Comment un adorable petit garçon doux aimant jouer avec les filles devient-il soudainement un homme ? Qu’est-ce qui le fait devenir un vrai homme dans le sens agressif et dur, comme l’impose la société? S’agit-il d’une évolution naturelle ou bien du conditionnement de la société?

Par Éric Fontaine. Le 09/02/2019

Le court-métrage «Je suis un homme, un vrai» nous donne une réponse à la fois puissante et attristante.

D’autre part, il nous transmet un message très profond sur la masculinité toxique.

Qu’il le fasse consciemment ou non, un père essaie d’influencer le caractère de son fils et de l’endurcir. C’est exactement ce que fait ce père, lors d’un entraînement de rugby. En effet, il rappelle certaines choses à son fils qui lui semblent évidentes.

Lorsqu’on voit le père s’exprimer avec beaucoup de froideur et de violence, on réalise rapidement qu’il reproduit le même schéma qu’il a vécu lorsqu’il était plus jeune. Ainsi, à cause de la masculinité toxique, il envoie sa fille dans les gradins et tente de conditionner son fils afin qu’il n’éprouve plus aucun sentiment. Il semble d’ailleurs bien décidé à lui apprendre à refouler toutes ses émotions.

Découvrez ci-dessous le court-métrage de « Je suis un homme, un vrai, » sur la masculinité toxique qui participe au Nikon Film Festival :

Aurélien Mathieu, le réalisateur de « Je suis un homme, un vrai » a ainsi déclaré :

« Ce film, que j’ai co-écrit avec Julie Bonnemoy, nous tient très à cœur car il traite de la souffrance qu’engendrent les injonctions de la virilité qui poussent les hommes à se détacher de leurs émotions (…) L’objectif est d’inspirer le spectateur à concevoir d’autres formes de masculinité et de faire comprendre que l’égalité des sexes ne sera pas possible tant que la société continuera à éduquer un sexe en opposition à l’autre. »

Mettre en lumière certaines choses pour mieux les changer peut être très utile. C’est d’autant plus nécessaire lorsque l’on souhaite combattre la masculinité toxique.

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