vaches à hublot
Image crédit Public Sénat

Même si la secrétaire d’État à la transition écologique, Brune Poirson, a jugé la pose de hublots sur le ventre des vaches choquante, elle a cependant déclaré sur Public Sénat que cette pratique était utile pour les recherches, en attendant de développer d’autres alternatives à cette pratique.

L’association de défense des animaux L214 a récemment partagé un vidéo, dans laquelle on peut voir un centre de recherche appartenant au groupe agroalimentaire Avril basé à Saint-Symphorien dans la Sarthe.

Elle dénonce cette pratique du hublot où l’on fait un trou de 15cm de diamètre dans le ventre des vaches pour y faire des prélèvements et étudier leur digestion. L’association a déclaré «  Elles sont contraintes de vivre enfermées dans un bâtiment au sol bétonné, sans paille, à même leurs propres déjections».

Une pratique non douloureuse pour les vaches

Brune Poirson, invitée sur la chaîne Public Sénat, a affirmé « C’est choquant », mais « ce sont des pratiques scientifiques et qui ne font pas souffrir l’animal. On en est sûr car on sait mesurer le stress chez les animaux »

Avant d’ajouter « C’est utile, parce que nous avons besoin de la science ». Elle a également estimé qu’il serait préférable de « mieux encadrer ces pratiques-là » et de trouver des alternatives. « L’Inra (l’Institut national de la recherche agronomique) y travaille déjà (…) et j’espère qu’il pourra rendre des conclusions avant 2025 », a-t-elle annoncé.

Brune Poirson a également déclaré « Mais c’est toujours un équilibre qui est compliqué, difficile, parce que nous avons besoin de la science sur beaucoup d’aspects, y compris parfois paradoxalement pour développer des médicaments qui peuvent être bénéfiques pour les animaux ».

Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, avait répondu dans le même état d’esprit sur BFMTV, rappelant aussi que la pose de hublots sur les vaches est une pratique répandue à travers le monde entier et encadrée par les autorités. Le ministre a d’ailleurs déclaré que l’intrusion de L214 était regrettable, car « ces images peuvent être aussi détournées et amener un peu de tension ».

Nous redécouvrons régulièrement l’existence des vaches à hublot dans les médias, mais à quand remonte réellement cette pratique ? Les ouvertures sur l’appareil digestif auraient commencé vers le milieu du XIXe siècle. Mais l’utilisation de la canule, une pièce servant à maintenir l’ouverture, remonte à 1928. Mais cette pratique peut-elle encore être tolérée sous prétexte de plus de productivité, la production n’a-t-elle pas déjà atteint certaines limites ?