Une municipalité a embauché un maraîcher pour fournir ses cantines en aliments bio et locaux

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aliments bio et locaux
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Une municipalité a embauché un maraîcher pour fournir ses cantines en aliments bio et locaux

Toutes les communes sont désormais tenues de proposer un repas végétarien hebdomadaire dans les cantines depuis le 1er novembre 2019. Cependant, des communes ont fait le choix d’aller encore plus loin et de proposer des aliments locaux et bios.

Par exemple, à Barjac, dans le Gard, la cantine propose uniquement des aliments issus de l’agriculture biologique et locaux à ses élèves. La commune prend en charge 6€ sur les repas qui coûtent 8€50.

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En 2011, la commune de Mouans-Sartoux a pris la décision d’employer un agriculteur municipal et de cultiver 6 hectares pour subvenir aux besoins de ses cantines. Pour le terrain, la mairie a pris la décision de préempter celui qui devait devenir un lotissement.

Désormais, deux maraîchers produisent 22 tonnes de fruits et légumes par an.

Cela équivaut à 80% des besoins des trois cantines. L’adjoint au maire a déclaré :

« Il ne reste plus que la période la plus hivernale, mais nous sommes en train de réfléchir à un système de conserves avec le surplus de certaines périodes, pour arriver à couvrir tous nos besoins sans faire appel à d’autres producteurs bio »

Faire cela a un surcoût de 20 centimes par élève, qui est largement compensé par la fin du gaspillage alimentaire.

Lorsque le maire a fait passer un questionnaire parmi les parents pour évaluer le taux de satisfaction dans les cantines, il a été très agréablement surpris par le résultat qui était de 99%.

Mais lorsque nous arrivons à l’heure du déjeuner, les assiettes des enfants ressemblent à toutes celles qui sont dans les autres écoles. Pour parvenir à ce résultat, il a fallu passer plus de temps pour préparer les repas à partir des aliments bio.

«Nous avons dû les convaincre, car avant il suffisait juste d’ouvrir des poches de surgelés, précise Gilles Pérole. Mais cela n’a pas été compliqué, pour eux c’est devenu un plaisir et une fierté de travailler avec des produits de qualité. »

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La mairie a également réalisé une étude pour déterminer la consommation réelle des enfants. Grâce à cela, il y a 80% de déchets en moins dans les poubelles

« Certains nous disent : « Mais comment faites-vous avec les grammages recommandés pour les aliments ? », déclare Gilles Pérole. Il suffit de se renseigner : ce n’est qu’une recommandation du GEMRCN, pas une obligation. Il faut savoir prendre ses responsabilités par rapport aux enfants. Savoir sur quoi on peut prendre des libertés. »

Depuis ce succès, la commune a reçu de nombreuses visites d’autres municipalités souhaitant suivre la même voie. Mais très peu sont allées jusqu’au bout.

« Nos visiteurs sont toujours impressionnés et repartent ravis, mais cela finit souvent par coincer quelque part. Nous sommes en train d’étudier pourquoi. Il faut dire que c’est un projet qui ne peut pas être livré clé en main. Chaque commune a ses habitudes et ses obligations. Il faut s’inspirer de notre idée et pas juste la dupliquer pour que cela fonctionne », dit Gilles Pérole. Ce qu’il faut, c’est commencer par des petites actions. En 2005, nous avons réfléchi à un rééquilibre alimentaire dans les cantines en proposant plus de légumes. En 2008, nous avons décidé de passer au bio, puis il y a eu l’idée de la régie agricole, etc. Cela nous a pris du temps. Il faut privilégier le bon sens. La restauration collective est une succession d’actions, il suffit donc de modifier progressivement les habitudes..»

La municipalité aimerait aussi encourager l’implantation de nouveaux agriculteurs bio sur son territoire. Une façon de continuer à croire en un projet qui mettra un peu plus de temps à se concrétiser, que tous les aliments bio des cantines soient en provenance de Mouans-Sartoux.

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Cyril R.

C’est très probablement mon père qui m’a transmis cette passion que j’essaierai moi-même de transmettre à mes enfants. Dès que j'ai un peu de temps, je profite de l’occasion pour passer du temps dans la nature. Par ailleurs, je m’intéresse également à tout ce qui touche au bien être et à l'écologie de près ou de loin, je suis fasciné par toutes les méthodes d’investigation, vérifiables et reproductibles ayant pour but de produire des connaissances. J’ai donc décidé de rédiger des articles qui touchent à ces domaines. J’espère pouvoir vous transmettre un peu de mon savoir et de mon amour pour la nature.

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