La société a mis au point un film transparent 100% bois. Totalement biodégradable et compostable.LOCVDN

La société a mis au point une feuille transparente 100 % bois. Un film transparent biodégradable et compostable, qui peut révolutionner les barquettes alimentaires. Mais aux nombreux débouchés connexes.

Du cellophane Français de bois 100% biodégradable

Une société a fait un film « plastique » transparent à partir de… bois ! Biodégradable, compostable, cette feuille pourrait constituer une alternative à l’habituel cellophane posé sur les barquettes alimentaires micro-ondables, entre autres usages possibles.

Cela ressemble à s’y méprendre à une feuille en plastique. Et pourtant, cette feuille n’a pas une once de pétrole dans sa composition. Sa composition, c’est du bois, toujours du bois, rien que du bois. Elle est née dans les bureaux de FDR emballages à Comines, petite entreprise familiale. Une parade pour tous ces plats en sauce qui se retrouvent dans des barquettes. «  On ne voulait pas de produit pétrochimique  », raconte Thierry Franssen, le directeur de l’entreprise.

cellophane

Un film transparent, totalement biodégradable et compostable, voilà la trouvaille qui devrait révolutionner l’emballage alimentaire. «  On pourrait en supprimer au moins 25 %  », prédit le directeur. Reste à convaincre, progressivement tous les clients potentiels, qui ont mis un peu de temps à suivre l’entreprise cominoise. «  Mais les livraisons ont commencé  », rassure Thierry Franssen qui reconnaît qu’il a fallu un peu de temps entre la mise au point du produit et les commandes. Cette feuille en bois, à la différence d’un plastique traditionnel, a l’avantage de résister au gras, à l’humidité, peut aller au four ou au micro-ondes. «  Le coût supplémentaire, très limité semble un frein, précise le Cominois. Les entreprises doivent comprendre que grâce à ça, toute leur barquette est recyclable, il y a moins de déchets et donc, des taxes écoemballages qui baissent. Ils sont gagnants.  » Un message également valable pour les grandes surfaces…

Le refus du pétro-chimique

Première cible de cette invention, les barquettes alimentaires. Restauration rapide, mais pas que. «  Il y a beaucoup plus de marchés que l’on n’imaginait  », se réjouit Thierry Franssen. Celui des compagnies maritimes, par exemple. «  On a un certificat pour la destruction en mer : en quinze jours, il ne reste plus rien, c’est détruit par les bactéries ou le plancton  ». Il évoque également le marché des hôpitaux qui pourrait représenter jusqu’à 20 à 30 millions de boîtes, les sacs des sandwicheries qui pourraient avoir une «  fenêtre » transparente, mais aussi les paquets de café, désormais 100 % biodégradable. Une marque australienne s’est déjà laissée séduire et a été livrée. Avec ce procédé, FDR emballages a aussi lancé un doggybag, «  avant que tout le monde en parle  », avec une boîte étanche et qui va directement au micro-ondes.

Au final, « à plus ou moins court terme, si tout le monde veut faire l’effort pour réduire les déchets », Thierry Franssen table sur 400 à 500 millions de boîtes biodégradables chaque année.

Autre alternative : le plastique à base d’algues

Sources :LaVoixduNord.fr / NordÉclair.fr

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