais contrariee de ma journée je culpabilisais à de ne pas passer le temps que j aurai du avec les patients de les avoir un peu « bousculé » car il fallait aller toujours plus vite ne pas perdre son temps en restant près de lui.j.avais très souvent des réflexions.car je n’ecrivais pas suffisamment dans les classeurs ce qui s’était passé dans ma journée et oui c était vrai je choisissais de rester auprès d eux plutôt que d écrire.
    Je ne conseillerais jamais à quelqu’un a ce jour de faire ce métier je l ai dit à mon fils qui travaille dans un hôpital .il m à répondu ne t’inquiète pas je vois des aides soignantes tous les jours bravo quel courage!

  26. Mesdames et Messieurs les dirigeants de notre pays ou ce qu’il en reste !!!!! vous aussi un jour vous aurez besoin de personnel soignant ,alors que faites vous? Qu’attendez vous ? Nous sommes en train de dégoutter les gens qui aiment ce qu’ils font .Il serait temps de réagir ! Mademoiselle j’espère que beaucoup d’autres aides soignantes sont aussi consciencieuses que vous dans leurs travail , je crois que beaucoup de gens sont solidaires avec vous ,je vous souhaite plein de belles choses dans votre nouveau job et bravo pour votre courage.

    • Voilà la question que j’attendais,
      Ne vous inquiétez par pour eux ces grands pontes
      ils ont le très bon et excellent hôpital réservé (Val De Grâce)
      Aussi bien ,si ce n’est mieux qu’un hôtel ***** .Je vous conseille un jour, si
      vous en avez l’occasion ,d’aller le visiter.Vous n’en reviendrez pas.
      Cependant ,ces aides-soignantes,ces infirmières je les plains de nos jours
      en sous effectifs,mais le même rendement ,si ce n’est plus .
      En tout cas, elles ont toutes ma compassion,et ma reconnaissance.Pour leur travail rendu.
      Une mamie compatissante .

  27. bravo courageuse jeune femme, je suis aussi a-s et ai vécu la même chose que vous. J’aimais passionement ce métier, cette histoire d’amour s’est terminée par un barn out et bien failli y laisser ma peau. surcharge de travail : 49 lits pour une infirmière et une a-s, dont la moitié des patients ne sont pas autonomes, beaucoup de toilettes le matin et des patients de plus en plus grabataires,(soin des ongles des pieds et des mains, rasages, dans une clinique de convalescente pour opérés du cancer, spécialisée en ORL avec rééducation phonétique et de la déglutition plus les lits en soins palliatifs; en plus des mes tâches que dans les maisons de retraîte et minimum 3 changes par jours pour les plus dépendants.(dasri, poubelles et linge de lit) Hydratation hydrique et surveillances des plateaux pour chaque régime alimentaire (avec notation des quentiteés prises), aide à la prise des repas, prise en charge éducation des patients pour l’entretien de leur canule avec les soins d’hygiène que cela comporte les patients tjrs très angoissés par peur de s’étouffer qui est un risque majeur dans la plupart des cas, et ce jusqu’à autonomie complète afin qu’ils puissent pouvoir le faire seul lorqu’ils seront chez eux.( soins et changement de canules , aspiration endotrachéales (bien entendu je possède un certificat d’aptitude délivré par la ddasss, pour accomplir ce geste car j’ai reçu une formation pour). Changer les dispositifs d’aspi. tous les jours ainsi que aérosols, ou bananes et lunettes à oxygène et piler les traitements et les passer avant de poser les poches d’alimentation entérales… gérer les entrées et sorties, les désinfections des chambres, accueil, constitution des dossiers, installation des patients, fiches alimentaires, transmissions, et surtout créer un climat de confiance. tableau des plannings des soins incluant aussi les prises en charge kinési. Pour les ambu: rdv:( radio, radiothérapies , chimio, poses de sonde gastriques, cathéters, et interventions de toute sorte. Gérer les permissions, etc….commande de la para. les goûters, les compléments alimentaires et réception de celle-ci, entretien de l’infirmerie, mise à jour des dossiers patients …Prise psychologue si besoin immédiat ou en cours d’hospitalisation et assistante sociale afin d’aider les plus démunis car la plupart des patients souvent avec problème d’alcool se trouvant en rupture familiales et sdf, apporter des réponses aux questions des familles selon nos compétences, être rassurant et empathique. Enfin en journées de 12 heures avec 50 mn de pause déjeuner, trois pages ne suffiraient pas pour raconter une journée. Je ne regrette rien car j’ai pu gagner la confiance du malade et la reconnaissance des familles; cela est ma plus belle récompense; une bonne entente et organisation avec des équipes de choc comme nous nous le répétions pour nous donner la pêche et le courage de continuer à travailler avec beaucoup de disponibilité, d’écoute et d’ humanité vis à vis des patients car la maladie finissant très souvent par gagner….
    Bisou et bon courage, vous en verrez d’autres malheureusement car la maltraittance a tjrs existé et à plusieurs degrés… j’en ai vu pas mal,dans beaucoup d’endroits où j’ai fais des vacation, mais surtout chez les plus fragiles: » les personnes âgées » à chaque fois que j’ai voulu le dénoncer , je me suis mis tout le monde à dos, alors j’ai fait comme vous, je suis partie. J’ai compris qu’il ne faut pas être seul pour le dénoncer, et vous savez de quoi je parle….Soyez forte et tenez bon

  28. Merci pour ce long témoignage! J’ai vécu cela pendant des années et puis un jour, dos cassé, épaules en miettes, j’ai demandé à faire valoir mes droits à la retraite à 56 ans (dans le secteur public) Ce que je ne supportais plus, ce n’était pas les malades,ni leur famille (quoi que parfois…) mais certaines de mes collègues qui prenaient leur temps pour aller fumer, pour lire leur portable…La vie est bien plus facile quand il y a de l’entraide, quand on peut se retrouver en un seul bloc pour exiger des moyens …Peut-être que cela ne veut plus rien dire aujourd’hui..mais n’oublions pas, nous serons tous et toutes un jour à la place de nos anciens!
    Bravo d’avoir osé!

  29. Merci pour ton témoignage. Avec un dévouement et un amour comme le tien, je te souhaite de pouvoir continuer de faire ce qui te tiens à coeur, peut-être dans un autre secteur. Il y a tellement de personnes qui espèrent rencontrer quelqu’un comme toi..Mais surtout, penses à toi et à ton enfant. Bon rétablissement, car après une expérience comme celle-ci, il faut se reconstruire . Merci encore. une collègue AS.

  30. Vous avez tout fait raison sur le fonctionnement des HEPAD.
    Le manque de personnel pousse les gens à courir en permanence en ayant le sentiment de mal faire son travail. A l’hôpital le personnel est malléable à souhait et souvent dans des CDD ce qui fait qu’il ne peut rien dire. Il sert souvent de bouche-trou. Pour le personnel titulaire cela devient la course à l’échalote. Il faut faire vite, tant pis si cela est mal fait et si les petites nouvelles ne peuvent pas suivre et ne sont pas formées.
    Tout cet environnement génère du stress, des heurts avec les collègues qui ne leurs sont pas plus imputables qu’à vous. Tout le monde est dans la même charrette et fait comme il peut.
    N’OUBLIONS PAS QUE LE PRINCIPAL ACTEUR DE LA MALTRAITANCE EST L’INSTITUTION. C’est elle qui conduit à ces types de comportements par le manque de personnel et de moyens et non l’employé qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. C’est le fonctionnement de l’hôpital qui dans son ensemble ne tourne plus. On ne peut pas diriger un hôpital comme une entreprise. L’humain doit prendre le pas sur dictat de la rentabilité. L’hôpital devient une entreprise libérale à but lucratif à l’encontre de sa fonction primaire. La preuve en est que l’on parle d’hôtellerie et que le prix de la chambre seule qui prévaut maintenant partout est devenue synonyme de tiroir-caisse.

  31. Mais quelle tristesse de lire, tout cela en arriver à ce stade là.
    Je vais vous paraître,morbide immonde,mais à ce compte là ,pourquoi soigner
    les gens ,si ce n’est que de les laisser souffrir et mourir à petit feu !!!
    Ces pauvres aides soignantes qui sont à bout de nerf ,fatiguées,n’arrive plus à suivre
    trop accaparées et submergées de travail.Les pauvres en arrivent à être déprimées .
    Alors,autant faire une piqûre,aux patients et zou on en parle plus.
    Au moins plus de souffrances,car garder et prolonger la vie à un patient ,pour finir en
    maltraitance ,Est-ce normal?
    Finalement ,j’ai bien peur quand arrivera mon tour,si je dois finir mes jours en milieu hospitalier.

  32. Moi aussi j’ai été AS en GERIATRIE pendant 35 ans et je n’ai rien à rajouter, elle a très bien démontrer la vraie réalitée De la vie au quotidient de notre dur métier non reconnu.
    Et comme elle le dit ce qui était mon cas,heureusement que nous aimons exercer ce métier malgrès toutes les difficultées.

  33. Bonjour;

    et merci pour ce beau témoignage, ma douce!

    Personnellement, j’ai cessé ce métier dès l’âge de 30 ans pour ces raisons-là, m’axant vers l’auxiliariat de vie puis l’Éducation Nationale, où je peux aujourd’hui travailler auprès d’enfants en école maternelle, grâce à ma formation de base, dont je me suis servi à cet égard.
    Ayant travaillé en EHPAD pendant 7 ans, ma goutte d’eau ayant fait déborder mon vase ayant été un Directeur à but lucratif, qui m’avait laissé seul avec un résident de 120kg pendant plusieurs semaines, m’obligeant à le soulever plusieurs fois par jour sans la moindre aide humaine ou mécanique, simplement parce qu’il lui avait promis qu’il serait mobilisé autant que nécessaire, me reprochant, de plus, de me plaindre de douleurs lombaires.

    Parmi tout ce tu dénonces et qui est fort juste, collègues de boulot nauséabondes compris(es), j’ajouterais les nuits, les Noël, les 1er de l’An, un week-end sur deux et les jours fériés au boulot, le tout, pour être considéré comme un factotum, une boniche à tout faire, un « torche-cul » mis en avant dès le moindre problème par la hiérarchie, mais relégué totalement à l’écart lors des moments importants en équipe.

    A moins de 40 ans, j’ai le dos foutu et jure que je n’exercerai plus jamais cette fonction, qui était ma vocation, même si je devais me retrouver à la rue.

  34. voir ca c est le patient qui pay aux bout la notre je voudrais voir mrs barette aller faire le travaille il perdrait quelque lbs je me demande qu est qu il vas faire de nous rendu la une piqure puis byby jaie travailler 31 ans aux service santé comme cuisinier je suis retraité bien chanceux

  35. Bravo à vous qui dénoncez les conditions de travail. Il est intolérable d’avoir ces conditions de travail.
    J’ai été AS pendant 35 ans en milieu hospitalier dont 15 ans de nuit. Je suis partie à la retraite dès que j’ai pu le faire ! Beaucoup de réunions pour soi disant améliorer les conditions de travail …. jamais mis en application par manque de personnel. Dans les réunions, le patient est toujours n’est jamais mentionné ! Beaucoup de mes collègues y ont laissé la santé.
    L’avenir des futurs patients en milieu hospitalier et en hépad est très inquiétant …

  36. Bonjour et merci pour ton partage.Aide soignante pendant 7 ans dans un ehpad j ai fini par jeter l éponge( rupture du contrat de travail.La médecine du travail m ‘a soutenu.)Ton récit résonne fort en moi et j espére que pleins d autres AS /Amp…. vont réagir.Tu as tout mon soutien .On devrait monter un collectif de soignants bienveillants et manifester notre indignation sur nos conditions de travail. Les choses bougent en France en ce moment il faut saisir notre chance pour ce faire entendre et pour le bien étre des patients.
    Courage au personnel soignant qui est au boulot .

  37. Bonjour, ta lettre est la stricte vérité pour la plupart des pays! J’ai travaillé 3 ans en France et depuis peu je suis au Canada, je travaille depuis peu je pensais trouver un cadre de travail plus agréable, des moyens pour prendre soin de nos patients, mais en fait je dirai même que c’est bien pire que ce que j’ai pu voir auparavant et cela m’écoeure car je me tue également à la tâche pour bien prendre soin des gens je suis tellement déçue de ce que je vois de la façon dont je dois travailler mais je ne peux pas terminer ma mâtinée en laissant un patient encore au lit sous peine que j’en ai trop a charge le matin pour aller prendre ma pause ou pire quand il y a trop d’imprévus finir mon quart en ayant cette idée en tête c’est impossible… enfin c’est désespérant et je te comprends tout à fait! Merci pour cette lettre! Et je te souhaite de trouver mieux même si cela était ta vocation parfois il vaut mieux change… Merci à toi.

  38. les]aides]soignantes]mobilisons]nous)faire)remonter)tout)ca)a)paris)lancons)e)une)petition)et)un)collectif)pour)aller)denoncer)ca)sinon)ca)ne)changera)pas

  39. Émouvant ce que cette aide soignante décrit dans son témoignage. Même avec une conscience professionnelle hors norme cette dame à craqué.
    Combien de personnels soignants sont au bord de la rupture ?

    Qui sont les premières victimes ? Les patients ou le personnel ?

    Toujours est-il que les pouvoirs publics eux sont responsables, sous prétexte de rentabilité on oublie l’humain, les familles, les patients, le personnel, la souffrance tant physique que psychologique .

    Et puis pour cacher tous ces problèmes de la vie hospitalière, on utilise assez facilement le harcèlement moral, le chantage à l’emploi, et même par endroit on fait appelle à des personnes collabos ou des kapos dignes de certaines tâches pas très anciennes souvenez vous ! à la botte de la direction pour faire avancer le smilblic.

    N’OUBLIONS PAS NOUS SOMMES TOUS DES FUTURS PATIENTS, ET QUE NOUS AVONS TOUS AU MOINS UNE PERSONNE DE NOTRE ENTOURAGE QUI TRAVAILLE DANS LES SERVICES HOSPITALIERS !

    Désolé si j’ai choqué des personnes dans propos, mais fallait que je le dise .

  40. Bonjour , je voudrais te parler en t’appelant par ton nom mais il n’est pas écrit , je veux juste te laisser quelques mots pour te dire que tu n’es pas seule , j’ai fait exactement la meme chose que toi il y a 3 ans , j’ai
    Démissionné , c’était ca ou ma santé ( autant pysique que mental ) Tout ce que tu as décrit je l’ai vécu exactement comme tu le décrit , c’est vraiment platte parce que j’adorait mon métier , mais si j’aurais resté plus longtemps , j’y laissait ma peau .
    Je suis de tout cœur avec toi .

  41. Vous auriez dû être payé environ 42000 euros par mois pour ce boulot. Bref, vous avez bien fait de démissionner. 14 patients c’est ingérable. Partez en vacances et changez vous les idées puis changez de métier.

  42. Oui Bravo. Si ta lettre pouvait ouvrir les yeux et les cœurs . Quand on sait que tu es monoparentale (ce que tu nous dis plus haut )et quand démissionnant, je suppose tu n’auras pas le droit à des allocations chômage… Pendant que d’autre attendent tranquillement à la maison que celles-ci tombent. Que eh non tu ne pourras pas partir en vacances et te changer les idées …
    Oui on peut dire que tu as du courage. Si les pouvoirs public pouvait entendre ton cris et faire pour que le personnel des EHPAD puisse être doublé voir triplé plutôt que de payer des gens à rien faire à la maison… tout le monde aurai tellement à y gagner. Je te souhaite plein de courage … De retrouver un travail où tu puisses donner autant que recevoir. démissionner c’était te respecter, le plus dure est fait, le plus beau reste à venir je reste avec toi…

  43. bravo madame vous avez tous dit dans votre lettre qui et que veritée pur ,quand vous voyez le prix que c et residants paye ,et que vous voyez le salaire de l aide soignante sa fait peur,et ce n et pas un travaille penible pris en compte

  44. Je suis de tout coeur avec toi car le métier je l’ai fait pendant 15 ans service gériatrique et depuis 2007 j’ai des problémes de santé à cause de ce métier .
    A l’époque déjà on voyait que le métier se dégradait de jour en jour pas de matériel adapté com il aurait fallu en plus du domicile mais la seule chose avantageuse pour moi c’est que j’étais en interim , et c’était préférable pour moi quand je voyais tout ce qui se passait en structure comme ailleurs il vallait mieux fermer les yeux
    Aujourd’hui je m’aperçois que rien ne s’arrange et que tout se dégrade on ne prend pas en considération le malade autant que le soignant
    Le ministre de la santé devrait se penchait avec gravité ce qu’est le métier et autant pour l’infirmière car la pénibilité au travail devient désastreuse
    Bon courage pour celle et ceux qui poursuivent ce métier car l’on est pas fait pour faire une carriére longue pour la plupart car on est usé psychologiquement et physiquement avant en ce qui me concerne et ceux et celles que je cotois
    J’apprécis qu’une personne comme toi est pu témoigner afin de pouvoir prendre en considération la gravité du monde médical
    Bonne journée et bon courage prend soin de toi et de ta famille
    Véronique

  45. Merci pour ce touchant témoignage.
    Vous avez pris la bonne décision de partir, qui vous ouvre grande la porte à une existence bien meilleure. Celle que vous méritez, et de loin. Laissez tous ces mauvais soignants se débrouiller avec leur conscience. Vous avez la vôtre pour vous, et bien propre. Ils oublient aussi qu’un jour ils seront dans ces lits occupés par leurs patients…
    Je vous souhaite tout plein de bonnes choses. Amitiés de la Suisse.

  46. Tu as raisons de dénoncé cela , je suis juste un patient comme d’autres je suis pris d’arthrose dos qui ce soude , épaule également , je comprend les personnes à qui ont répercute toutes responsabilité (soins , surveillance , interventions etc … ) pour des salaires ( de merde ) quand il faut lever , coucher , changer certaines personnes , voir les accidents et nul n’est à l’abris de cela demain ; il faut vous battent et que l’ont vous respectent . Bonne chance

  47. c’est exactement les raisons pour lesquelles je ne pouvait plus travailler dans une maison de retraite ET JE N’ETAIT PAS AIDE SOIGNANTE MAIS ANIMATRICE!!!!!!! juste témoin de tout ce que cette aide soignante décrit dans sa lettre de démission! 🙁
    bravo pour votre lettre qui résume trés bien la situation dans les lieux de soin où normalement les soignant sont là pour apporter leur aide, et prendre soin des personnes…
    triste réalité

  48. Bonjour et merci pour vote lettre,
    J’ai eu une expèrience d’un mois en EHPAD en tant qu’ ASH….
    un mois seulement car j’ai vite compris le système pourri : dès le matin c’est la course : environ 5mn pour lever, laver, habiller le patient et refaire le lit (c’est le temps qu’on m’avait donné)….Déjà ça, ce n’est pas normal lorsqu’on connait la difficulté des patients à se mouvoir!! on parle bien ici de l’HUMAIN et c’est inadmissible!!
    je ne développerais pas toute la journée à courir…(il y aurait trop des choses à dire et ce serait trop long)
    Les collègues aigries, désagréables, qui se vengent sur les petites nouvelles (je peux comprendre ! Elles en ont ras le bol des petites nouvelles qu’il faut former à l’arrache…..)
    Et si je n’ai pas prolongé mon contrat, ce n’est pas la charge de travail qui m’a rebutée, j’étais très motivée pour ce poste, et j’étais très naïve…. mais au fil des jours, le travail à la chaine (aucune humanité), l’ambiance déplorable entre collègues, commençaient déjà à me dégoutter, je ne parlais plus, j’avais la boule au ventre chaque matin et j’ai jeté l’éponge pour ne pas sombrer!! je n’étais pas assez forte pour supporter tout ça…

  49. Entre les lignes on peut lire que la dimension soignante portée par les ingrédients affectifs, emphatiques… n’ont plus (assez) cours, cette qualité de soin qui enveloppe le geste technique qui sera mieux reçu, cette relation porteuse de désir de guérir destiné à nourrir le coeur et l’esprit de la personne affaiblie. Cette dimension du soin rongée par les « taches aveugles » de la logique gestionnaire.

  50. tu as fais preuve d’une grande qualitèe de soignante et de service ont fais un métier pas facile surtout que toutes les taches que tu décris sont difficile moi je suis as/amp en psy et tout c que tu décrit je connais populations déficitaire autisme ,les journées pipi caca en longueur de te temps c’étais mon quotidiens j’ai eu l’opportunités d’avoir un poste aménagé suite à un problème de santé ont m’as affectés à l’infirmerie et je laisserai pas mon poste après des années de cries de violence de selles au quotidiens sa fais du bien de sortie de sa
    c’est vrai que après 18ans de services j’ai vécu tout sa que tu as décrit fatigues d équipes ,engueulades entre collègues ,démotivation du personnel cadres absent ferme ta bouches et fais ton taf aucune considération changement d amplitude au dernier moment revenir sur les repos ect le mètier d’aide soignant et un beau métier c’est nous les plus proche du patient il ce confie à nous ,ont va le rassuré, l’aidé, le respecté et nous soignant qui va faire tout sa pour quand ont va mal personne et pourtant des fois ont aurai besoin nous aussi de soutient de la part de nos supérieur mais sont pas la eux il font de la gestions d’etre humains de fric et sa c’est la réalités de nos jours du monde hospitaliers économie économie !
    alors moi je te dis bravo d’avoir eu la force détalé au grand jour ton quotidien de soignant et que cette lettre sera lu et partagé par plein de personne ,je te souhaite de trouvé un autre job avec des conditions de travail meilleures que celle que tu as décrit plus haut bonne chance à toi

  51. Je comprends tellement ce qui est décrit dans cette lettre :
    Tous ces métiers, liés au grand âge, à la petite enfance, aux soins, aux services à la personne, et quelques autres encore dans des bureaux aux services des autres ; ce ne sont pas des emplois, c’est de l’exploitation, vous avez remarqué ? ces postes sont réservés aux femmes, corvéables à merci puisqu’elles n’ont guère le choix.
    Je comprends le désespoir dans ces mots; malgré l’amour du métier il arrive un moment ou il faut partir sinon c’est le corps qui trinque.

  52. BRAVO POUR TON COURAGE ! D’être passer autant de temps comme un rayon de soleil dans la vie des patients ces années là ..
    Pour avoir passé bcp de temps avec mes parets en CHSLD , à l’hôpital pour eux et aussi comme patiente (et j’y retourne semaine prochaine avec bcp d’appréhension crois-moi mais y faut ce qui faut ) et dernèrement avec MON BEL AMOUR en tant qu’aidante naturelle auprès de mon conjoint décédé en l’espace de 3 mois d’un cancer fulgurant stade 4 (qui aurait pu être diagnostiqué avant par son ancien doc de famille qui est allé en clinique privée et l’a pas vu durant 18 mois et le cancer y était selon l’oncologue depuis 18 mois .. ???? ..çà çà fesse en ta… et tout cela s’il n’eut été de la Réforme 20 de Barrette) .. donc il est parti l’homme et l’humour de ma vie à 59 ans en octobre 2015 … je faisais tous les soins 24/24 moi-même à l’hôpital par amour éternelle de 38 ans ensemble et j’ai demandé à le sortir puisque je désengorgeais le système et je devais me battre pour avoir sa médic (dilaudi) quand il avait des douleurs atroces .. il était gavé et moi je l’irriguais seule aux 2 heures au lieu de 3 avec moins pour qu’il soit plus confo … donc tte une responsabilité MAIS comme chaque heure je me battais pour avoir la médic à temps … la journée où sa douleur a été si forte et qu’il est tombé par terre trop agité du à la douleur je n’ai pu le rattraper et çà faisait 50 minutes qu’il attendait son injection (ben en fait c’est moi qui lui faisait ) mais je devais atttendre la médic et écraser le tout diluer avec de l’eau infiltré le tout dans le tube etc etc les mobilisations etc etc changer le lit .. bref UNE PAB, AS ET INFIRMIÈRE PRESQUE … sans compter les appels sans arrêt .. pour tout .. et la vie qui continue hen … le lendemain j’ai fais la demande pour le ramener à la maison où il y est resté 5 semaines bien plus heureux et si confortable avec sa médic ajustée .. bien donnée à temps et ce seule .. j’ai eu tout l’équipement s du CLSC pour transformer ma maison en soins palliatifs … jusqu’au jour où plus rien n’a fonctionné après sa chimio biberon (24)24) et 2 gros traitements aux 3 semaines et 4 rtaitements de radios quand la chimio ne fonctionnait plus … et j’en ai vu des erreurs édicales dû au manque de temps et le foutisme de certains employés irrespectueux envers leurs patients par épuisement j’ose croire … j’en ai tellement vu que je vis le traumatisme après coup …. Choisi quelque chose qui te donnera satisfaction et longue vie avec ton enfant … ta décision est super bien j’ai fais de même après 20 ans dans un autre milieu et je n’ai aucun regret ce fut ma plus belle décision de vie de travail crois-moi … pp

  53. Hélas la vérité criante de notre France d’aujourd’hui où les priorités sont ailleurs…
    Merci pour tout ce courage et dévouement et honte à nos politiciens qui se gavent sur notre dos sans en avoir plein le dos grâce à nous tous!???

  54. bonjour , je me permet de poster un petit message de soutient , je suis policier et je ressens, ainsi que beaucoup de mes collègues, les même manque de soutient , de reconnaissance et surtout l’impression de vider la mer avec une cuillère, toute en étant motivé par une hiérarchie hautaine et sans expérience du travail , uniquement guidée par les Dieu statistiques Résultats et Carrière…. on y ajoute à ça, le désamour d ‘une grande partie de la population et l’addition de tout ces paramètres donne une autre statistique, bien moins amusante, au sujet du taux de suicide dans nos rang .. je vous admire d’avoir franchi le pas de préférer la qualité de vie , pour ma part la retraite arrive, mes nerfs sont en bien piteux état et ma vie est rythmée par les molécules prescrite par les psy, débordés eux aussi forcément, par contre je suis en grande inquiétude pour la population dans le futur , il est certain que la Police aura de moins en moins l’occasion de jouer à marche ou crève .. faute de combattant .. merci encore

  55. J’ai travaillé dans le home à St. Blaise mais j’ai tenue seulement 4 moins, le personnel drogué les patients en longueur de journée…le soir je ne vous dit pas, une fois une infirmière (Yolande, si mes souvenir son bon) à préparé une boisson meurtrière pour un M. qui soufré d’Alzheimer… tout le monde était complice des maltraitances en vers les patients…mais le pire « ce sont les familles » qui abandonnent ces parents dans des niches pareilles, sans se soucier, sans prendre des nouvelles, laissant un personnel faible et appauvrit s’occuper de leur parents…par fois je me dis « qu’il n’y a pas PIRE aveugle que ce Lui qui n’a pas envies de voir !! Le séjour par patient s’élève à plus que 8,000 frs par mois…croyez vous normal de les traiter pareillement??

    • Bonjour ! Je viens de prendre connaissance de votre lettre,elle m,a touchée et combien réaliste! Je suis infirmière ,je prends ma retraite après 33ans passés en milieu hospitalier,dont 25 ans aux urgences,puis 8 ans de libéral.Comme vous ,je ressens cette détresse des soignants,il faut absolument r que les autorités se penchent avec une autre vision de l’hopital,ce dernier ne sera jamais bénéficiaire,il faut conserver la qualité des soins, pour cela arreter de toucher aux effectifs,la polyvalence n,est pas toujours bonne,elle fracture L,EQUIPE l,erreur que nos gestionnaires ont fait, c’est d’avoir touché à cette pièce maitresse!Une bonne locomotive et une bonne équipe sont capables d’apporter une qualité dans la prise en charge du malade.Nous retrouverions la confiance,la valorisation de nos actes.Notre profession nous amène à vivre des situations très dures:la douleur,la détresse,la peur,la violence,la mort et tout ce là nous le vivons presque naturèllement,nous en parlons peu,lorsque nous rentrons chez nous la vie de famille nous happe et nous passons à autre chose.Il n’y plus de temps pour les soins,il n’y a plus de temps pour rassurer le malade pour etre auprès de lui quand on doit y etre,Effectifs, temps,ecoute ,reconnaissance,nous voulons revenir à l’humain.Les autorites par ces restrictions sont en train de tuer l’hopital de faire fuire des gens de valeur et de compétence sachant qu,aujourd,hui nous pouvons dire que cette situation est dangereuse pour le malade et le personnel.Ecoutons ces personnes :medecins,infirmiers,aides soignantes a s h . ils savent ce que veut dire se taire,accepter.,à présent ils sont intellectuellement et physiquement épuisés.

  56. Il est des femmes qui sont beaucoup plus courageuse que nous les hommes cette dame en est la preuve chapeau bas et respect

  57. Je suis à 100 pour100 avec vous!
    Ma fille est une aide soignante de puis 8 ans en Pennsylvanie.
    Elle travaille 16 heures d’affilé 3 à 4 fois par semaine!!! De nuit!
    Elle et seulement une autre aide soignante s’occupe de 62 patients par nuit! (16 heures). plus deux infirmières qui passent leur temps à dormir ou autre dans leur salle!!!
    Je vois ma fille se détruire à petit (grand) feu. Elle n’a que 33 ans mais ressemble à une femme de plus de 40 ans.
    De plus! Non seulement certains(es) de ses collègues ressemblent aux vôtres, mais ses patients sont souvent abusifs! je lui parle sur son portable alors qu’elle s’occupes d’eux! Et j’admire sa patience!
    Même une mère ne pourrait pas toujours supporter ce qu’elle vie!
    Votre profession à besoin de réforme et surtout de respect!

  58. En meme temps , c’est comme tousles autres boulots, t’as un ou des gosses, ben tu te démerdes et c’est tout. Si l’on commencait a faire des exceptions pour les mamans ou papas, ca serait vite l’anarchie, sinon trouve toi un boulot ou tu ne travailles pas de nuit, point barre !

  59. Ce n’est pas en te plaignant de tes conditions de travail, et surtout de démissionner qui vont faire avancer le Schmilblick. Tout ceci est en ta défaveur, car tu vas avoir de la difficulté pour retrouver un poste de travail dans ce domaine. Tu es encore jeune, mais tu dois savoir que l’on vit dans un monde cruel, et que tout le monde s’en fout de tes conditions de travail ou salariales. Tu aurais du t’entourer de collègues qui sont dans la même situation que toi, afin de faire pression sur les dirigeants de l’établissement. Toute seule, avec ta démission, tes patrons n’en n’ont rien à foutre. Derrière toi, il y a 300 aide-soignantes qui attentendent qu’un poste se libère.

    C’est courageux de ta part, mais dans une semaine, tout le monde t’aura oubliée, car nous vivons un monde sans pitié. C’est chacun pour sa pomme.

    A ta place, j’aurais déjà cherché un nouvel emploi, et, une fois ce nouvel emploi acquis, j’aurais donné ma démission.

    Néanmoins, je te trouve très courageuse, et je te souhaite bonne chance pour trouver un emploi dans un autre milieu que celui d’aide-soignante… Biz

      • Comment pouvez-vous douter ?

        Je suis en arrêt pour épuisement professionnel ! Quand je suis en train de faire une toilette au gant, chez nous la douche c’est une seule fois par semaine, et que 3 résidents sonnent pour aller aux toilettes. J’ai un choix terrible à faire. Finir la toilette, aller nettoyer une dame qui en a du dos jusqu’aux cuisses à chaque fois, emmener une autre sinon elle se lève seule et se mets en danger, ou une autre, continente également, qui si j’attends trop va faire sur elle ! Et cette question je dois me la poser plusieurs fois dans la matinée…. La culpabilité de ne plus respecter ces personnes pour lesquelles je m’épuise pourtant ! Je fais le maximum, et même comme cela, j’ai honte de ma façon de travailler !

  60. Comme je vous comprend! j’ai bossé pour un foyer logements et j’ai vu et entendu des choses juste impossible ) comprendre tellement c’est une honte. Il est vrai que certaine personne ce font un réelle plaisir a pousser à bout leurs collègues chaque jour que dieux fait! Personne qui bien évidement c’est auto-proclamé chef car plus ancienne de l’équipe et qui ne supporte pas qu’on lui donne des ordres. Laisser une personne dans sa propre urine toute la journée effectivement « ça va plus vite » en le recouvrant d’un draps, ouvrir les fenêtres en plein hiver dans la salle de repas pour que tout le monde se caille bien et se dépêche de manger, effectivement « ça va plus vite » quitte parfois a supprimer le dessert « ça va encore plus vite! » de toute façon on risque rien, le big patron est un copain de classe de primaire! et pis on sait des choses bien croustillantes sur sa vie, notamment sexuelle mais chut ça permet d’être toujours en place et de faire et dire ce que l’on veut (on se rend complice? ben ouais mais système D). Nous sommes dans un monde totalement pourri par des raclures de bas étage, des consanguins et après faut donner des leçons aux plus jeunes et demander du respect?!!! Vous avez eu raison de vous « sauver » la vie. Bon courage et je vous souhaite le meilleur et de retrouver un JOB.

  61. oui j’ai été un patient autant que possible inconnu mais elles disent vrai, mais si MST sait ça elle dira encore que c’est la faute de l’ancien gouvernement

  62. Bravo à vous et aux personnes concernées c’est la pure vérité  » indispensable vous êtes  » … mais économie et mauvaises attributions du travail. Qui va lire ceci a par les gens qui savent ce que travailler veut dire …PERSONNE!!!
    Il faut que cela bouge … mais comment ?? Que cela change… mais que faire ? Et les élus se la coulent douce avec des salaires de nabab et du personnel à ne pas savoir qu’en faire …. Triste .

  63. ce n’est pas la 1ere fois que l’on entend de choses comme celles-ci,,,,mais c’est certain moins élaborées…Madame et toutes les autres qui ont fait le même travail,,,CHAPEAU, NON, MÉDAILLE D’OR……Mais ne ne comprendrez jamais notre gouvernement de ….de ne rien faire, de se remplir les poches, et je pourrais faire une lettre aussi longue que la vôtre sur ce gouvernement de …..c’est dommage que ça se rende là, mais trop c’est trop…..Je vous souhaite bonne chance dans un autre travail ……

  64. bonjour , je aide aide soignante dans une maison de retraite et de soins en Belgique , le travail n’est pas pareil quand milieu hospitalier .Mais aprés vous avoir lue je reconnais que le travail est aussi penible chez nous . Aprés une journée de travail aussi stréssante qui subit notre mauvaise humeur pour qui n’avons plus de courage pour rire et vivre agréablement notre enfant, car comme vous j’etais seule avec un enfant ,et je n’ais pas eu votre courage pour dénnoncer tout se qui se passe dans notre milieu . J’ai 52 ans 28 ans de carrière et mon fils a maintenant 33 ans et comme vous j’étais seule avec mon fils. IL reproche maintenant,non pas méchament, mon état de fatigue journalier lorsque je rentrais du boulot et reconnait que c’est un métier très fatiguant et me felicite pour cela mais voila j’aurais préferé qu’il ma félicite d’avoir toujours ete la et de ne pas avoir le souvenir d’une maman toujours fatiguée et de mauvaise humeur. Nos politiques et nos directeurs s’en fiche de ça . Madame vous allez perdre de l’argent et peut etre pas cherir votre enfant comme vous le voudriez mais les les bons moments que vous allez passer avec lui n’ont pas de prix. Merci Madame d’avoir eu le courage de denoncer tout ce qui ce passe en milieu hospitalier « c’est une mafia , soit disant légale » merci Madame , votre prochain employeur aura beaucoups de chance . Sporcq Martine

  65. BONJOUR , je appelle NATHALIE je suis une aide soignante spécialisée dans un service unité de soins intensifs neuro vasculaire .Votre histoire me ressemble , je suis en train de me battre . je suis fière de vous … je suis avec vous…… je vous souhaite bonne chance

  66. Je suis de Liège Belgique ç est la même chose chez nous je vous souhaite beaucoup de courage et j espère que votre voix sera entendue en attendant vous êtes doublement victime car vous avez perdu votre travail et outre vocation je pense que vous en aviez besoin pour vivre j espère que vous trouverez un travail qui vous mérite

  67. Bravo Madame pour votre courage. Votre témoignage est d’une grande valeur en nous éclairant sur le quotidien des aides-soignantes. Ma mère l’était et a souffert d’être considérée comme le dernier maillon de la chaîne, à qui on confie toutes les charges difficiles… les médecins, cadres et infirmiers étant considérés comme les fonctions nobles dans le milieu médical, ont toujours tendance à Ecarter les aides-soignantes, sans généraliser bien sûr, certains restent humbles et humains.
    J’espère que votre situation s’est arrangée et que votre nouveau travail vous donnera plus de sérénité, mais surtout, Le temps de vous occuper de votre enfant.
    Bon courage et merci pour ce que vous faites pour nos « anciens ».

  68. Je comprend, je l’ai vécu au début de ma carrière. 5 ans de Gériatrie, 52 patients….
    Bonne chance dans ta nouvelle vie.
    Bravo et respect !

  69. Pour avoir des amies infirmières, pour avoir travaillé et travailler dans un hôpital, pour avoir été hospitalisé, ce que cette dame explique ne m’étonne pas!

    Et il est clair que n’avoir aucun soutien direct de ses collègues engendre une frustration jusqu’à créer un effet boule de neige qui amènera au burn out. Une personne qui aura souffert d’un burn out ne sera plus la même et aura du mal à s’investir comme elle en était capable auparavant.

    Le manque de soutien de mes collègues, je l’ai ressenti dans une ancienne expérience au Luxembourg dans un Big 4 nommé EY Luxembourg. Nous étions une équipe de 4 et nous nous chargions du planning. Heureusement, ma cheffe était une chouette personne, mais ce n’était pas le cas de l’autre junior qui a tout fait pour me pousser à bout par des petites attitudes qui semblent anodines pour un simple spectateur, mais qui répétées et sur toute une année pèsent vraiment!

    Je devais m’occuper de 2 catégories d’entreprises qui sont très grosses et qui engendraient bien plus de travail que chez elle. Je ne dis pas qu’elle n’en avait pas, jusque moi je ne parvenais pas à passer mon temps sur mon téléphone/ma tablette ou internet pendant mon temps de travail contrairement à elle qui pouvait se permettre ce luxe.

    Un jour, j’étais vraiment débordé, je recevais pas mal de demandes et d’appels contrairement à elle, comme d’habitude. Elle s’occupait d’imprimer toutes les demandes qu’on recevait et en principe, on se levait chacun notre tour pour distribuer les e-mails. Ce jour-là, il ne m’était vraiment pas possible de le faire, je n’avais pas le temps. Et je l’ai entendu se plaindre auprès de notre collègue senior que je ne m’étais pas levé une seule fois pour prendre les e-mails. J’avais bien vu les demandes sur mon ordi, donc je les traitais bel et bien. Et come on bitch! Tu es assise juste à côté de l’imprimante, tu tends ton putain de bras pour prendre les feuilles et tu es juste en face de moi, il te suffit de retendre encore une fois le bras pour me les donner. Tu vois bien que je suis débordé et que toi, tu es sur ta tablette depuis au moins une demi-heure!

    Et c’était tout le temps des attitudes pareilles de sa part. Plus le temps passait et plus j’étais déprimé. J’étais au bord de la dépression et/ou du burn out. Sur un an, j’ai réussi à prendre près d’une vingtaine de kilos tellement je me réfugiais dans la nourriture et j’ai réussi à me choper 3 ulcères sur moins d’une année. Mon médecin comprenant ma détresse m’avait mis en arrêt maladie quelques semaines. J’en avais vraiment besoin pour me ressourcer. Elles ont été bénéfiques, mais ce n’était que du sursis. Dès que je suis revenu, j’en ai à nouveau pris plein la gueule et la junior m’a fait payer mon absence dans sa manière de se comporter avec moi: me répondre froidement, me mettre des bâtons dans les roues, faire les mêmes remarques qu’habituellement, me lancer les feuilles avec mépris, …

    Un vendredi, ce qui s’était passé n’était en rien comparé à ce que j’avais pu déjà subir de sa part, mais c’était la goutte d’eau! Nous avions décidé de mettre en place une nouvelle procédure de travail et pensant sincèrement qu’on l’adoptait dès ce moment-là, j’avais commencé à l’appliquer. Je me suis fait sèchement reprocher d’avoir agit de la sorte et ce, par la junior. Ensuite, elle me demande méchamment pourquoi je n’ai pas traité une demande et j’explique que je ne l’ai pas vue, que je n’avais pas l’e-mail entre les mains et là, elle me rétorque que même si on n’a pas les e-mails entre les mains, on doit assurer soi-même le suivi et regarder régulièrement la boite courriel. Elle avait réussi à retourner contre moi la senior qui s’occupait à ce moment-là de la distribution des e-mails. J’étais tellement déprimé par cette année d’enfer et le fait que même ma cheffe, ce jour-là, me disait de mieux m’organiser que je n’ai jamais trouvé la force d’expliquer que je m’étais mal exprimé à cause de la toute pression qu’on me mettait et que ce que je voulais dire ce n’était pas que je n’assurais pas un suivi des e-mails et que non, je n’attendais pas d’avoir l’e-mail entre les mains pour le traiter, mais qu’étant donné que j’avais beaucoup et que je n’avais pas vu l’e-mail imprimé et que je n’avais pas encore eu le temps de vérifier la boite e-mail, je n’avais pas pu prendre en considération la demande.

    Heureusement, on approchait de midi, je suis allé me chercher à manger et en revenant, ma cheffe qui ne voyait pas ce que je subissais vu que mes deux autres collègues le faisaient de manière cachée, m’a encore fait une remarque, gentiment, mais c’était le truc en trop. J’ai acquiescé et je suis sorti du bureau, je me suis rendu à l’extérieur et là, j’ai appelé mon père en pleurs. J’avais réussi jusqu’à maintenant à trouver des solutions pour ne pas craquer, mais là, ce n’était plus possible et vous ne savez pas à quel point j’avais honte d’avoir montré un signe de faiblesse.

    Ca faisait des mois que je postulais à gauche et à droite et j’avais un second entretien avec un directeur d’un département chez un concurrent, mais même si tout me disait que j’allais obtenir ce job, je ne me sentais psychologiquement plus apte à retourner travailler dans mon équipe actuel. J’ai donc attendu le lundi matin pour signaler que j’étais malade. Le jour-même, je signais mon contrat chez mon nouvel employeur et le mardi matin, après avoir posté ma lettre de démission en envoi recommandé et accusé de réception, j’ai directement envoyé un e-mail à mes collègues précisant que je démissionnais.

    C’est méchant pour ma cheffe que j’adorais, mais j’ai pris un plaisir fou à les envoyer se faire foutre et les laisser gérer TOUT mon boulot en plus du leur! Elles n’ont eu que ce qu’elles méritaient… sauf ma cheffe, la pauvre.

    Donc, je comprends très bien que le manque de soutien des collègues puisse jouer en plus de la quantité de travail que l’on peut avoir.

    Je souhaite beaucoup de courage à cette femme qui n’a rien à se reprocher!

  70. Merci pour votre témoignage. Je me dis que pour les peu nombreuses aide soignante comme vous j’en ai vu 90% inhumaines, maltraitantes qui faisaient mourir les gens par manque de conscience professionnelle. J’ai en 9 ans de maison médicalisée pour ma mère vu des gens qu’on a purement assassinés pour plus de 3500 euros par jour. Ma mère a ete amenée à la mort malgré mes 2 dernieres annees passees tous les jours à m’en occuper.
    C’est ignoble ce qui se passe

  71. bonsoir
    oh que je comprend que ce metier et bien difficile je suis resté un mois en septembre à l hopital moi je ne peux pas me plaindre car je suis en forme mais je voyais le stress permanent car quand elles avaaient 3 mns elles se confiaient à moi car je les faisait rire
    mais elles me disaient les horreurs dans leur travail et pas de geste de la direction et meme souvent de brimades
    comment pouvaient elles travailler dans de bonnes conditions et sereinement
    voilà ce qui explique que certainement aide soignante qui font en plus souvent le metier d infirmiere sont parfois
    peut etre pas toujours sympas avec les patients !!!!!
    mais la france part à la derive !!!!!j arrete car je pourrais vous en parler pendant plusieurs heures !!!

  72. Je vous comprends tellement ; car perso je n’étais qu’une ASH et du jour au lendemain changement de direction et il a voulu changer certaines personnes et je me suis retrouvée ; auprès de personnes âgées alors que j’étais a l’entretien ;j’avais déjà aider dans les services auprès des malades mais pas tous les jours de plus je prenais la place d’une aide soignante autant vous dire que je n’étais pas la bien venue dans ce service d’ailleurs elles ne s’occupaient pas de moi et croyez moi je ne vous dit pas tout ; lorsqu’elles prenaient leur pose ; on ne me disait rien lorsque les sonnettes sonnaient elles parlaient entre elles et cela voulait dire qu’il fallait que je le fasse malgré que je venais d’arrivée et que je n’y connaissais rien il a donc fallu que je me débrouille seule ; au bout d’un moment j’ai bien vue que je n’étais pas la bien venue et je leur ai dit que je n’y pouvais rien et que je n’avais pas demander a venir avec elles ; mais cela n’a rien changer ; au bout de quelques jours on m’a dit que j’étais du soir il a donc fallu faire le travail d’aide soignante de plus j’étais seule ; j’arrive dans une chambre et un patient me dit je vous attendait pour me couché et me mettre ma poche et mon pénis-flo waouhhhh il ne manquait plus que ça ; je me suis débrouillé tant bien que mal et le patient était écoeuré de voir que l’on ne m’avait rien dit le concernant car en plus il était en fauteuil roulant car il était paralysé d’un côté d’après mon patient j’ai été a la hauteur de la tâche pauvre homme ; il m’a dit lorsque je suis sortie de sa chambre vous êtes adorable ; ça s’est bien passer mais demain elles vont m’entendre ; elles ont continués a ne pas se préoccuper de moi et je suis allé voir la chef de service en lui expliquant ce qui se passait elle m’a répondu …..SACHEZ QU’ICI ON FAIT TOUT ET ON N’ RIEN A DIRE ….je lui ai répondu que je n’avais pour ainsi dire jamais fait cela ; elle m’a répondu et bien vous allez apprendre génial sauf que personne ne me montrait ce qu’il fallait faire ; les jours passaient et rien ne changeait puis un matin je suis arrivée a mon travail je commençais a 7 h et je n’avais que 7 de tension et j’avais perdue 14 kg en 1 mois et je n’ai jamais repris mon travail a mon grand regret car j’aimais beaucoup mes patients et a l’heure actuelle je suis toujours malade ; voil pourquoi je comprends très bien ce que cette personne a passer auprès des malades et du personnel ; j’espère seulement quelle ne tombera pas comme moi dans la maladie ; je vous souhaite beaucoup de courage car a priori ça ne s’arrange pas dans les hôpitaux et autres

  73. Bonjour J’ ai 76 ans mauvaise santé maladie de Crohn , arthrose etc……….etc…..etc…. dans peut-être quelque temps on m’enverras dans un CHSLD Et bien vous me comprendrez quand je vous dis que je préfère mourir avant et que Dieu m’en donne le courage

  74. Je comprends. …
    Je le sais. …..
    Maintenant je met au défi le ministre de la santé à ce faire soigner ou de aller en maison de retraite pour ce faire…..BIEN Soigner. ….
    A bon entendeur…………….

  75. Merci pour ce partage et cette décision prise en pleine conscience. La vie est belle quand vous lui donner et trouver sens, vous faites un pas supplémentaire.., je vous félicite. Nous avons besoin de gens comme vous.
    Gratitude !

  76. Quand je lis tous ceci j’ai l’impression de me voir à sa place quotidiennement, et cela est épuisant moralement et physiquement, mais rien de bouge.
    A si pardon! des manifestations pour les infirmiers(ières), et nous, nous passons après les IDE…?? alors que le sale boulot c’est nous qui le faisons, et c’est eux qui ont tout les mérites ?? y a un problème là !!
    -le droit d’être libéral – alors que ce sont les toilettes qui rapportent le plus, pas les prises de sang et les toilettes ce sont les aides soignantes qui les font en CH ou EHPAD ceci est notre rôle principal…
    Cela fait depuis 1999 que j’entends, et ceci chaque années, que les aides soignants vont passés en libérale, mais rien n’avance, vous vous rendez compte, toutes ses personnes qui ne seraient pas en EHPAD, elles seraient toujours chez elles, avec les mêmes soins, et surtout avec moins de financement qu’une EHPAD ou autre, quand vous voyez se qu’ils paient, je dirais entre 1200e et 2500e et encore…pour avoir 10 minutes de toilette, et manger de la M….et cela je le confirme, car souvent inadaptée à des personnes âgées…sans compté la maltraitance physique et morale, car croyais moi, depuis pas mal d’années je suis dans le secteur médical et paramédical et j’ai vu des choses horribles dans certains établissements que j’ai quitté et signalé auprès des autorités, et qui à ce jour ou je vous écris non jamais bouger…
    Il serait temps, à force de dire et redire…que les choses changent et surtout bougent que nous soyons reconnus pour se que nous sommes! nous les Aides Soignants

  77. Ma fille est aussi dans le même cas mais pas dans un hôpital,elle a travaillé en hôpital,ça fonctionnait bien,il y avait de la cohésion entre le personnel malheureusement ce n était que des remplacements,là elle travaille dans un home pour personnes âgées et c est la galère pour elle,harcèlements et manque de temps,en fait la majorité des propriétaires de ces homes ne sont pas dans le médical mais bien la pour se faire du fric helas.Mais elle va bosser certes parfois avec des souliers de plomb surtout quand elle sait qu elle travaillera dans l aile ou son »patron » se trouve le plus souvent,j aimerai qu elle ne se laisse pas faire comme moi je l ai fait mais a 25 ans que faire ….Oui elle s en est plainte auprès du forem ,ils savent mais n agissent pas ah si ils ont dit a ma fille,il faut que tu enregistres les paroles du patron lorsque il te harcele ,elle n a pas le droit d avoir son GSM avec elle alors…et autre réflexion de la part de sa conseillère du forem « tu m aurais téléphone en me disant je suis embauchée là je t aurai dit de ne pas y aller????.Bref j ai les larmes aux yeux alors je vais arrêter la……..Mais il est temps de faire quelque chose! Et bravo a vous ,j espère vivement que vous retrouverez une qualité de vie donc de travail qui vous fera vous épanouir sereinement.Martine

  78. Tu est passé par un rédacteur…?!
    J’adhère au discours en tous cas et comprend les énormes difficultés pour toi et bien d’autres services. C’est l’usine!
    Je travail en milieu hospitalier par le biais d’une entreprise extérieur depuis neuf ans. Cadre responsable aux services techniques dit électroménager pour des opérations de maintenance curatives et préventives d’équipements: Lave bassins, équipements des offices alimentaires, grandes cuisines, buanderie et le fourre tout. Cela passe du sèche cheveux au vidéoprojecteur tout azimut et tous services. Si si, les lits électriques et tutti quanti, appels malades et j’en passe, bref. Je suis bien heureux. En effet c’est varié. Je suis souvent confronté à un personnel incompétent malgré leurs énormes efforts et je m’en explique par le pas de temps pour leur apprendre ou transmettre les consignes ou explications, formations. Mouvement du personnel hospitalier d’un service à l’autre. L’ambiance généré par la venue d’une nouvelle ou d’un départ entre les services et j’en passe. Grand Merci pour tout ce que vous faitent femmes et hommes. Je sais c’est important pour les clients…zut « faut pas dire ça »…euh… »patients », c’est mieux. Très difficile et je vous louent ceux des services de gériatrie, maternité, hémodialyse et bien d’autres encore pour votre travail parfois incommensurable et de votre patience. Juste une demande s’il vous plait; évitez les F.E.I. nous souffrons avec vous. Merci à tous

  79. Bravo à toi et bonne continuation!!! C’est vraiment la réalité que tu décris dans ta lettre… Ma mère est en CHSLD depuis plus d’un an, et c’est tellement exactement ce qui se passe… bien souvent ce que je constate, seulement durant mes visites!!! Ces gens sont pour la plupart tous et toutes des perles rares, et il faut en prendre grand soin!!! On en aura besoin nous aussi, un jour…!

  80. Vraiment remarquable et difficile à comprendre , comment peut-on exiger de tel tâches , d`un coté on veut économisé , à la base , en exigeant le plus possible avec le moins de ressources possibles , de l`autre on donne des millions en prime de départ et autres , dans la haute direction, pour services rendus .

    Je suis certain que ces préposés vont travailler toute leur vie à s`occuper du bien-être des autres et n`auront comme prime de départ que ce qu`il auront pu s`accumuler , un gros bravo à tous ces grand penseurs qui n`ont comme vision qu`eux même .

  81. Merci d’avoir eu le courage de publier! J’en suis moi-même en réflexion et suivi en thérapie et j’envisage même moi-aussi d’abandonner. p.s: Moi je suis agente administrative depuis 30 ans et je n’en peux plus. Congé de maladie depuis début février! Merci d’avoir pris soin de tes patients en premier, tu es une bonne travaillante!

  82. I quit the same job (bilingual) last August. She sums it up perfectly well in this letter, better than I did in mine! I was harassed on the job daily by colleagues, told I was not meant to be there, told it was me who had the problem (by other colleagues including the boss in the CHSLD) and even « congratulated » for « recognizing that I was the problem » and taking the initiative to quit despite the harassment from colleagues who had long lists of complaints again them on file for abuse towards clients. I was told I « just wasn’t ready » when I didn’t want to hold down and restrain a violent Alzheimer’s patient to force him to take his bath. The whole experience for me was disgusting and traumatizing. This problem needs to come out and needs to be addressed.

  83. Bonjour,
    Bravo pour votre ténacité, votre courage, votre dévouement.
    Nous sommes une poignée de cons à travailler pour que notre pays tienne la route, c’est à dire pour que l’école perdure, les personnes malades puissent accéder aux soins, pour que les aides diverses et multiples (allocations logement, enfants…) perdurent.
    Une petite remarque : en effet, une femme dans votre situation est moins aidée qu’une femme qui fait plusieurs enfants et dont le mari alterne petit boulot et chômage. Ceci n’est pas normal, vous devriez, ne serait ce que par le fait que vous permettez à ce pays de fonctionner, avoir des aides pour faire garder votre enfant !!!

    Je suis une enseignante passionnée. Le mépris, le manque de reconnaissance, et le constat de ce monde qui méprise les travailleurs me fait craquer….
    De ce fait je me retrouve parfois en maladie, à bénéficier à mon tour des aides…
    Dans le cadre de mon métier, je suis amenée à parler de la bientraitance. Etant fatiguée de tant d’hypocrisie, je joindrai votre lettre à mon cours, sauf si bien sûr vous vous y opposez.
    La bientraitance devrait être pour tous. Au final, on constate qu’elle est juste de la théorie !
    Travailler dans vos conditions est inadmissible et inacceptable.
    Vous avez tout mon soutien.
    Cordialement

  84. La plupart des dirigeants de ces structures ont fait des écoles ou poursuivit un parcours, ou très franchement faut le savoir, le statut est davantage valorisé que la mission.
    Tout dirigeant a un supérieur et ainsi de suite.
    C’est ainsi que vous trouverez, que tout en haut et caché derrière, se trouvent des personnes qui se fichent pas mal de l’humain et font tout pour le mettre de plus en plus « de côté », voir en dessous d’eux, le plus possible.
    Qui dit dirigeant, ne dit pas « conscience » et « bon coeur », via les directives qu’ils imaginent et mettent en place, et c’est ce qu’on appelle « système ».
    Il est clair, qu’on détruit les gens à petit feu, par mépris. Par orgueil. Et toutes les vanités.
    Démissionnez madame, votre santé physique et mentale, votre coeur en dépend!
    Mais n’est-ce-pas à plutôt à NOU, de nous assembler sans compromis ni condition, pour faire démissionner ces « dirigeants » et dirigeants de nos dirigeants..??!

  85. Omg Ca me rappelle de mauvais souvenirs tout ça et c’est pas les nouvelles générations qui vont améliorer la vocation…Je regrette pas de profiter de ma retraite bien méritée. Moi j’aurais souhaité lire aussi les sentiments des responsables du personnel et connaître leurs réactions d’hypocrisies hiérarchiques…

  86. certes c est un metier tres tres difficile, qd on ne le supporte plus il faut le quitter !
    mais ça n empeche pas qu’il est insupportable de voir nos proches « malmenés » :o(
    la liste est longue de tout ce qu’a subi ma soeur en 4 mois d hopital et j ose mm pas me renseigner sur comment s est passée sa fin de vie :

    bravo pour votre temoignage

  87. C est HONTEUX tout ce qu,on demande a une aide soignante Je l ai ete moi meme j ai demissionne il y a 20ans maintenant. Deja a cette epoque c etait tres dure mais la population vieillissante les soins sont de plus en plus importants J entends des anciennes collegues qui sont toujours au boulot se plaindre aussi MOBILISEZ VOUS LES FILLES ET LES GARS AUSSI ..ALLEZ MANIFESTER…comme on l a fait pour les infirmieres il y a environ 25 ..ans .Elles ont eu satisfaction

  88. Bouleversant et réaliste ce témoignage qui le juste reflet de qui se passe. Dans les ephad il y a ceux et celles qui vont ce métier pour l’alimentaire et ceux et celles qui le font avec passion comme une vocation. Les directeurs d’ephad n’ont qu’un seul but faire fonctionner coute que coute leurs structures en mettant en risque les rédidents au mépris des réglées de sécurité. C’est alarmant, c’est incroyable. En tant qu’aidant il est parfois difficile de s’exprimer et d’être écouté. Vous dérangez au risque que cela se reporte sur votre maman. Et la menace latente de « si vous n’êtes pas content vous pouvez changer d’établissement » que l’on vous asséne dans les oreilles. Les responsabilités oui les moyens humains ne sont pas adaptés. Du personnel cela coute pourtant ce n’est pas donné selon le statu de votre parent en GIRR. Il y a tellement de choses à dire. Il y a des numéros de téléphone pour la maltraitance des personnes âgées, des psychologues du travail, des guides de bonne pratique en ephad, une agence régionale de la santé, un statut pour les aidants, et plein d’autres moyens qui sont là mais non utilisés car parfois volontairement mis de de côté. Il y a tellement à dire. Quel courage vous avez eu et à espérer pour vous de retrouver un travail qui correspond à votre philosophie de vie : aider les personnes notamment qui en ont besoin.

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