Crème solaire pour enfants: « Que du marketing », révèle 60 millions de consommateurs

Le 23 Mai 2018. Image crédit : Pixabay

Crème solaire pour enfants: « Que du marketing », révèle 60 millions de consommateurs

Au contraire, selon le site américain, l’oxybenzone, utilisé comme un filtre ultraviolet dans les crèmes solaires, et le retinyl palmitate, sont soupçonnés d’augmenter les risques de cancer, et de causer des perturbations hormonales.

D’après une enquête de 60 millions de consommateurs, il serait complètement inutile d’acheter une crème pour enfant et une autre pour adulte…

Faut-il vraiment acheter de la crème solaire « spécial enfant » pour protéger nos bambins ? 60 millions de consommateurs se penche sur la question dans une enquête baptisée Crèmes solaires pour enfants : Que du marketing ?.

L’association a passé au crible dix protections solaires pour adultes et neuf pour enfants, en fonction de trois critères : efficacité de la protection, toxicité potentielle et qualité de l’étiquetage.

Conclusion : non seulement les crèmes solaires « enfant » n’apportent aucune valeur ajoutée par rapport à celles des adultes, mais elles contiennent de plus des ingrédients parfois controversés… Le tout pour un prix souvent plus élevé.

Peu de différences en termes d’indices de protection

60 millions a comparé les versions « adulte » et « enfant » des mêmes produits, et constaté que la protection solaire fournie et la composition des produits était souvent similaire, voire quasiment identique, comme par exemple pour les marques Avène et Ambre Solaire.

Quant aux autres marques analysées – Lancaster, Nivea Sun, Mixa, La Roche Posay, Aptonia et Lovea – il y a bien des différences dans les ingrédients entre les versions enfant et adulte, mais la protection solaire reste élevée « dans la catégorie enfant comme dans la catégorie tout public ».

Voir aussi :Voici un tableau sur les substances toxiques dans les cosmétiques

Des « perturbateurs endocriniens potentiels »

Plus inquiétant, 60 millions de consommateurs révèle que les crèmes solaires pour enfant peuvent aussi contenir des ingrédients préoccupants.

Ainsi, la crème « Wet skin sun for kids » de Lancaster récolte un 9,5/20 en raison de la présence d’ethylhexyl methoxycinnamate, un filtre UV soupçonné d’agir « comme un perturbateur endocrinien potentiel », souligne le magazine qui explique que sa présence « est particulièrement inacceptable » dans un produit pour enfants.

Les crèmes pour adulte Bioderma photoderm MAX brume solaire, Lancaster Wet skin sun sport et Garnier Ambre solaire sensitive expert + brume sèche protectrice n’obtiennent pas non plus la moyenne en raison de « perturbateurs endocriniens potentiels ».

Des allergènes dans les crèmes pour enfants ?

Les marques Mixa, Ambre Solaire de Garnier et Lancaster ne sont pas en reste puisqu’elles utilisent l’octocrylène, un autre filtre UV pouvant causer des allergies au soleil. On retrouve aussi dans les crèmes enfants « Sun kids spray » Nivéa des molécules parfumantes potentiellement allergènes. Enfin, la crème « Anthelios » de La Roche Posay contient un dérivé du camphre.

Selon Laurence Netter, dermatologue interrogée par LCI, « le seul intérêt d’une crème estampillée ‘pour enfants’, c’est qu’elle ne doit pas contenir de filtre chimique, pour éviter tout risque d’allergie. Seuls les filtres minéraux sont normalement autorisés, et ils ont pour seul inconvénient de blanchir un peu la peau ».

Des différences de composition « infimes »

60 millions de consommateurs, qui estime que « les différences de compositions entre les crèmes familiales et « enfants » sont infimes », recommande ainsi l’utilisation d’une seule et même crème solaire pour toute la famille.

De manière générale, « mieux vaut se fier au niveau de protection indiquée (faible, moyenne, haute ou très haute protection) (…) plutôt qu’à l’indice spécifié », note le magazine, qui rappelle enfin que pour les enfants, « la meilleure protection solaire reste le vêtement ».

La crème solaire protège contre les ultraviolets est irréfutable. En revanche, des études alimentent des doutes sur les capacités qu’on lui prête à protéger contre le cancer de la peau, relate un article de Five Thirty Eight.

Article connexe : La crème solaire est un véritable poison pour nos océans

Source : 20 Minutes avec agence

Notez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*