bactéries alimentaires en plastique

Vient-on de découvrir la solution naturelle pour détruire les déchets?

Cette découverte pourrait être capitale! Et pour cause, des chercheurs du pays du Pays du Soleil Levant (Japon) ont identifié une bactérie qui pourrait révolutionner la face du monde.

Les chiffres ont de quoi faire frémir : nous produisons chaque année près de 220 millions de tonnes de plastique : un tiers de cette quantité finira dans la nature, dont 8 millions iront polluer nos océans.

Le recyclage de certains matériaux est une problématique depuis plusieurs années. Enfouies ou balancées en mer, ces matières difficiles à détruire (comme le plastique) sont de véritables pestiférées qui provoquent des sueurs froides aux écologistes. Elles détruisent des écosystèmes et intoxiquent des espèces animales.

Cette étude publiée le 11 mars dernier dans la revue américaine Science pourrait changer la donne. Les chercheurs japonais cités dans le magazine ont découvert une bactérie nommée Ideonella sakaiensis 201-F6 qui mange le PET (polytéréphtalate d’éthylène ou polyester), une matière utilisée dans la fabrication du plastique. Plus spécifiquement, cet organisme serait capable de briser les liaisons moléculaires du PET.

Les tests ont montré que cette bactérie se nourrit du polyester pour le transformer en source d’énergie et de carbone. Durant l’expérience, du plastique a été soumis à l’Ideonella vorace et en six semaines, la matière a été dégradée.

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Comment se fait-il que cette bactérie n’ait pas été découverte auparavant? La réponse est simple : cette bactérie se serait adaptée à son environnement (de plus en plus pollué) ces dernières années et aurait développé des enzymes capables de décomposer le polyester.

Cette découverte est encourageante et pourrait résoudre les problèmes de la pollution marine, notamment.

Certains scientifiques ont soulevé la possibilité de l’utiliser comme pulvérisateur pour détruire les plastiques qui flottent sur l’océan et qui ont été surnommés « le septième continent ». Cependant, les chercheurs ont précisé quecette bactérie ne pouvait pas flotter, cette option n’est donc pas envisageable pour le moment. Mais cette découverte ouvre la porte à de nouvelles possibilités : d’autres bactéries mutantes pourraient être découvertes et être utilisées en ce sens.

Affaire à suivre dans les prochaines années…

Qu’est-ce qu’une bactérie?

Être unicellulaire, à structure très simple, dépourvu de noyau et d’organites, au matériel génétique diffus, généralement sans chlorophylle et se reproduisant par scissiparité (définition selon le Larousse).

SOURCES : gizmaz.com | L’obs | Letemps.ch | sciencemag | theguardian.com | fredzone