animal sauvage

Animal sauvage

Ils son coupable d’avoir sauvé la vie d’un animal sauvage

L’animal pourrait être euthanasié et le propriétaire mis à l’amende

Ce couple des Laurentides devra payer une amende entre 680 $ et 1400 $ pour avoir recueilli il y a quatre ans un faon de 5 jours près de sa mère morte.

May, la petite biche, vivait tranquillement avec le couple depuis quatre ans, sur leur immense terre de Wentworth-Nord, dans un enclos de quatre acres. L’animal était domestiqué au point où il entrait parfois dans la maison.

À la suite d’une plainte, des agents de la faune ont saisi l’animal lundi. Puisque le cerf domestiqué ne peut pas être retourné dans la nature, il se pourrait qu’il soit euthanasié.

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PHOTO COURTOISIE
La biche prénommée May était devenue un membre de la famille d’Yves Martel.

«Au Québec, on n’a pas le droit de sauver la vie des animaux sauvages. Par contre, on a le droit de les tuer», s’insurge Brigitte Thomas, qui héberge l’animal depuis quatre ans.

« Au Québec, on n’a pas le droit de sauver la vie des animaux sauvages. Par contre, on a le droit de les tuer. » – Brigitte Thomas, qui hébergeait l’animal depuis quatre ans

Mme Thomas affirme avoir réussi à négocier pour acheter un peu de temps avant que celle qui était devenue une membre de la famille soit emmenée. Puis elle a dû participer à sa séparation en attirant l’animal pour que les agents réussissent à l’endormir. Son conjoint, Yves Martel, n’a eu d’autre choix que d’aider les agents à hisser l’animal dans le camion.

«Les agents nous ont dit qu’on brimait l’animal dans ses droits. Ça veut dire qu’il aurait fallu la laisser mourir sur le bord de la route pour respecter ses droits?», dit Mme Thomas.

«On n’avait pas planifié de garder en captivité un animal sauvage. C’est la vie qui nous l’a amenée. Ils sont venus la prendre alors qu’elle était bien, pour la mettre dans un refuge temporairement. Il est possible qu’elle soit euthanasiée, car ils nous ont dit qu’elle était non réhabilitable pour la forêt», affirme-t-elle.

Il faute se battre

Le couple compte tout tenter pour récupérer l’animal, membre à part entière de leur famille.

Le porte-parole du ministère, Jacques Nadeau affirme que le cerf de Virginie est une espèce à déclaration obligatoire.

«La première chose qu’il faut faire quand on trouve un animal sauvage blessé, c’est de contacter la ligne SOS Braconnage et de le confier aux agents de la Faune. Si ces gens avaient fait cette démarche, ils auraient pu faire une demande de permis pour pouvoir le garder.»

Selon lui, May est en sécurité dans le refuge où elle se trouve, et il n’est pas trop tard pour que sa famille adoptive fasse les démarches nécessaires pour la garder. «L’euthanasie est la dernière option envisagée par le ministère», dit Jacques Nadeau.

Et en France qu’en est-il?

Certains particuliers se sont mis hors la loi en voulant sauver des animaux sauvages :

  • Zouzou, un bébé renard découvert à côté de sa mère morte (source)
  • Mimine, une femelle sanglier élevée dans une maison de Veyrines de Vergt (source)
  • Gypsy, une laie recueillie par une habitante de la commune de Saint Etienne de Puycorbier (source)

Toutes ces personnes ont été condamnées par la justice du fait d’avoir détenu illégalement des animaux sauvages sans agréments. Pour pouvoir garder leur compagnon elles doivent avant tout se mettre en règle et obtenir les autorisations préfectorales nécessaires.

En réalité chaque cas est différent, comme nous le souligne l’Office National de la chasse et de la Faune Sauvage, et peuvent se solder par des peines de prison et des amendes…

Source :  JDM

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