Nos enfants sont-ils en train de muter ?

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Nos enfants sont-ils en train de muter ?

Le 7 Décembre 2017. Image crédit : Pixabay

Nos enfants sont-ils en train de muter ?

Enfants précoces, autisme, hyperactivité, extra-sensorialité…
Les nouvelles générations semblent voir éclore de plus en plus
de personnalités atypiques.

Est-ce vraiment le cas ?

De quoi sont-elles symptomatiques ?

Nos enfants sont-ils en train de muter ?

Dans le service de pédopsychiatrie du Dr Lombard, arriva un jour un jeune garçon bon à l’école, mais qui se fichait de tout. Formé à la psychanalyse jungienne, le médecin le soumit à une vingtaine de questions existentielles. « Pourquoi vient-on sur Terre, quel est le sens de la vie ? » débuta-t-il. L’enfant sembla déstabilisé, mais il l’encouragea : « Ferme les yeux, va au fond de toi, prends ton temps, tu connais la réponse. » Au bout de quelques minutes, les yeux pleins de larmes, le garçon répondit : « Pour aimer. » Le Dr Lombard enchaîna : « Quand es-tu le plus heureux ? » Quand il jouait au basket. « Preuve d’un besoin de communion », analysa le médecin, qui poursuivit : « Si une très bonne amie de ta maman t’invitait deux mois en Italie, tu irais ? » Oui, « tout de suite », s’exclama l’enfant.

Ce dernier ne se fichait absolument pas de tout ! Ses centres d’intérêt étaient simplement plus élevés que ce dont le nourrissait son environnement quotidien. Pour le psychiatre, il était resté « connecté au Soi », c’est-à-dire à la globalité psychique de son être. « Chez ce type de personnalités, le goût de la découverte est plus fort que le besoin de sécurité, précise le médecin. Ils sont en recherche d’harmonie, d’information, de conscientisation. »

Le Dr Lombard lui proposa de visiter son unité. « Elle accueille des jeunes de ton âge, entre 6 et 12 ans, lui expliqua-t-il. Certains se posent beaucoup de questions, ils sont là pour réfléchir et se reposer. »Le garçon accepta avec enthousiasme. « Il ne devait pas entrer à l’hôpital comme malade, mais comme soignant ! conclut en souriant le Dr Lombard. Il faut se méfier des étiquettes. Il suffit parfois de recréer du lien. Quand j’explique à ces enfants que nous appartenons à une conscience supérieure, ils cessent de se sentir des intrus. »

Une forme de porosité

Des jeunes connectés à leur Soi, le pédopsychiatre estime en rencontrer de plus en plus. Hypersensibles, dotés d’une vision globale des situations, ils ont souvent du mal à comprendre le monde dans lequel ils sont tombés, et peuvent très vite se sentir en décalage. « Depuis dix ans, j’en vois partout ! souligne le médecin. Parmi les six cents enfants dont je m’occupais à la fin de ma carrière en service hospitalier, au moins soixante étaient concernés – alors qu’ils étaient très rares il y a quarante ans. »

Comment expliquer qu’ils soient de plus en plus visibles ?

Avides d’harmonie, ils peuvent, face à une réalité sociale violente, intolérante et individualiste, devenir agressifs, se refermer ou déprimer. Etonnamment matures, ils sont aussi d’une grande insécurité. Leurs compétences cognitives déroutent, de même que leur sens aigu de la vérité, de la justice et de la cohérence. Intuitifs et réceptifs, ils répondent à des questions non formulées et résolvent facilement des problèmes, sans mettre de mots sur leur raisonnement. La tête dans la lune mais boulimiques de nouveaux apprentissages, ils s’ennuient souvent à l’école, confrontant autant leurs professeurs que leurs parents. Qui sont ces enfants ? Comment expliquer qu’ils soient de plus en plus visibles ?

Pour la psychologue Jeanne Siaud-Facchin, spécialiste des surdoués, tout vient de la reconnaissance, depuis une quinzaine d’années, d’une forme d’intelligence atypique, plus axée sur les compétences du « cerveau droit » que sur celles du « cerveau gauche ». « Les apports des neurosciences montrent que la structure et le fonctionnement de leur cerveau sont différents », indique-t-elle. La densité de leurs connexions neuronales s’avère plus importante, tant au niveau du cortex préfrontal – la zone la plus aboutie de l’intelligence –, que du lobe pariétal, – la plaque de redistribution de l’information dans le cerveau. « D’où, sur le plan intellectuel, une immense rapidité d’analyse, de compréhension, de traitement et de mémorisation », note la psychologue.

Autre spécificité essentielle : l’hyper-connectivité de leurs hémisphères cérébraux, liée à une structure particulière du corps calleux qui les sépare, mais aussi l’engagement préférentiel du droit, y compris pour des tâches qui font habituellement d’abord appel au gauche. « D’où une approche plus globale, plus imagée, plus affective et plus analogique des choses, qui absorbe les informations par impression et se déploie en arborescence de manière fulgurante et intuitive », poursuit Jeanne Siaud-Facchin. Ce qui les dote d’un rapport au monde intense. « Les sens plus aiguisés que la plupart des gens, ils voient tout, entendent tout, ressentent tout », détaille la psychologue, et captent des signaux que personne d’autre ne perçoit, ce qui amène parfois à développer des capacités de visionnaires, ainsi qu’une compréhension subtile, souterraine, du monde et des gens.

Une plus forte capacité à ressentir les émotions d’autrui…

Le revers de la médaille ? Une énorme perméabilité affective.

« Il a été montré qu’ils avaient une vulnérabilité particulière de l’amygdale, cette zone nichée au fin fond du cerveau archaïque dont la fonction est de décoder les émotions », souligne Jeanne Siaud-Facchin. Résultat : ce qui serait une broutille pour quelqu’un d’autre déclenche chez eux un cataclysme affectif. « Ils ont aussi des neurones miroirs en plus grande quantité, observe la psychologue, d’où une plus forte capacité à ressentir les émotions d’autrui. »

L’aube d’une nouvelle humanité ?

Empathiques, hyper-connectés à leur environnement, ils peuvent se sentir tout le temps envahis… Et déranger une société qui juge référent un fonctionnement plus linéaire, conceptuel et analytique. Que faire de ces drôles d’oiseaux qui « savent » sans pouvoir expliquer comment, qui mêlent une immense sensibilité à une lucidité acérée, qui déploient une énergie brouillonne qui peut passer pour de l’arrogance, qui captent inconsciemment des signaux que les autres ne perçoivent pas, et semblent avoir accès à des informations cachées ?

Pour la psychologue Marie-Françoise Neveu, qui accompagne depuis plus de trente ans des enfants qu’elles nomment « actuels », pour éviter de leur coller d’autres étiquettes, il s’agit d’abord de les accueillir tels qu’ils sont.

« Des découvertes ont mis en évidence une réseau neuronal autour du cœur », souligne-t-elle. Pour elle, ces jeunes sont symptomatiques de l’émergence d’une intelligence émotionnelle, qui s’émancipe « de la dualité entre cerveau droit et cerveau gauche pour entrer dans une forme d’unité ». De son point de vue, ils sont aussi le signe d’une évolution de l’humanité vers une conscience plus globale, plus ouverte au sacré, plus en besoin de respect, de justice et de sens. « Il faut changer de regard sur ces enfants, poursuit-elle. Ils ne sont pas dysfonctionnant, ils ont juste des compétences particulières. »

De même qu’il ne faut pas les mettre sur un piédestal ou les croire investis d’un « pouvoir », juste parce qu’ils font preuve d’une créativité fulgurante, ou de perceptions et d’intuitions hors du commun. « Oui, ils ont accès à d’autres dimensions. Oui, ils ont une approche du temps moins linéaire, plus centrée sur l’instant – ce qui peut entraîner des difficultés d’action. Oui, ils sont en phase avec une évolution vibratoire de l’Univers, estime-t-elle. Mais notre mission, en tant qu’adultes, n’est pas de les idéaliser ; simplement d’accepter leur particularité » et de faire la démarche de comprendre comment ils fonctionnent, afin de les accompagner au mieux, au regard de leurs besoins.

Ces jeunes sont symptomatiques de l’émergence d’une intelligence émotionnelle…

Jeanne Siaud-Facchin confirme : « Si l’enfant rencontre des difficultés, il faut les analyser à la lueur de son profil. Si l’on part du principe qu’il est paresseux, pas motivé, opposant et qu’il en n’en fait qu’à sa tête – ce que ces êtres atypiques entendent souvent, de la part de leurs enseignants ou de leur entourage –, on le maltraite. » Au lieu de l’aider, on l’enfonce, on l’empêche de s’épanouir. Il risque de se braquer, de rejeter l’ensemble de règles. Mais si on reconnaît sa différence, on peut la prendre en compte pour ajuster la réponse… sans forcément, bien sûr, tout expliquer par ce prisme. « S’il sent qu’il a une place, qu’il est reconnu, l’enfant pourra, lui aussi, faire l’effort de s’adapter au système », estime la psychologue.

« L’essentiel est de veiller à ne pas leur forger de fausse personnalité, commente le Dr Lombard. Il ne faut rien induire, simplement écouter et recevoir, pour qu’ils se sentent compris. Tout l’art est de les mettre en situation d’auto-thérapie. Lorsqu’ils sont dans le Soi, les enfants savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin. » Bien sûr, chaque cas est complexe, particulier. Plus on agira en anticipation plutôt qu’en réaction, plus on pourra compter sur des institutions scolaires qui ne cherchent pas à faire entrer tout le monde dans le même moule, plus il existera des réseaux de soutien et de diffusion de l’information à destination des parents, plus il sera possible de saisir tout ce que ces enfants peuvent apporter. « A mon sens, il faut regarder ces personnalités atypiques dans une perspective évolutive, conclut Jeanne Siaud-Facchin. Leur donner plus de place pourrait considérablement faire avancer l’humanité. »

Source Nos enfants sont-ils en train de muter ? : www.inrees.com/

24 commentaires à propos de “Nos enfants sont-ils en train de muter ?

    • Bonjour à la lecture de cet article ai l impression devoir mon enfant sauf que face ces enfants atypique nous parents sommes seul pour les comprendre. Je cherche quelqu’un qui pourrai nous aider merci

      • Bonjour,
        je suis énergéticienne, médium, je travaille avec les Archanges et nous avons mis en place un atelier permettant aux éducateurs (parents, enseignants …) de ces enfants de les comprendre, de comprendre les dimensions dans lesquelles ils évoluent et d’apprendre à les accompagner dans ce qu’ils sont … cela permet aussi aux accompagnants de grandir pour aller plus sereinement vers le Nouveau Monde en compagnie de leurs enfants, de participer au changement de l’humanité.
        Vous me trouverez facilement sur FB (Emmanuelle Dehors) ou sur mon blog : mondroitchemin.blogspot.fr …

      • Les livres de Jeanne Siaud-Facchin, Marie-Françoise Neveu, Béatrice Millêtre, Cécile Bost, … peuvent être intéressants à lire. Pour une première approche, je vous conseillerais « trop intelligent pour être heureux », de Jeanne Siaud-Facchin. Si vous êtes en France, elle a monté une association qui s’occupe des enfants « zèbres ». Vous trouverez tout ça dans ses livres ou sur le net. Et si vous êtes en Belgique, il y a plusieurs associations qui existent : Relaxeau, Douance, … C’est un magnifique parcours, d’élever un ou plusieurs enfants atypiques. Ils nous remettent chaque jour en question et on grandit avec eux. Beau chemin à vous.

      • Bonjour, faisant partie de ces personnes, je peux vous dire que l’on ne cherche pas nécessairement à être compris mais plutôt à être accepté tel que l’on est, surtout par sa famille. Ma mère ne supportais pas que je sois différente et il fallait que je rentre dans le moule pour être aimé autant que ma sœur, quand à mon père il considérait les émotions comme une tare, sans parler de mes camarades d’école surtout au collège. Je n’ai donc jamais pu être moi même. J’ai suivi le chemin qu’on m’a demandé de suivre un boulot, un petit copain etc et au final mes parents ne m’aimait pas mieux pour autant donc à 25ans j’ai tout laissé parce que cela ne me rendais pas heureuse et j’ai commencé à me réapprendre, faire une seconde « crise d’ado » j’ai aujourd’hui 30ans et je commence juste à faire des choses qui me correspondent et à apprécier mes particularités. Mes parents ont fini par les accepter aussi mais je trouve dommage d’avoir perdu tout ce temps. Vous pouvez laissez votre enfant s’exprimer, l’aider à comprendre ces émotions et celles des autres, l’apprécier tel qu’il est, ne pas avoir honte de lui et faire en sorte qu’il n’ai pas honte de lui non plus.

      • Contactez MENSA, l’organisme des QI > 130. Voir leur site web. Faites passer les tests à toute la famille.

        Lisez le livre « Difficultés et souffrance de l’adulte surdoué », de Cécile Bost. Même s’il ne concerne que les adultes, il vous permettra sans doute de comprendre votre enfant.
        Mais il est possible que la raison soit autre, naturellement.
        Jerome

  1. J’ai 67 ans et cependant je me reconnais dans le profil de ces enfants. Sont-ils plus nombreux aujourd’hui ou sont-ils mieux reconnus ? Car notre société évolue et l’acceptation de la différence semble pointer le bout de son nez de manière assez générale. Que de souffrances et d’interrogations génère cette non reconnaissance. C’est en 2008, alors que j’avais 58 ans, que par le hasard de la vie, j’ai eu opportunité de mesurer mon QI. Je dis l’opportunité car cette mesure allait représenter pour moi le « juge » qui allait me confronter à la vérité ! Laquelle ? La mienne ou celle des autres… pour ma part, sans aucune prétention qui soit, je me sentais en décalage dans le sens où ma compréhension fonctionnait très vite. Au primaire mes résultats scolaires et les remarques à mon institutrice quant à son comportement injuste l’agaçaient au plus haut point et là aussi je me sentais rejetée. Dans ma famille, je me sentais à l’écart, incomprise. Je dérangeais au point qu’on me demandait de me taire. Je pensais que je devais être simple d’esprit et à force d’entendre « mais qu’elle est bête, elle me fait honte… toujours partie dans des discutions qui n’ont rien à voir avec ce que nous disons. Tais toi ma fille. Tais-toi. » Et moi j’y croyais, j’ai pris l’habitude de me taire. Je suis devenue une enfant refermée, en contact avec moi-même pour ne pas déranger. Je me suis créé une carapace pour me protéger, pour protéger une sensibilité mise à rude épreuve. Malgré tout j’ai toujours eu l’intime conviction que le domaine de l’affectif, l’amour et notamment la considération, le respect, sont les bases de la motivation, de l’énergie, du positif qui nous anime. L’affectif reste le moteur de la vie. Le manque d’amour, de reconnaissance sont des souffrances de tous les instants. Je me suis toujours positionnée dans l’empathie, dans la considération des autres et le respect. Ma vie d’enfant et ma vie d’adulte, (en dehors de ma vie professionnelle) sont un quotidien de douleurs plus où moins acerbes. J’ai parfois l’impression de ne pas avoir ma place dans cette vie. Au gré des circonstances, je gêne, je dérange, je fais de l’ombre. Moi qui ne veut que le bien de chacun.
    J’aurais tant à dire encore…
    J’imagine bien que peu de personnes liront ce texte… beaucoup trop long. Mais à la réflexion je crois bien qu’à la lecture du dr Lombard, de toute la justesse de srs remarques, je me suis immédiatement reconnue, et par conséquent sentie comprise. Alors j’ai osé sortir du plus profond de moi même quelques facettes de cette souffrance enfouie et passée sous silence. Car cette fois je ne serai pas incomprise. Merci dr Lombard.

    • Grand Merci à vous, Je suis heureuse de vous avoir lu car moi aussi âgée maintenant de 65 ans je me suis reconnu dans votre message. Je me suis toujours posé ces questions et aujourd’hui encore ,,, Merci à vous de me sentir moins seule. Je sais que je fais partie de ce monde … mais que je ne suis pas de ce monde. MERCI

      • et bien moi aussi,66 ans ai lu votre texte en entier et je m’y retrouve…
        merci donc de l’avoir écrit. Je pense sincèrement que nous sommes bien plus nombreux-euses
        que nous ne le pensons et communiquer nous le prouve! Il est grand temps que nous ne pensions plus (comme on nous l’a appris) que nous sommes le « problème » car nous sommes la solution !

    • Merci d’avoir osé sortir du plus profond de vous même
      Votre témoignage m’a ému

      Merci également pour cet article dans lequel je me retrouve, ça fait du bien de ne pas se sentir seule et d’être comprise

    • Juste pour vous dire que moi je l’ai lu votre texte et que je vous dis bravo, il n’y a pas d’âge pour laisser aller qui on est vraiment sans honte et sans chercher à être la personne que l’entourage voudrait que l’on soit et porter des masques…

    • Je suis peux être là seul à vous avoir lu jusqu’au bout mais votre message me parle et me rempli de larme j’aurais aimé avoir une maman comme vous.merci pour ce message qui me fait me sentir à mon tour moin seul merci

    • c ‘ est un peut mélodramatique sur la fin comme meme…
      te dénigre pas comme ça!! bien sur qu ‘on la lu avec intérêt ton texte

    • Bonsoir, je vous ai lu, jusqu’au bout et je me suis reconnu au plus haut point. J’en ai les larmes aux yeux. J’ai 36 ans et je sors peu à peu de cette carapace qu’on se forge pour ne pas se montrer tel que l’on est. Je choque, je gène et au final, je fais réfléchir ce que je croise, enfin quelques uns. Rien n’est perdu et comme me le dit une amie, s’accepter et se montrer tel que nous sommes est le meilleur moyen pour faire évoluer l’autre. Il faut du courage et une belle dose d’énergie mais qu’importe le plus beau c’est d’être soi, pleinement de se sentir en accord avec soi même. Courage.

  2. Merci pour l article j avais déjà compris l importance er la valeur des sentiments de ma fille et grâce à cette article j ai vu une émergence de cette nouvelle génération sentimentale plus dans équité mais aussi dans l exigence celle de vouloir être traité de manière égal face à leur souffrance de ne pas être compris…ainsi je peux donner les mots exacte pour tenter de lui expliquer qu’ elle n est pas un extraterrestre…

  3. J’ai peut être aussi les clés d’une explication à la lecture de ce texte , car moi aussi j’ai toujours eu la sensation de ne pas être de ce monde . J’ai 60 ans et mon existence a été jalonnée d’expériences de vie inédites, j’inventais de nouvelles formes de vie qui me permettaient de ne pas rentrer dans le moule sociétal…. Ces modes de vies multiples ont eu pour effet de me créer mon univers, bien loin de la réalité, car celle ci ne m’apportait que des souffrances . Mes enfants m’ont accompagné dans mon monde personnel et m’ont apporté l’ancrage nécessaire pour garder les pieds sur terre … Aujourd’hui, je suis sereine mais avoir un pied dans la réalité implique toujours pour moi de garder l’autre dans mon univers si particulier

  4. né en 1964 je peut dire que je me suis fait seul toujours incompris pendent mon enfance rabaisser mal traiter par mon entourage et des membres de la famille et par la suite au travaille également assez jeune déjà on me sollicité pour résoudre des problèmes ou avoir des solutions a ce jours j’ai rencontrer que trois personnes qui sont un peut comme moi et qui me comprennent bon chacun est différant bien sur toute personne est unique ne l’oublions pas ses trois personne on entre 22 et 25 ans toute les trois avec soit des problèmes de violence en comportement voir prison drogue ou psychiatrique et ou psychologique tout sa a une enfance mal aimer par les adultes et les parant en gros mal compris si non pas compris du tout bon courage a l’avenir

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