Les effets bénéfiques du sport sur le cerveau

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Les effets bénéfiques du sport sur le cerveau

Le 19 Septembre 2017. Image crédit Pixabay

Les effets bénéfiques du sport sur le cerveau

Le sport, c’est bon pour notre santé. Mais pas uniquement pour celle du corps !

Si les effets du sport sur le corps sont nombreux et relativement bien connus (tonicité, puissance, retardement du vieillissement, endurance, etc)., ceux sur le cerveau ne sont pas forcément si évidents. Saviez-vous, par exemple, qu’il a des effets semblables à la morphine sur notre cerveau? Ou qu’il permet de lutter contre la dépression ?

Notre cerveau profite grandement du sport. Au point que l’activité physique a des effets protecteurs, voire thérapeutiques, vis-à-vis de certaines pathologies mentales.

Les effets bénéfiques du sport sur le cerveau:

Déconnexion

Faire du sport met de bonne humeur. L’activité de l’avant de votre cerveau, le cortex préfrontal, baisse. Les pensées compliquées, les rancœurs ou les soucis passent à l’arrière-plan. Toutes vos ressources nerveuses sont utilisées pour le fonctionnement de régions situées plus à l’arrière du cerveau, nécessaires à la perception des différentes parties du corps, à la planification et à l’exécution des mouvements.

Un sentiment de bien-être

La production de dopamine augmente dans le tronc cérébral.
Ce neurotransmetteur joue un rôle essentiel dans le système de récompense, ce qui explique pourquoi bouger donne envie de… bouger davantage !

Un effet qui peut être bénéfique aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Autre bénéfice : davantage de tryptophane est libéré dans le cerveau, et ce composé sert à la fabrication de sérotonine, laquelle joue un rôle important dans les structures cérébrales qui traitent nos émotions. De nombreux antidépresseurs agissent en augmentant la quantité de sérotonine disponible dans les synapses de notre cerveau.

La réduction du stress

Le niveau de cortisol associé au stress chute. Des quantités trop importantes de cette hormone dans le sang détérioreraient nos capacités à poursuivre des buts ainsi que le rappel des souvenirs. À long terme, elles détruisent aussi des neurones dans les zones clés de la mémoire.

Les effets à court terme sont liés à une pratique occasionnelle et les effets à long terme résultent d’une activité physique régulière

1 Plus de substance grise

La pratique régulière du sport augmente le volume de plusieurs aires cérébrales, dont le cortex préfrontal. Conséquence : chez les personnes âgées, l’amincissement habituel de ces zones peut être inversé

2 Neurogenèse

Des expériences sur les animaux montrent clairement que le sport provoque la libération de facteurs de croissance et la formation de nouvelles cellules nerveuses dans l’hippocampe, un important centre des souvenirs.

3 Une meilleure connectivité

Quand on s’entraîne physiquement, la substance blanche du cerveau se développe – elle est constituée d’axones, câbles de connexion internes du cerveau.
À cela s’ajoutent des travaux montrant que le sport augmente la formation de nouvelles synapses dans l’hippocampe.

4 Création de nouveaux vaisseaux sanguins

Le sport est un très bon stimulant pour l’irrigation du cerveau. Dans de nombreuses régions apparaissent de nouvelles artères et veinules.

5 Changements fonctionnels

Le sport a des effets, non seulement sur l’anatomie, mais aussi sur l’activité du cerveau. Les clichés d’imagerie cérébrale pris pendant des tests psychologiques révèlent des profils d’activité neuronale différente chez des personnes actives physiquement, par rapport à des sujets inactifs.

Des observations cohérentes avec le fait que la pratique régulière du sport améliore les performances d’attention ainsi que les fonctions exécutives, notamment le contrôle de l’impulsivité et la capacité de planification

(ci-dessous : résultats d’une métaanalyse regroupant 29 études isolées. Les barres horizontales représentent la dispersion des résultats).

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Certains personnes se disent dépendantes à l’activité physique. On pourrait penser en effet, que la composition des endorphines, semblable à celle des opiacées, entraine cet effet de dépendance.

Toutefois, les spécialistes affirment que les endorphines étant très vite détruites par les enzymes de l’organisme, cette dépendance ne serait que psychologique. Ceux qui ont une activité physique régulière auraient ainsi du mal à se passer de la sensation de bien-être et de plénitude qu’ils ressentent pendant et après l’effort.

Source de l’article Les effets bénéfiques du sport sur le cerveau : //www.cerveauetpsycho.fr/

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