destruction des invendus
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Couches pour bébé, machines, télévisions, jouets… La destruction des invendus devraient bientôt être interdit en France

ENVIRONNEMENT ET ECOLOGIE  «C’est un gaspillage qui choque les français», a dit le Premier ministre au sujet de la destruction des objets neufs invendus et il annonce l’arrivée d’une loi l’interdisant.

  • Edouard Philippe a annoncé l’interdiction de la destruction des invendus, une « aberration écologique ».
  • Comme dans l’e-commerce, qui détruisent ou poussent à la destruction d’objets quasi-neufs qui n’ont pas été achetés.
  • Cette future loi les forcera à recycler leurs invendus ou à les donner à des associations.

Rien qu’en France, l’entreprise Amazon aurait ainsi détruit plus de 3 millions d’articles en 2018, indiquait le magasine Capital .

« Ces nouveaux acteurs ont pour particularité d’être des places de marché. Ils ne sont pas propriétaire de la majorité des produits qu’ils vendent sur leur site Internet, mais juste des intermédiaires.

Cela leur revient alors bien plus cher de stocker les invendus que de pousser les producteurs à détruire une marchandise qui ne leur appartient pas. » explique à 20 Minutes Alma Dufour, chargée de campagne aux Amis de la Terre

Obligation de réemployer ou de recycler

Dans « Capital », Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique, annonçait l’élaboration d’une loi « pour interdire ce type de pratique ».

Puis le premier ministre, a annoncé l’interdiction de la destruction des invendus avec un projet de loi « Economie circulaire »

« Limiter la surproduction »

« les producteurs, importateurs et distributeurs de produits non alimentaires neufs auront interdiction d’éliminer tous les invendus de produits neufs encore utilisables », précise le Ministre. Ils devront être réemployés, ou recyclés « Ce sera une première mondiale », insiste Edouard Philippe,« 

Cette destruction des invendus avait interpellé les gens, c’est un gaspillage choquant, d’autant plus qu’il y des gens qui ont montré qu’on pouvait faire différemment. »

Mais cette loi est loin d’être encore votée

Les Amis de la Terre demande que cette future loi fasse que le don d’invendus aux associations soit une solution moins chère pour l’entreprise que le recyclage.

« Aujourd’hui ce n’est pas le cas, regrette Alma Dufour. Les entreprises qui donnent leurs invendus à des associations qui ne sont pas reconnues d’utilité publique – comme Emmaüs –, ne récupèrent pas la TVA sur le produit. Elles la récupèrent en revanche quand elle les envoie en destruction. Il faut inverser cette logique. »