Changer de vie

Changer de vie : le jour où elle réalisa que sa vie ne lui convenait plus

Elle en avait assez de ne pas être complètement elle-même, elle réalisa que ne pas être fidèle à elle-même ne rendait pas service à son âme et au monde, elle voulait changer de vie.

Par Lisa Blanche. Le 26/01/2019

Elle en avait assez d’écouter le bruit du monde.

Et elle réalisa que la voix tranquille de son âme était le plus beau son.

Elle ne voulait plus remettre en question ses motivations, ses intentions, l’appel de son âme. Et, elle se rendit compte que les questions cherchaient des réponses et qu’elle connaissait probablement déjà les réponses.

Elle avait assez de s’efforcer, de parcourir et de rester sur le chemin difficile. Et elle réalisa que le fait de prendre des mesures difficiles pouvait être le signe qu’il était temps de choisir un autre chemin et de changer de vie.

Elle en avait assez des distractions, des petites addictions qui l’éloignaient des vrais désirs de son âme. Et elle réalisa que la force de caractère provenait de la concentration et de l’engagement.

Elle en avait assez de ne pas suivre les désirs qui hurlaient dans son âme chaque jour. Et elle réalisa que si elle n’y faisait rien, ils mourraient à petit feu en emportant un morceau de son âme.

Elle ne voulait plus des dîners et des cocktails où les conversations étaient superficielles. Et elle réalisa que les boissons déformaient la réalité et créaient un bonheur temporaire qui n’était pas réel.

Elle n’avait plus envie de plaire à tout le monde. Car elle avait conscience que ce ne serait pas possible de toute manière.

Et elle n’avait plus envie de se poser des questions, elle réalisa qu’elle devait suivre son cœur car il connaissait la vérité.

Elle en avait assez d’analyser toutes les options, de peser le pour et le contre et d’essayer de tout comprendre avant de se lancer. Et elle réalisa que sauter le pas impliquait de ne pas voir complètement où cela allait mener.

Elle en avait assez de s’inquiéter, comme si l’inquiétude était le prix à payer pour que tout se passe bien. Et elle réalisa que les inquiétudes ne devaient pas faire partie du processus.

Elle en avait assez de s’excuser et de jouer petit pour que les autres se sentent à l’aise et bien intégrés. Et elle réalisa que l’adaptation était excessive et que sa lumière rendait les autres assez courageux pour faire de même.

Elle en avait assez des remords et des « et si ». Et elle réalisa que le recul ne s’appliquait jamais car les circonstances avaient toujours un aspect différent dans le rétroviseur .

Pour changer de vie, elle ne voulait plus des amitiés fondées sur une histoire commune et des expériences passées.

Et elle réalisa que si les amis ne pouvaient pas évoluer ensemble ou qu’ils ne suivaient plus le même chemin. Il était normal de les laisser partir.

Elle ne voulait plus essayer à tout prix de s’intégrer et de se faire accepter. Car le prix à payer pour être inclus était trop élevé et trahissait son âme.

Et elle en avait assez d’être épuisée et réalisa que cela venait du fait qu’elle passait son temps à faire des choses qui ne lui apportaient pas de joie et ne nourrissaient pas son âme.

Elle n ‘avait plus envie d’essayer de tout comprendre, de connaître les réponses, de tout planifier et de voir toutes les possibilités avant de commencer. Car elle réalisa que les meilleurs moments dans la vie étaient ceux auxquels elle ne s’attendait pas.

Et elle ne voulait plus chercher l’amour. Car elle réalisa qu’aimer et s’accepter était le meilleur type d’amour et la graine à partir de laquelle tout autre amour commençait.

Pour changer de vie, elle ne voulait plus se battre, ni essayer de changer ou ne pas accepter son corps. Et elle réalisa que le corps avec lequel elle était venue au monde était le seul dont elle disposait. Donc elle devait l’aimer et l’accepter.

Elle ne voulait plus être à l’écoute, connectée et à jour constamment. Et elle réalisa que les nouvelles et le bruit du monde étaient toujours au rendez-vous. Une cacophonie qui ne ralentissait jamais ni ne se taisait et qu’écouter le silence de son âme était ce qu’il y avait de mieux.

Elle ne voulait plus comparer et regarder la vie des autres comme un miroir pour elle-même. Et elle réalisa qu’elle avait son propre miroir dans la meilleure et la plus belle des lumières.

Elle en avait assez d’avoir raison.

Et elle réalisa que la vérité de chacun était relative et personnelle, et que le seul droit requis était-il celui qui semblait le meilleur pour elle.

Elle en avait assez de ne pas se sentir à sa place dans le monde. Et elle réalisa qu’elle ne se sentirait peut-être jamais à sa place dans le monde. Mais que le sentiment d’être à sa place dans son âme était suffisant pour changer de vie.

Elle ne voulait plus être drainée par des personnes qui ne veulent pas prendre le temps nécessaire à leur propre processus et qui voient des raccourcis à travers le sien. Et elle réalisa qu’elle pouvait partager son expérience, mais que tout le monde devait faire son propre travail.

Elle ne voulait plus essayer de changer les autres ou de leur faire voir des choses. Et elle réalisa qu’elle pouvait seulement donner l’exemple aux autres.

Elle n’avait plus envie de voir la blessure comme quelque chose à éviter, à prévoir ou en quelque sorte de sa faute. Et elle réalisa que la douleur la façonnait autant que la joie et qu’elle en avait besoin pour apprendre et évoluer.

Elle ne voulait plus juger les autres. Et elle réalisa que le fait de juger supposait la présence du bien et du mal. Et qu’il y avait une différence entre utiliser des informations pour informer et faire du tort à une autre personne.

Elle ne voulait plus avoir de regrets, car elle réalisa que si elle avait mieux su, elle aurait mieux fait.

Et elle ne voulait plus être en colère. Elle se rendit compte que la colère n’était qu’une lampe de poche qui lui montrait ce dont elle avait le plus peur.

Et elle ne voulait plus être triste, car la tristesse était née quand elle avait trahi sa propre âme et fait des choix qui n’étaient pas fidèles à elle-même.

Elle ne voulait plus jouer petit car elle réalisa que si les autres ne pouvaient pas gérer sa lumière. C’était parce qu’ils avaient peur de la leur.

Et elle ne voulait plus crier au-dessus du bruit du monde, car elle réalisa que vivre à voix haute pouvait se faire tranquillement.

Elle n’avait plus besoin d’une autorisation, d’une validation ou de l’autorité. Elle réalisa qu’elle était sa propre autorité.

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