fermes converties au bio en 2018
Image crédit : Deposit Photos

2018 aura été une année d’exception pour la conversion des agriculteurs au biologique. Puisque 5000 exploitations agricoles ont passé le cap et se sont converties à une agriculture plus raisonnée. Un chiffre encourageant, mais l’agriculture biologique ne représente encore que dix pour cent de la profession.

L’Agence Bio a annoncé que 2018 a été une année qui a battu tous les records pour la reconversion des exploitations agricoles en culture biologique en France. Une bonne nouvelle pour la planète et notre santé mais aussi pour le niveau de vie des agriculteurs.

Frédéric Piot, exploitant agricole, a une ferme avec 230 hectares de terres en Seine-et-Marne, où il cultivait surtout des céréales. En 2015, il a décidé d’arrêter de produire avec des produits chimiques et s’est tourné vers le bio. Il explique les raisons qui l’on poussé à passer au bio au journal Le Monde :

« Je ne voyais plus de perspective dans l’agriculture conventionnelle. Des rencontres et des visites d’autres exploitations m’ont convaincu d’abandonner la chimie. »

À la place, il a donc choisi de faire du bio et de la diversité :

« Nous sommes passés à une dizaine de cultures, comme la luzerne, les lentilles, le soja ou le pois, mais aussi à des cultures valorisées comme le blé, l’orge ou le maïs et nous relançons la betterave. On revient en gros à ce que faisaient nos grands-parents. Et quitte à revenir à avant, nous avons réintroduit l’élevage avec un atelier de poules pondeuses et un troupeau de vaches à viande. »

Comme Frédéric, 5 000 agriculteurs sont passés au bio en 2018, en arrêtant d’utiliser des produits chimiques comme les engrais de synthèse, pesticides et herbicides. Un niveau record !

fermes converties au bio en 2018
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Les chiffres donnés par l’Agence Bio, donnent maintenant un total de 9.5% des agriculteurs du territoire travaillant avec une agriculture bonne pour la planète et notre santé. Le cap des 2 millions d’hectares cultivés bio a été dépassé. Représentant 7,5 % de la surface agricole cultivée. Florent Guhl, le directeur de l’agence, s’est félicité de cette nette montée qui a touché surtout le secteur céréalier :

« En 2013, seulement 1% des grandes cultures en France était bio, aujourd’hui nous sommes à 4,3%. »

Ces hommes et ces femmes ont compris qu’un autre genre d’agriculture était possible et viable. Espérons que cela aura un effet boule de neige.

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