Écourter sa peine Par Jackie B. Hamilton

Le 16 Avril 2018. Image crédit : Pixabay

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Écourter sa peine Par Jackie B. Hamilton

Puisque nous sommes tous différents dans notre façon de penser, d’agir et de ressentir les choses, nous avons chacun notre propre rythme pour assimiler, digérer, accepter, transcender les mauvaises passes de notre vie. Ce rythme est souvent régi par nos blessures d’enfance et notre personnalité.

Ainsi, certains d’entre nous seront naturellement portés à faire ce qu’il faut pour que le temps d’inconfort soit le plus court possible alors que les autres, au contraire, ressentiront le besoinde vivre à la puissance au carré leurs peines et déboires.

Il n’y a pas de protocole qui existe disant qu’il est nécessaire de pleurer, d’être en colère, de bouder, de s’isoler en périodes difficiles. Pourtant, plusieurs d’entre nous agissons comme sic’était le cas. Nous pensons que nous devons passer par un certain nombre d’étapes; que cela va de soi et qu’il ne peut en être autrement.

Si nous savions, pourtant, à quel point ce supposé protocole nuit plutôt qu’il n’aide à la résolution et à l’acceptation de la situation et, par surcroît, à la guérison de nos malaises. Il ne faut pas écouter les belles phrases du style : « Prends tout le temps qu’il te faut pour vivre ta peine. » Elles déculpabilisent les personnes qui se complaisent dans leur détresse.

Si nous voulons que notre vie s’améliore, il faut s’éloigner le plus possible de tout ce qui porte ombre à notre bonheur. Ne pas laisser notre nature faible et insécure prendre tout le contrôle de notre vie. Il ne faut plus jamais plonger à pieds joints dans ce qui nous fait souffrir, mais porter notre regard dans une autre direction en émettant de nouveaux désirs (de nouvelles directives).

Je ne nie pas qu’il puisse y avoir un déséquilibre pendant un certain temps, mais lorsque nous continuons volontairement à nourrir ce qui nous bouleverse, cela devient carrément de l’auto-destruction. Il est temps que nous prenions conscience que notre façon de réagir à ce qui nous arrive a un impact direct sur nos possibilités de connaître le bonheur.

Évidemment, je ne suis pas dans vos souliers. Évidemment, je n’ai pas vécu tout ce que vous avez vécu au cours des dernières semaines, mois et années. Je sais à quel point la vie peut être cruelle et à quel point il nous semble parfois impossible d’imaginer voir la lumière au bout du tunnel. Toutefois, croyez-moi sur parole, pour l’avoir vécu plus d’une fois, c’est en choisissant délibérément de ne plus devenir victimes des faits que nous arriverons à nous en sortir.

Nous devons toujours garder le cap sur ce que nous désirons et fermer les yeux sur ce qui nous en éloigne. Ne plus   donner   de   notre   temps,   de   notre   énergie   aux situations indésirables car cela revient à nourrir ce qui veut nous détruire. Ainsi, celles-ci perdront de leur force jusqu’à finir par complètement disparaître de notre tête, de notre cœur… de notre vie.

(Extrait du livre de Jackie B. Hamilton : Qui sommes-nous sans nos blessures, Collection bouée de secours)

Jackie B. Hamilton est auteure et blogueuse en éveil de conscience. On retrouve, dans sa bibliographie, L’enfant invisible (se donner le droit d’exister)Qui sommes-nous sans nos blessures (Comprendre et gérer intelligemment ses émotions)La philosophie du let it be (Parce que le bonheur n’a pas à être compliqué)Du moi actuel au moi rêvé (Devenir ce que l’on désire être) et le Carnet de route pour manifester l’inattendu. Visitez jackiebhamilton.com. Suivez-la sur FacebookTwitterInstagram et Pinteres

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