Déforestation record

BIODIVERSITE :Tous les ans, nous perdons des forêts qui sont équivalentes à la surface de la Grèce.

Et la déforestation en 2018 aurait battu des records, puisque 12 millions d’hectares de forêts tropicales ont été détruits. C’est ce qu’a divulgué le World Resources Institute (l’institut des ressources mondiales). Parmi ces forêts, il y a 3,64 millions d’hectares de forêts tropicales primaires, qui sont indispensables pour réguler les températures et soutenir la biodiversité.

Par Antoine Mercier. Le 27/04/2019

Pourtant, ces chiffres seraient inexacts d’après un rapport annuel dirigé par Global Forest Watch. L’année 2018, serait quatrième au classement de la pire année de déforestation des forêts tropicales. Les 3 pires années sont 2016, 2017 et 2014. Parmi les pays les plus touchés, on retrouve l’Indonésie, la République démocratique du Congo, le Brésil, la Bolivie et la Colombie.

Frances Seymour, du WRI, a déclaré « Il est tentant de saluer une deuxième année de baisse après le pic de 2016. Mais si l’on regarde sur les 18 dernières années, il est évident que la tendance globale reste à la hausse ».

Le rythme de déforestation est préoccupant

Les chercheurs sont très préoccupés par la destruction massive des forêts tropicales primaires, car ce sont elles qui ont le plus fort impact sur les émissions de gaz et la biodiversité. Ces forêts absorbent de grandes quantités de carbone et de nombreuses espèces de plantes et d’animaux y vivent.

D’ailleurs, le rythme de déforestation des forêts primaires est vraiment préoccupant en République démocratique du Congo. En revanche, l’étude souligne que ce rythme a ralenti de 63 % en Indonésie lorsque l’on compare au pic de 2016.

La situation pourrait devenir encore plus catastrophique

La surface de destruction de forêts tropicales primaires la plus importante a eu lieu au Brésil, devant la RDC et l’Indonésie. Entre 2017 et 2018, la Colombie a vu la surface de destruction en hausse de 9 %. D’après l’étude, l’accord de paix entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a rendu certains territoires plus faciles d’accès.

La situation au Ghana et en Côte d’Ivoire, est également préoccupante selon le WRI, car ces pays ont perdu le plus de forêts tropicales primaires entre 2017 et 2018 en pourcentage (60 % et 26 %). Et la situation pourrait bien devenir encore plus catastrophique au Brésil. En effet, d’après l’ONG Imazon, par rapport à janvier 2018, en janvier 2019 la déforestation en Amazonie brésilienne a fait un bon préoccupant de 54 %.