Pour aller au-delà du pardon 

au-delà du pardon 

Le 16 Octobre 2017. Image crédit : pixabay

Pour aller au-delà du pardon 

par Jacques Salomé

« J’aimerais que vous écriviez sur le Pardon », m’écrit cette correspondante. « Je trouve que cela s’associe très bien aux fêtes de Noël qui approchent, à la fin d’une année et aux promesses d’une année nouvelle. Je crois que le pardon peut engendrer plus de compassion et de tolérance ». Je suis désolé de ne pouvoir répondre plus positivement à cette demande, j’ai déjà beaucoup écrit sur cette question, j’ai souvent été interpellé et même critiqué pour mes positions à propos du pardon.

Au risque de décevoir ceux qui me lisent, je ne suis pas pour le pardon. Si je reste fidèle à mes convictions, je crois même que le pardon est une immense escroquerie à soi-même (pour celui qui pardonne) et également envers l’autre (celui qui se croit pardonné). Je sais que le pardon a été très valorisé par les premiers Chrétiens. En pardonnant à leurs persécuteurs, ils suscitaient admiration et par là même une certaine protection. Et ce n’est pas par hasard, si le pardon est si apprécié dans la plupart mouvances religieuses, s’il redevient une valeur actuelle. C’est devenu une quasi institution, qui renforce, à mon avis, le pouvoir dominant. Car le plus souvent il s’agit d’accorder son pardon au dominant, au plus fort, à celui qui détient le pouvoir et qui en a abusé, à celui qui a déposé une maltraitance ou fait violence…

Par contre, je défends la possibilité de mettre en œuvre une démarche spécifique que j’appelle: la pratique de la restitution symbolique des messages toxiques déposés sur nous, que ce soit au travers d’une violence physique, psychologique ou relationnelle, d’un simple geste, parole, ou attitude qui est vécue comme une maltraitance par celui qui la reçoit.

Pour aller au-delà du pardon :

J’enseigne qu’il est possible de restituer, de “remettre” chez l’autre, avec l’aide d’un objet symbolique, qui représentera l’impact de ce qui m’a blessé, (geste, parole, conduite, comportement…) pour ne pas garder en moi, dans mon esprit, dans mon corps, les impacts nocifs ou les effets pervers de ce geste, de cette parole, de ce comportement qui m’a été imposé et que je ne ressens pas bon pour moi.

Je crois que le seul pardon que l’on puisse accorder, c’est à soi même, pour n’avoir pas su se respecter, pour n’avoir pas “restitué” plus tôt les violences reçues, pour les avoir laissé s’enkyster, s’auto alimenter durant des années dans notre corps (c’est l’origine d’ailleurs d’un certain nombre de somatisations, de kystes et autres tumeurs qui vont se réveiller des années plus tard, même après qu’on ait pardonné).

Si je prends un exemple, plus fréquent qu’on ne l’imagine. Supposons que je sois le vilain monsieur qui, lorsque qu’elle avait 8 ans, a violé cette petite fille et en plus lui a imposé silence. Aujourd’hui je suis devenu un vieux monsieur de 85 ans, et cette enfant, une adulte active, épouse et mère, engagée dans la vie. Elle peut me croiser dans la rue, je ne la reconnaît pas (il y a si longtemps, je ne suis plus le même homme, je suis à moitié aveugle, je marche difficilement). Et cette femme pensant avoir digéré, assumé la violence que j’ai déposée dans son corps il y plus de trois quart de siècle, pour faire la paix avec elle même, pour ne plus se laisser entraîner par des ressentiments ou par compassion, décide de me pardonner. Ainsi donne-t-elle quitus à celui qui l’a violenté, le libérer, l’apaiser en quelque sorte de ce qu’il lui a fait…

Elle peut effectivement éprouver, dans un premier temps, une sorte de soulagement, plus de paix en elle. Mais si elle s’est débarrassée du ressentiment, des sentiments négatifs ou agressifs qu’elle avait encore envers son agresseur, la violence qu’elle a reçue est toujours en elle !

Cette violence reçue, enkystée dans votre corps ne s’est pas évaporée. La souffrance qu’elle portait s’est peut être diluée, apaisée, mais la violence est toujours là, présente, encore à l’affût, semblable à une bombe à retardement qui peut se déclencher à tout moment à partir d’une parole anodine, d’un geste banal, d’un comportement un peu atypique, par quelqu’un de son entourage proche ou moins proche. Ce sera l’équivalent d’un détonateur allumant une mèche qui déclenchera une implosion en elle.

J’ai à l’époque écrit à ma correspondante : « Si vous souhaitez ouvrir une réflexion sur le pardon, je vous invite à trouver quelqu’un d’autre pour aborder et développer ce thème s’il vous tient à cœur, car autrement mon propos s’intitulera : Je ne crois pas au pardon ».

Celle ci m’a répondu : « Je peux comprendre votre point de vue, même si je ne le partage pas tout à fait. Ce n’est pas moi la spécialiste. Je pense en effet que la violence qu’une personne a reçue dans son corps et dont vous parlez dans votre exemple sera, à mon avis, la même, qu’elle pardonne ou pas.

Mais je crois que si je pardonne au vilain monsieur de m’avoir fait du mal, c’est à moi que je fais du bien. En ce sens, le pardon me place au-delà de la souffrance, elle n’est plus devant moi, elle est derrière. En pardonnant, ça ne change rien aux faits, mais c’est pour moi une victoire sur la souffrance. À mes yeux, cela implique un cheminement intérieur, plus ou moins long, dépendant de l’intensité de la souffrance que j’ai engrangée.

C’est un peu le sens du propos dont j’aimerais témoigner.

Comment trouver la paix en soi (l’harmonie et le bien-être) dans un monde de violence, d’insécurité, d’injustices, de souffrances, de guerres ? En d’autres mots, comment faire fleurir le positif dans sa vie alors qu’on est entouré de négatif ? ».

Cette réflexion m’a stimulé pour réfléchir sur : COMMENT ALLER AU DELÀ DU PARDON… ?

Pour avancer un peu, dans ce sens, voilà quelques-unes de mes nouvelles réflexions.

J’entends un peu mieux sur quoi peut reposer une partie du malentendu qui sépare celui ou celle qui veut pardonner de mes propres positions. Il me semble qu’il y a une confusion entre trois phénomènes très différents et qu’il s’agit justement de ne pas confondre : violence reçue, blessure crée et souffrance produite.

La violence reçue nous vient en général d’un tiers, au travers d’une intention volontairement maligne ou destructrice ou d’une intention qui n’était pas maligne au départ mais qui va se révéler toxique ou violente pour l’autre…

La blessure, elle, est crée par la violence reçue (même si l’autre ne pensait pas la donner). Elle s’inscrit en nous plus ou moins profondément (suivant notre vulnérabilité, l’état de notre Moi, nos ressources…) et durablement, surtout si nous n’arrivons pas à mettre des mots dessus ou si les circonstances de la vie l’entretiennent ou la nourrissent. Elle peut rester ouverte, saigner, suppurer, s’agrandir ou se cicatriser lentement suivant ce que nous allons faire pour en prendre soin ou non. Elle peut s’enkyster autour de non-dits et de silence.

La souffrance est produite non seulement par l’impact de la violence, par l’importance de la blessure qui en résulte, mais elle aussi alimentée par toutes les pensées, ruminations, ressentiments, sentiments négatifs que nous produisons envers celui/celle qui nous a violenté et parfois aussi envers nous même (entretien de pensées négatives à notre égard, sentiment de culpabilité, auto reproches, auto répression…).

Je suis bien conscient que le pardon peut effectivement diminuer, dans un premier temps la souffrance et susciter l’équivalent d’une réconciliation avec soi ou avec son passé. Qu’il peut déclencher, une réunification entre des aspects contradictoires de nous mêmes et susciter un mieux-être, un soulagement. Autant de sensations réelles qui sont éprouvées, comme le soulignent souvent ceux qui pardonnent, d’avoir dépassé l’impact de la souffrance et cheminer vers plus de distanciation par rapport à ce qui s’est passé.

Mais il convient de préciser aussi que la souffrance ne vient jamais de l’autre, elle vient de nous-même, c’est-à-dire de la blessure provoquée ou réveillée par la violence reçue à un moment donné. Blessure qui restera engrangée dans ce que j’appelle la mémoire de nos oublis. Et donc que si la violence originelle, primaire, n’est pas restituée symboliquement, elle continue paradoxalement à entretenir, à nourrir la blessure, à la faire suppurer ou plus simplement à la maintenir sensible, et donc à nous rendre vulnérable.

Toute blessure d’ailleurs, qui peut sembler être apaisée, endormie, peut se réveiller des années plus tard à l’occasion d’une rencontre, d’une parole, d’un geste… et secréter encore de la souffrance. Ce qui paraît alors totalement incompréhensible à celui ou à celle qui l’a réveillée, surtout si c’est l’un de nos proches. Cela arrive très fréquemment dans les couples et celui qui la déclenche vit mal que son geste ou son attitude provoque une telle réaction. Il le vit le plus souvent comme injuste à son égard, ce qui le rend encore plus sourd et ne lui permet pas d’entendre le vécu ou le ressenti de l’autre.

Je le répète, il s’agit parfois d’une attitude banale, d’une phrase anodine, d’un geste qui est allé se “loger” dans une zone de vulnérabilité et qui va réactiver brutalement une blessure ancienne en sommeil…

Je pourrais également parler de ce que j’appelle l’auto-violence, celle que nous produisons à l’égard de nous-mêmes, et qui vient le plus souvent entourer, épauler et paradoxalement renforcer la violence originelle. Ainsi dans l’exemple d’un viol, la petite fille, puis la jeune fille et la femme par la suite, peut faire des cystites à répétitions, des hémorroïdes, des troubles gastriques (très fréquents) ou des blocages dans ses relations sexuelles avec le partenaire qu’elle aime, qu’elle a choisi… Et nous le savons (c’est terrifiant de le constater dans l’après-coup), cette auto-violence s’inscrit durablement, de façon répétitive durant des années et devient ainsi plus dévastatrice que la violence première ou primaire.

Depuis quelques 25 ans, j’enseigne et je développe outre la pratique des actes symboliques, un concept que j’appelle “Soins Relationnels”. En proposant des actes symboliques qui visent indirectement à diminuer, à soigner la souffrance et qui permettent de cicatriser la blessure. Pour arriver à cela, j’invite, ceux qui le souhaitent, outre le fait de pouvoir restituer une violence ou une maltraitance imposée, à celui qui en est à l’origine, d’apprendre à faire des reliances en amont (avec l’histoire de ses parents, avec son passé) et en aval (avec l’histoire de ses enfants quand il en a), des reliances avec son présent proche, et avec son avenir à travers ses projets en cours.

En reliant entre eux, des événements, des situations de son histoire, qui apparemment n’ont pas de rapports, mais qui vont faire apparaître et donner un sens nouveau à différents événements de sa vie. Ce que je constate, et les témoignages que je reçois abondent dans ce sens, c’est que cette démarche est très libératoire, qu’elle apaise, réconcilie la personne avec elle même, libère des ressources en friches et permet la circulation d’énergies nouvelles restées bloquées autour de la blessure originelle, enkystées dans, des souvenirs anxiogènes ou des ruminations.

On me demande souvent comment j’envisage concrètement cette mise en acte symbolique ?

Dans un premier temps, pour celui ou celle qui a reçu la violence (verbale, morale ou physique), je lui propose de trouver un objet ou d’en fabriquer un, de faire un dessin, une sculpture qui représenterait pour cette personne, et seulement pour elle, la violence qu’elle a reçue.

Ensuite, quand il se sent prêt, de faire un paquet et de l’envoyer à celui qui a fait violence. Il est important d’ajouter un mot explicitant la démarche. Par exemple : « Avec cet objet, qui la représente, je vous renvoie la violence que vous avez inscrite (ou déposée) chez moi quand j’avais dix ans ou douze ans. Aujourd’hui, je ne souhaite plus garder cette violence dans mon corps et je vous la restitue car elle vous appartient, c’est bien la vôtre ».

Il me parait important que ce geste, cette action soit faite non pas dans le réactionnel, (s’il a encore du ressentiment, un désir de vengeance, de punition, la démarche sera biaisée), mais dans un relationnel bien assumé. Cela suppose au préalable, une démarche de conscientisation qui pourrait s’exprimer ainsi :

« C’est bien moi qui ai reçu cette violence. C’est bien moi qui l’a gardée durant tant d’années. C’est bien à moi de m’en séparer, de m’en libérer, de rendre sa responsabilité à celui qui m’a agressé, en remettant chez lui, ce qui vient de lui…»

Je dois dire que j’ai de nombreux témoignages qui confirment l’efficience d’une telle démarche. Dont celui-ci : « J’ai eu le sentiment de grandir, de prendre enfin ma place dans cette vie, de devenir enfin la femme que je suis… »

Pour certains qui découvrent cette démarche, surgit alors ce que j’appelle la répression imaginaire. C’est à dire le fait de penser à la place de l’autre que si nous faisons cette démarche de restitution symbolique, celui qui reçoit un tel paquet, même assorti d’un mot, ne comprenne pas, soit blessé ou déstabilisé.

Je tente de rappeler alors, que toute relation ayant deux bouts, chacun des protagonistes d’un échange est responsable de son bout. L’un est responsable de ce qu’il a fait, l’autre de ce qu’il a reçu.

Responsable ne veut pas dire coupable, comme on fait l’amalgame trop souvent. Dans un accident d’automobiles l’un dira : « Il est responsable, c’est sa faute, il a grillé le feu rouge… »

Responsable cela veut dire que j’ai à me confronter aux conséquences de ma conduite, de me actes ou des mes comportements. Il y aurait encore beaucoup à dire, car cette démarche s’inscrit dans un ensemble cohérent proposé par la méthode ESPERE qui présente, outre quelques concepts structurants autour de la communication, des outils favorisateurs et des règles d’hygiène relationnelle accessibles à chacun et surtout transmissibles.

Il appartient donc à chacun d’entre nous, quand nous avons été agressé ou violenté, de se responsabiliser vis-à-vis de deux démarches différentes : pardonner ou symboliser.

Je souhaite à chacun de pouvoir faire un choix cohérent sur ce chemin de différence.

Source Pour aller au-delà du pardon  : .j-salome.com/ le site de Jaques :/www.j-salome.com/

Jacques Salomé est l’auteur, cliquez sur l’mage pour voir ses livres:

 

Une réponse à “Pour aller au-delà du pardon ”

  1. Le 16 Octobre 2017.

    Votre article: Pour aller au-delà du pardon
    J’aime beaucoup vos articles et souvent je m’y réfère pour avancer dans ma propre vie.

    Je comprend votre intention dans cet article et il est bon, et je crois sincèrement qu’il est bénéfique. Par contre souvent on a plus de contact avec nos agresseurs, peut importe le type d’agression, que l’agresseur soit mort, déménager, que ce soit un inconnu etc.

    Pour moi symboliser selon votre méthode devient difficile à faire car pour plusieurs blessures graves de mon passé, je ne sais même pas les noms de mes agresseurs, donc encore moins leur adresse. Je ne suis sûrement pas le seul dans mon cas.

    Vous serez d’accord avec moi qu’il est de votre responsabilité de guidez au mieux les personnes qui vous suivent, et de ne pas les laisser dans l’impasse.

    Je ne sais pas votre opinion sur les symboliques comme par exemple les 12 étapes des AA, à savoir plus précisément les étapes 5 ‘Nous avons avoué à Dieu, à nous même et à une autre être humain la nature exacte de nos tords.’ qui consiste à faire un pardon envers soi même et les autres, et la 9, ‘Nous avons réparé nos tords directement envers ses personnes, dans la mesure du possible, sauf lorsqu’en se faisant, nous risquions de leur nuire ou de nuire à d’autres.’ qui est clairement d’assumer notre responsabilité des actes destructeurs posés sur les autres et qui rejoint votre opinion sur la symbolisation des gestes.

    Donc je vous cite particulièrement ces 2 étapes car elles sont directement relié à votre article et relié directement aussi à ce que je vous disait plus haut, (agresseurs inconnus, etc).

    Voici donc où je veux en venir, je suis d’accord avec le fait d’avoir un geste symbolique envers ceux qui nous ont agressés (peu importe le type d’agression) et aussi, que lorsque nous agressons quelqu’un (la aussi peu importe le type d’agression) que l’on doit s’assumer en tant qu’agresseur.

    Par contre par le fait de ne pas connaître certains auteurs de nos agressions passées, et le fait de connaître plusieurs personnes de notre passé qu’on a agressé mais dont on ne sait plus où ils sont, il devient difficile d’aller dans le sens que vous dites pour faire un geste symbolique envers eux.

    Aussi, dans certaines circonstances, il est très destructeur de parler de gestes passés quand il s’agit de membres de notre famille, qu’on ai subit ou poser des gestes d’agressions quelconques.

    Ce que je viens de vous écrire, avec les 2 étapes AA, m’a donné cette possibilité de porter un geste symbolique dans ces cas là. Dans mon cheminent de vie, j’ai été énormément agressé par beaucoup de gens et bien sur j’ai aussi agresser énormément de gens vu mon dégoût des gens et de la vie qui était le reflet de mon enfance en tout point de vue.

    Au travers des différentes thérapies, des expériences de vie, de mon cheminement de vie, j’ai donc adapté et adopter dans mon cheminement de mettre sur papier tout ce que j’ai subit ou que j’ai fait subir aux autres, dans ce que je ne peux pas régler directement avec ses personnes et que je partage avec une personne de grande confiance. Ensuite, je brûle ses écrits en me concentrant sur le fait d’être libéré de ses personnes et des actes commit ou subit.

    Je pense que vous pouvez voir le geste symbolique accomplis ici, et pour moi ceci à fonctionner. Aujourd’hui je peux même discuter avec des gens dont je suis encore en contact sans aucun ressentiment, ni haine envers eux et avec beaucoup plus d’amour et de gestes sincères envers ma famille et mes proches.

    Au travers de ceci, il y a eu beaucoup de pardon pour ma part à faire à mes agresseurs et envers moi-même, même encore aujourd’hui il m’arrive de devoir faire des pardons sincères sur des gestes subit ou donné, car la mémoire passé revient au fur et à mesure que j’avance dans ma vie. Mais aujourd’hui quand certains événements dont je n’ai pas encore pardonné, car il en arrive encore qui refont surface, je ne les vois plus de la même manière et je les vis sans honte et sans haine , mais plutôt avec la paix intérieur que j’ai acquise depuis maintenant il y a au moins plus de 15 ans.

    Le pardon a été un incontournable pour moi pour avancer et réussir à avoir cette paix intérieur, mais il est vrai que sans un geste symbolique, il reste des stagnations de ce passé qui peuvent nous bouleversé avec un événement tout à fait anodin, comme avec un événement plus sérieux de notre vie actuelle. Mais j’ai compris que si ceci m’arrive, c’est que je n’ai pas fait le pardon sincère envers cette situation ou que je n’ai pas tout évacuer ce qui est relié à cet événement, d’ou aussi la nécessité du geste symbolique afin de tout supprimer ce qui est relié à un événement du passé.

    J’affirmerai que l’un ne va pas sans l’autre, dans mon cas, il me faut les 2, spécifiquement sur les gens que je ne peux pas rencontrer par le fait de ne pas savoir qui ils sont, ou où ils sont.

    Aujourd’hui j’aide des gens qui sont au prisent avec leur passé et je le fait de tout mon coeur et de toute mon âme et si j’arrive ne serait-ce qu’à aider 1 personne à vraiment aller de l’avant, j’aurais déjà beaucoup fait sur cette terre, car j’ai pris le temps de me soigné et malgré tout je ne suis pas parfait, mais au moins ma façon d’être et d’agir avec les autres à changer du tout au tout car aujourd’hui j’agit avec amour et sincérité.

    C’est donc ce que j’avais envie de vous partagez aujourd’hui en ce 17 octobre 2017. 🙂

    Merci de m’avoir lu. Pierre Lemieux, 56 ans.

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