Selon la Fondation Abbé Pierre, 4 millions de personnes sont mal logées alors que 3 millions de logements sont vacants

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Homeless man sleeping on the street in Paris. Homelessness in Europe

La Fondation Abbé Pierre a rendu son dernier rapport sur les problèmes de logement en France fin janvier. Actuellement, 4 millions de gens sont mal logés, tandis que 12 millions sont en « situation de fragilité » en ce qui concerne leur logement. La situation ne cesse de s’empirer depuis des années, ce qui révèle une véritable crise du logement dans notre pays.

Sur les 4 millions de gens qui sont mal logés, la Fondation Abbé Pierre rapporte que 900 000 n’ont pas de logement personnel, qu’ils soient sans domicile, qu’ils logent chez d’autres personnes ou qu’ils soient obligés de vivre dans des logements de fortune.

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D’après le site //ici.radio-canada.ca/ au Canada en 2013, au moins 200 000 personnes sont confrontées chaque année à un problème d’itinérance, révèle la toute première étude nationale du pays réalisée à ce sujet. En moyenne, chaque nuit, quelque 30 000 personnes se retrouvent dans des refuges, et dorment à l’extérieur. Jusqu’à 50 000 personnes feraient partie de la catégorie des « itinérants invisibles », des personnes qui sont hébergées chez des proches puisqu’elles n’ont nulle part d’autre où dormir.

En France, à l’heure actuelle, on estime à 150 000 le nombre de personnes sans domicile.

Par ailleurs, environ 3 millions des gens qui sont mal logés vivent dans des lieux surpeuplés ou sans confort (pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de cuisine). 250 000 personnes vivraient quant à elles en centre d’accueil des demandeurs d’asile ou en centre d’hébergement, qui sont tous surpeuplés.

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Parmi les 12 millions de personnes en situation de fragilité, 1 210 000 locataires sont en impayés de loyers ou de charges, 5 732 000 doivent dépenser plus de 35% de leurs revenus pour payer leur logement, et il manque une pièce à 4 299 000 personnes pour vivre décemment.

D’autre part, 600 000 logements sont considérés comme indignes ou insalubres, touchant aussi bien les locataires que les propriétaires, qui ne peuvent pas faire les travaux nécessaires.

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Paris, France -2018: Image crédit : Depositphotos

Les personnes célibataires représentent actuellement 35 % des ménages et 65 % des personnes sans domicile, alors que la politique du logement, qui a été pensée pour les familles, n’est pas adaptée pour ces personnes. Ainsi, il y a une pénurie des petits logements pour les personnes seules.

Mais grâce au plan Logement d’abord, 70 000 personnes ont été relogées en 2018 et 81 000 en 2019, ce qui indique qu’une action politique adaptée pourrait inverser la tendance.

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Depuis 2017, il y a pratiquement quatre milliards d’euros en moins pour les aides personnalisées au logement (APL) et le financement des habitations à loyer modéré (HLM) a diminué de façon préoccupante, leur nombre passant de 125 000 en 2016 à 108 000 en 2018.

Le prix du mètre carré a également fortement augmenté dans de nombreuses villes ces dernières années.

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Paris, France – 17 Septembre, 2015: Image crédit : Depositphotos

Depuis 2000, Paris a connu une augmentation de 248%, le prix du mètre carré atteignant aujourd’hui les 10 000 €.

D’après l’Insee, trois millions de logements sont inoccupés, soit pratiquement 10% de la totalité du parc résidentiel. 900 000 de ces logements se trouvent en ville, dans des zones sous tensions qui subissent aussi des pénuries de logement. D’autre part, 2,9 millions de mètres carrés de bureaux sont vides en Île-de-France.

Malgré cela, entre 2010 et 2015, le nombre de logements neufs a augmenté d’environ 1,1% par an, car les ménages délaissent les appartements anciens situés dans les centres-villes pour la périphérie avec des logements plus spacieux, plus lumineux et mieux équipés.

Le secteur du neuf est également encouragé fiscalement par l’État, ce qui nous pousse à nous étendre de plus en plus sur les zones naturelles et bien que le marché immobilier des villes soit tendue et que loyers ne cessent d’augmenter les personnes modestes vont vivre de plus en plus dans les zones urbaines.

Ainsi, avec tant de logements vacants et de bureaux inoccupés, comment se fait-il qu’il y ait autant de personnes à la rue ou qui vivent dans une situation précaire ? Et pourquoi ne pas rénover les anciens logements au lieu de grignoter toujours plus les espaces naturels ? Autant de questions qui restent sans réponse et pour lesquelles les gouvernements qui se succèdent ne semblent pas avoir de solutions.

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Antoine Mercier

Comme de nombreuses personnes, cela fait des années que j’essaie de limiter mon empreinte carbone en triant mes déchets, en empruntant le plus possible les transports en commun et en limitant au maximum le plastique. C’est un bon début, mais je pense que tout ceci n’est pas suffisant car nous ne réglerons pas le problème en nous contentant de faire cela.

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