bébés toxicomanes

Faire du bénévolat pour câliner les bébés toxicomanes peut leur sauver la vie !

Le 10 Août 2017 :  Image crédit : source

Faire du bénévolat pour câliner les bébés toxicomanes peut leur sauver la vie !

Les bébés vulnérables, nés dépendants des analgésiques ou de la drogue, sont apaisés dans leurs premiers moments de vie difficiles par des bénévoles dont la seule mission est uniquement de les câliner et de les caresser tendrement.

Aucun bébé ne devrait entrer dans cette vie sans connaître le plaisir rassurant des câlins et les joies fondamentales de la tendresse. Convaincus par cette évidence, de plus en plus d’hôpitaux font appel à des câlineurs bénévoles ! L’ objectif est simple: palier les défaillances des mères en difficulté, notamment celles des mamans toxicomanes.

Ce programme a été mis en place dans tous les hôpitaux et les établissements de soins à travers les USA. Depuis lors les services hospitaliers sont envahis par les demandes de personnes voulant offrir un réconfort physique aux bébés qui passent par le processus de retrait.

Faire du bénévolat pour câliner les bébés toxicomanes peut leur sauver la vie:

On cherche une personne pour câliner ce nourrisson malade:

Beaucoup d’études ont prouvées les bienfaits du contact physique humain chez les bébés en difficulté, et le personnel médical a constaté que le recrutement de volontaires dont le but est de tenir et étreindre les bébés, incluant peut-être leur chanter ou chuchoter des mots doux à leurs oreilles, avait un effet positif sur les nouveau-nés.

De nombreux bébés passent des semaines ou des mois hospitalisés, car ils sont tout doucement sevrés aux drogues auxquelles ils ont été exposés pendant la grossesse de leurs mamans.

Parfois, ils ne sont en compagnie de leurs parents, étant donné que leurs mères passent beaucoup de temps chaque jour à participer à des programmes de réadaptation.

« Ces nourrissons ont besoin de sentir l’amour, le toucher humain et une voix douce pour les réconforter quand ils sont dans la douleur », dit Maryann Malloy, infirmière gestionnaire de l’unité des soins intensifs néonatales à Einstein Medical Center à Philadelphie.

Leurs symptômes de sevrage varient en fonction des drogues prises par la mère, ils peuvent inclure des pleurs excessifs, de la fièvre, de l’irritabilité, une respiration rapide, des convulsions, des troubles du sommeil, des tremblements, des vomissements et de la transpiration.

« Les nouveaux-nés de mère toujours consommatrice d’héroïne en fin de grossesse et au moment de l’accouchement présentent, peu de temps après la naissance, un syndrome de sevrage, associant hyperexcitabilité, hypertonie, troubles digestifs et respiratoires. L’interaction précoce mère-enfant se construira alors bien souvent dans un contexte très difficile, avec une mère peu disponible psychologiquement  pour son enfant, souvent culpabilisée et un bébé irritable et difficile à  satisfaire (…) Petit poids de naissance, périmètre crânien inférieur à  la normale, surmortalité de mort subite du nourrisson, hyperexcitabilité, sont les principaux symptômes mentionnés dans de nombreuses études sur la question. »

Beaucoup de ces bébés démarrent leur vie sous méthadone. C’est à dire la dose d’amour dont ils ont besoin…

Découvrez comment ce service était mis en place, et comment bénévoles et bébés s’entraident :

Les bébés souffrent du syndrome néonatal d’abstinence (NAS) en raison de leurs mères utilisant des analgésiques de prescription ou des drogues comme l’héroïne ou la méthadone. Les médecins ont noté qu’avoir des volontaires disponibles pour les bébés a réduit à la fois la quantité de médicaments dont ils avaient besoin et leur durée de séjour dans les unités de soin. Certains bébés ont également montré d’autres améliorations, comme en gagnant du poids plus rapidement.

Le recrutement des « câlineurs » pour aider à soigner les nourrissons vulnérables est maintenant une pratique répandue aux États-Unis. Il a été utilisé par certaines institutions qui remontent aux années 1980 pour les bébés prématurés et ceux nés de mères toxicomanes.

De plus en plus de nourrissons vulnérables !

Cependant, le problème des bébés nés avec le syndrome néonatal d’abstinence (NAS) aux États-Unis semble être de plus en plus répandu. Un rapport de 2013 a montré qu’un plus grand nombre de femmes utilisaient des analgésiques prescrits pendant la grossesse et abusaient aussi de médicaments sur ordonnance.

Selon l’Institut national sur l’abus des drogues, toutes les 25 minutes un bébé naît avec une dépendance. Le Conseil de confinement santé de la Pennsylvanie a indiqué que dans sa seule région, le taux d’hospitalisation des nouveau-nés avec des problèmes de toxicomanie a grimpé de 250 % de 2000 à 2015, lorsque près de 20 sur 1000 nouveau-nés font face à des problèmes de sevrage.

Des programmes de bénévolat semblables sont offerts aux États-Unis. Le Thomas Jefferson University Hospital, à Philadelphie, a un cours de formation de quatre heures pour ses « câlineurs  » de bébés toxicomanes. Une fois vérifiés et formés, les volontaires mettent en place des quarts de travail surveillés de trois heures.

Le Boston Medical Center a aussi un programme appelé CALM où les bénévoles aident à réduire le stress maternel et infantile. Beaucoup de personnes se sont inscrites au programme de câlins de Jefferson, au point où leurs registres sont maintenant fermés à de nouveaux bénévoles jusqu’au milieu de l’année.

En France, on estime à  2 500 le nombre de « jeunes femmes consommatrices d’héroïne surtout, mais aussi d’alcool, de cocaïne et de psychotropes qui accouchent tous les ans. »

En France et au Canada, il n’y a pas de câlineurs bénévoles pour aider ces bambins, mais quelques initiatives remarquables. Au CHU de Montpellier, par exemple, un accueil spécialisé des femmes enceintes toxicomanes existe depuis 1997. Résultat, alors qu’autrefois 60% des mamans toxicomanes plaçaient leurs enfants en foyer, aujourd’hui elles ne sont plus que 4% ! Un progrès énorme…

Chaque enfant a besoin d’amour et de contact humain. Des volontaires ?