La dépression et l’anxiété sont des signes de lutte, non pas de fragilité

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Image crédit : Pixabay

La dépression et l’anxiété sont des signes de lutte, non pas de fragilité

Les problèmes émotionnels ne sont pas un choix, et personne ne souhaite traverser une dépression, ni passer par des moments d’anxiété. Ils peuvent surgir à la suite d’une période d’accumulation de situations et de circonstances compliquées.

On pense souvent que l’anxiété et la dépression sont des signes de fragilité et d’incapacité dans la vie.

Cependant, une personne qui souffre d’anxiété, de dépression ou de symptômes mixtes N’EST PAS folle ni faible ou inférieure.

C’est triste et épuisant de devoir argumenter à ce propos mais c’est une réalité sociale que nous ne pouvons pas nier.

Alors, malgré les avances de la science, l’inconscient moderne de la société pense encore que les problèmes émotionnels et psychologiques sont synonymes de fragilité et de vulnérabilité.

C’est pour cela que la dépression et l’anxiété ne se regardent pas comme des blessures qui ont besoin d’attention mais comme des états où l’on va réagir de la sorte : “détend-toi”, “ce n’est pas grave”, “commence à oublier, la vie, ce n’est pas ça”, “Il n’y aucune raison de pleurer”, “Commence à mûrir”, etc.

Ça vous parle non ? De fait, il est probable qu’à un moment, vous ayez été le bourreau ou la victime de ce type de discours.

C’est pour cela qu’il est important de faire un exercice de conscientisation et de donner à la douleur émotionnelle toute l’importance qu’elle a.

Ainsi, de la même manière que nous n’ignorerions pas une douleur lancinante à l’estomac ou une migraine, nous ne devrions pas ignorer la douleur émotionnelle.

Nous ne pouvons pas laisser les blessures émotionnelles sans soins et nous devons travailler sur elles et trouver leur sens, qui entraînent les symptômes.

C’est-à-dire que nous devons consulter un psychologue qui nous aide et nous apporte des stratégies pour faire face à cette grande douleur émotionnelle, qui entraîne anxiété et dépression.

Si l’on suit cet exemple, tout comme le fait d’arrêter de consommer du lactose si on se rend compte qu’on est intolérant, nous devons arrêter de « consommer » ces pensées et ces circonstances qui infectent nos blessures émotionnelles.

Les bandes et les rustines ne fonctionnent pas : nous devons nous laver et nous assainir.

Dans cet article, nous souhaitons vous démontrer que ces sensations liées aux problèmes émotionnels sont normales.

Entrons dans le vif du sujet pour les comprendre et en prendre conscience…

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L’anxiété, un voyage néfaste sur des montagnes russes

Les sensations dont nous souffrons à cause de l’anxiété sont très similaires à celles que l’on ressent sur les montagnes russes quand nous commençons à nous sentir mal.

Mettons-nous en situation. Nous sommes allé passer la journée dans un parc d’attraction où se trouvent des montagnes russes incroyables que nous avons décider de faire.

Pour cela, nous devons attendre notre tour dans une queue immense.

La journée est chaude et le soleil tape fort sur notre tête, ce qui entraîne des douleurs et un mal être physique.

Nous nous sentons fatigué et nous n’avons plus envie de monter dans le wagon mais nous le faisons car nous sommes venus pour en profiter.

Une fois qu’on est dedans, notre cœur commence à battre très fort, tout tourne autour de nous, les wagons font des saltos arrières, nous entrons dans des tunnels sombres et nous nous faisons attaquer de partout.

Notre respiration s’accélère et notre cœur s’emballe. Nous sentons que d’un moment à l’autre, nous allons défaillir.

Nos sensations sont désordonnées, quelque chose appuie sur notre poitrine, nous restons immobiles, sans pouvoir réagir.

Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à des choses négatives. Nous crions, nous pleurons, nous nous plaignons, mais personne ne nous entend, pas même nous-même.

Nous demandons désespérément que ça s’arrête et nous nous voyons mourir.

Cependant, nous n’arrivons pas à arrêter le wagon car celui-ci s’arrête uniquement quand les minutes programmées pour le voyage sont passées.

Une crise d’anxiété s’apparente à un voyage malheureux sur des montagnes russes.

D’un moment à l’autre, il s’arrête mais nous ne savons pas quand ni comment, alors avoir un contrôle sur cette incertitude est compliqué.

La dépression, l’obscurité de l’âme

Qui souffre de dépression sent que tout s’enveloppe de brouillard autour.

Petit à petit, on perd ses rêves, rien ne nous anime ou nous motive, nous avons du mal à étudier ou à aller travailler, et nous nous sentons immensément triste ou irritable.

La dépression est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, un verre qui se trouve tout en haut des situations et des circonstances compliquées qui nous ont ébranlées et qui nous font bouger.

C’est pour cela qu’il est important de, dès que nous nous rendons compte que quelque chose va mal, nous consultions un professionnel pour qu’il nous soutienne et apporte de la cohérence émotionnelle à ce qui nous arrive.

Avoir des problèmes émotionnels n’est pas un choix. Une personne dépressive ne dit pas : “Je veux me sentir mal et je m’octroie un peu de tristesse pour voir si je me noie en elle”. Cela ne fonctionne pas comme ça. De fait, cela peut nous arriver à tous.

Personne n’est à l’abri des griffes de la dépression et de l’anxiété

La dépression et l’anxiété ne sont pas des signes de fragilité mais de force.

Ces problèmes émotionnels n’apparaissent pas du jour au lendemain, mais se mijotent dans les stries de l’enfer de la vie, dans les difficultés et dans l’épuisement émotionnel.

Ce ne sont pas non plus les conséquences d’un choix personnel. Nous ne pouvons pas décider si nous voulons ou pas qu’ils nous accompagnent.

Ces deux problèmes émotionnels dérivent de la lutte contre les difficultés de la vie qui nous accompagnent et du fait d’avoir été si fort pendant si longtemps.

Il ne faut pas oublier cela : personne n’est à l’abri de l’anxiété ou de la dépression à un moment de sa vie, que ce soit directement ou indirectement.

Prêtons attention aux autres, comprenons ces problèmes et surtout, ne les jugeons pas…

Source : amelioretasante.com/

9 commentaires à propos de “La dépression et l’anxiété sont des signes de lutte, non pas de fragilité”

  1. Bonsoir,
    Je vous remercie pour cet article sur la dépression, qui je trouve est très juste.
    Cela fait du bien de le lire, car de nos jours, cette maladie est très incomprise et peut servir d’armes pour certaines malveillantes personnes… surtout dans le milieu professionnel.
    cordialement.

    • Effectivement,un gros M,E,R,C,I se texte m’explique bien des choses sur ma et la vie de tous et chacun(s,ne,nes). Des moments douloureux m’envahissent depuis longtemps. Il faut faire la paix avec nôtres passer

  2. La dépression ne se voit pas donc en santé on ne vous prend pas au sérieux.
    Si on a diagnostiqué un cancer on vous prend en main dès le début.
    Je l’ai vécu , si on n’est pas reconnu dans ce qu’on vi …..on se sent rejeté.
    Pendant je me suis proméné d’urgences, médecin…
    J’étais bipolaire ce fut un enfer…..

  3. Je suis d’accord, la dépression et l’anxiété sont de réelles maladies. J’ai été moi même victime de mes pensées noires, une spirale infernale dans laquelle je ne trouvais pas d’issue. J’ai même compris pourquoi certaines personnes arrivaient jusqu’à s’ôter la vie….chose qui me paraissait complètement absurde avant cela. Le temps qui passe à soulager mes maux (ça se compte en année) et j’ai fais une rencontre exceptionnelle qui a accélérer le processus. Les voyages m’ont également permis d’ouvrir les yeux sur ma situation. Aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie aussi bien. J’ai eu comme un éveil, je relativise énormément et je ne cesse de croire en moi. Je n’attend plus rien des autres. Je me donne les moyens d’être heureuse car c’est ma vision de la réussite. Je ne veux plus jamais être victime d’idées noires. Mon bonheur se trouve dans la simplicité : le partage, la bienveillance, l’acceptation des émotions et la contemplation (Regarder un coucher de soleil me remplie de joie). Je m’éloigne des médias, des réseaux sociaux, de la société de consommation et du système dans sa globalité qui ont selon moi un but destructeur. C’est ainsi que je gagne en sagesse jour après jour. J’ai encore du boulot, et j’en aurai certainement jusqu’à la fin de ma vie. La prochaine étape pour moi est d’accepter la mort, la mienne qui arrivera tôt ou tard et celle des autres.

    • Je me retrouve dans votre commentaire Lau. La dépression est un handicap invisible ! Le chemin est long effectivement. Maintenant que j’y voie plus clair, je conprends que mes PeurS sont dictées par l’empoisonnement de mes pensées automatiques… et que ses dernières ne sont que des protections contre les agressions multiples vécues, responsables de la fuite émotionnelle. Je décode les blocage, je « me goute », je modifie mes pensées. Un nouveau regard, une acceptation, une libération. Pareil à vous l’émerveillement me maintient dans le processus naturel. Beurk au système ! Oui au beau, au bon, au juste, au vrai, au naturel.
      Oui oui à moi, à mon amour !

  4. La dépression ne peut etre soignée par les médicaments.C’est une blessure de l’ame ,une accumulation d’éléments,de chocs,de non-dits,ce n’est pas une mal à dit;nous détenons seul la clef;
    Nous trouvons toutes les réponses de soins,de mieux etre dans l’univers,nous avons tous une caisse à outils;il n y a pas de guérison sans pardon,acceptation et amour de soi.Le chemin peut parfois etre long, n’acceptez jamais le jugement des autres,ils ne connaissent pas votre parcours;bon courage;soyeux lumineux,on en sort toujours grandi;coeurdialement.

  5. Le dépression ne se voit pas elle se sent. Je l’a sens en moi , dans ma vie je fais ce que je peux pour rester la tête hors de l’eau. Plus envie de faire a manger, de manger, de ranger mais je le fais car j’ai mes enfants une semaine sur deux. Je suis « bien » quand je vais au boulot malheureusement ce n’est qu’une heure et demie par jour. Je sais la raison de mon mal être mais je ne l’accepte pas POURQUOI ???? Ca je ne sais pas….J’essaie de m’en sortir sans médicaments…. Merci d’avoir lu mon petit commentaire

  6. Trop longtemps j’ai enduré ce mal à l’intérieur de moi, ne sachant pas ce qui m’arrivait et ne voulant pas en parler de peur de la stigmatisation des autres. De plus, je ne savais pas que ce que je vivais avait un nom, alors j’ai été des années à penser que ça devait être ma perception du monde (ainsi que de moi-même) qui était différente de la mienne.
    J’ai toujours été très souriante, serviable et impliquée, je ne veux pas dire que je me forçais, j’aime les gens, mais parfois, mon sourire cachait une vive douleur et alors, je portais un masque pour cacher ma douleur. Un jour, il y a eu un élément déclencheur et j’ai fait une crise de panique (ne sachant pas ce que c’était non-plus) je suis allé consulter en clinique pour l’essoufflement soudaine et la pesanteur sur le coeur. Mais en consultation (puisque avec l’attente mes maux étaient de beaucoup diminués) le médecin m’a posé des questions qui n’avaient aucun sens pour moi alors, il posait des questions sur mon sommeil, mes repas, ma tristesse, mes idées noires, ma difficulté à me concentrer…
    C’est certain que pour « régler » mon problème que je croyais au coeur, j’ai été sincère, puis il m’a fait une prescription, en me demandant de revenir me voir dans deux semaines, là je ne comprenais plus rien. Il m’a expliqué brièvement que j’étais en dépression et m’a donné un billet pour un arrêt de travail de deux semaines. Et là j’ai vu des étoiles, pour moi c’était comme un échec, pourquoi moi, qu’est-ce que j’ai pu faire pour en arriver là… J’ai dû me rasseoir tellement ça été un choc et j’étais étourdie.

    Maintenant avec un soutien d’un psychiatre, d’une infirmière clinicienne et d’une bonne thérapie, je me sens plus stable, mais encore fragile. Je suis capable de mieux ressentir la crise et prendre du recul. Tout ça parce que j’avais peur du jugement des autres ( hey oui, j’en ai eu, c’est dur mais on fini par mieux s’occuper de soi au lieu de penser à ce que les autres pensent).

    Si vous ne vous sentez pas bien, S.V.P. ne faites pas comme moi, n’attendez pas que le grand coup viennent vous chercher parce que plus on attends pour se faire soigner, plus la dépression devient majeure.

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