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Les arbres partagent leurs ressources alimentaires en communiquant

L’idée qu’ils « communiquent» entre eux n’est plus considérée comme une fantaisie.

En effet, la science est de plus en plus encline à accepter la réalité de la communication entre les plantes.

Il avait été démontré que des arbres peuvent communiquer entre eux, du moins quand leur survie est en jeu.

Un scientifique a fait cette découverte, lors d’une étude sur les cas de mortalité importante constatée dans des élevages en Afrique du sud.
Dans ce pays, il existe des élevages d’antilopes, appelées koudous, et plusieurs d’entre elles ont été retrouvées mortes de manière inexpliquée dans leur enclos. En cette période de grande sécheresse, l’herbe est rare, et la seule nourriture qui reste, ce sont les feuilles d’acacias dont se nourrissent volontiers ces antilopes.

En fait, notre scientifique a eu une  intuition: il a prit un petit sac en plastique et l’a noué autour de l’extrémité d’une branche. Après un certain temps, il est venu avec une seringue, a piqué dans le sac et aspiré l’air contenu.
Après une analyse de cet air, il a constaté une forte concentration de phéromones, un gaz volatil. Les acacias stressés émettent une forte quantité de ces gaz; ceux-ci, poussés par les vents, entrent en contact avec d’autres arbres à proximité, qui modifient alors également la teneur en tanin de leurs feuilles.
L’arbre en danger se défend en modifiant la composition chimique de ses feuilles, mais il communique également ce danger à ses congénères acacias.
Les Indiens d’Amérique disent que les arbres se parlent, et cela devient évident après cette étude.

Les plantes — même si par définition, sont des êtres immobiles — sont capables d’envoyer des signaux à leurs semblables grâce à l’utilisation de composés organiques volatils.

Elles peuvent envoyer des messages chimiques par les airs à destination d’autres espèces, mais il s’avère aussi qu’elles communiquent par le sol, grâce à un réseau fongique appelé « mycorrhizal mycelium », aussi surnommé « Wood Wide Web » en référence à Internet.

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Si une plante est attaquée par un insecte ou par un champignon, elle peut le faire savoir à ses voisines qui en retour libéreront des composants permettant soit de lutter contre l’attaque, soit d’attirer un autre organisme qui se chargera de cette tâche.

Selon une étude récente, le rôle de ce réseau est avant tout de transporter et de distribuer les nutriments, mais il permet aussi de lutter contre une menace extérieure. Il faut tout de même préciser que tout ce qui est transmis par ce réseau n’est pas forcément bénéfique pour certaines plantes dans certains cas.

Ce réseau est rendu possible grâce au « mycorrhizal mycelium », un champignon qui vit autour des racines des arbres et qui permet le transfert de carbohydrates, de nutriments et d’eau. Grace à ce système, les plus anciens d’entre eux peuvent « nourrir » les plus jeunes, il est donc important de préserver ce champignon.

Nous pouvons lire sur planete gaia :

« Nos peupliers réagissent (…) dans les 50 heures qui suivent une agression en doublant la teneur en tanins de leurs feuilles dans le même temps, les arbres voisins non-agressés augmentent de près de 60 % leur teneur en tanins. Le responsable : l’éthylène, encore. Qui permet également à nos pommes et bananes de s’échanger des informations, non pas d’alerte, mais de croissance. Professeur de biologie végétale à l’université de Metz et auteur des Langages secrets de la nature, Jean-Marie Pelt observe, par exemple, que « des pommes en train de mûrir hâtent le jaunissement de bananes vertes mises à proximité ». Inversement, placées loin des pommes, les bananes mûrissent plus lentement. »

L’étude publiée dans Science : Belowground carbon trade among tall trees in a temperate forest.

Source de l’article lareleveetlapeste.fr  Resilience / Gurumed
paul-pujol.net