Gaz à effet de serre : 5 des plus grandes entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers en émettent plus que nos sociétés pétrolière et gazière

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Le 27 Juillet. Image crédit :depositphotos.com

Gaz à effet de serre : 5 des plus grandes entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers en émettent plus que nos sociétés pétrolière et gazière

Les compagnies pétrolières et gazières n’ont pas une bonne image en ce moment, avec une opinion plutôt négative auprès du public, surtout en ce qui concerne l’impact de leurs activités sur le climat. Toutefois, ces entreprises ont tendance à ne pas être pointées du doigt, malgré le constat que leur contribution au réchauffement de notre planète soit considérable. Bien que ces sociétés ne soient presque jamais associés aux réchauffement du climat, cinq des plus grandes sociétés de la viande et des produits laitiers émettent plus de gaz à effet de serre (GES) qu’ExxonMobil, Shell ou BP, d’après une étude récente.

La recherche, nommée  “Émissions impossibles : comment la viande et les produits laitiers réchauffent notre planète” (lien en bas d’article), a été réalisé par des chercheurs de l’Institute for Agriculture and Trade Policy (IATP) un organisme de recherche et de défense des intérêts à but non lucratif qui fait la promotion de systèmes alimentaires, agricoles et commerciaux durables et de l’ONG Espagnole Grain,  qui a eu le prix Nobel alternatif en 2011.

Selon l’étude, qui a étudié les 35 plus grandes sociétés mondiales de bœuf, de porc, de volaille et de produits laitiers qui tiennent un registre de leurs émissions de GES, seulement quatre sociétés fournissent des estimations complètes des émissions,ce sont NH Foods (Japon), Nestlé (Suisse), FrieslandCampina (Pays-Bas) et Danone (France).

Ces émissions ne sont pas uniformément réparties dans le monde, mais sont plutôt situées à divers points chauds qui coïncident avec les principales régions exportatrices : les USA et le Canada, l’Union européenne, le Brésil et l’Argentine, ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Bien qu’elles représentent que 15 % de la population mondiale, ces régions exportatrices représentent à elle seule 43 % des émissions mondiales totales provenant de la production de viande et de produits laitiers.

Les 35 plus grandes compagnies, par leurs volumes, du secteur de la viande et des produits laitiers et leur siège social. (Grain/ IATP)

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Réunis, le top cinq des sociétés du secteur de la viande et des produits laitiers émettent plus de gaz à effet de serre (GES) qu’ExxonMobil, Shell ou BP. (Grain/ IATP)

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Conformément à l’Accord de Paris sur le climat, qui a été signé par plus de 190 pays, nous devons tous réduire les émissions de GES afin de maintenir le réchauffement de la Terre à 1,5 ℃. La réalisation de cet objectif est un challenge très difficile qui demande un effort mondiale. Mais si la transition des énergies fossiles vers les énergies propres est une évidence, d’autres secteurs, qui peuvent être tout aussi mauvais pour notre environnement, ne sont pas sous les feux de la rampe.

Selon le rapport, JBS, Tyson, Cargill, Dairy Farmers of America et Fonterra, qui sont les cinq plus grandes sociétés de le viande et des produits laitiers, émettent autant de gaz à effet de serre qu’ExxonMobile ou Shell.

Ensemble, le top 5 des compagnies du secteur de la viande et des produits laitiers émet plus de gaz à effet de serre (GES) que l’Allemagne, le Canada, l’Australie, l’Angleterre et la France. (Grain/ IATP)

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Selon le recherche :

Si les secteurs de l’énergie, des transports et d’autres secteurs parviennent à réduire les émissions conformément aux objectifs de Paris, alors que les entreprises des secteurs de la viande et des produits laitiers continuent d’augmenter leur production, le secteur de l’élevage représentera une part de plus en plus importante du budget mondial disponible de 13 gigatonnes d’émissions de gaz à effet de serre.

Si nous continuons à produire de la viande et des produits laitiers à cette allure, le secteur de l’élevage pourrait engloutir plus de 80% de ce budget carbone disponible, selon le nouveau rapport.

Lire : Dans le choix de nos produits : soyons responsables !

Pour Shefali Sharma, directrice de l’IATP :

Pendant des décennies, la production en masse de viande et de produits laitiers a été rendue possible par le fait que les agriculteurs sont payés en dessous du coût de production, que les travailleurs sont exploités et que les contribuables paient la facture de la pollution de l’air, de la terre et de l’eau causée par la viande et les produits laitiers. Il n’y a pas de viande ” bon marché “.

Il est temps que nous réalisions que la surconsommation est directement liée aux subventions que nous fournissons à l’industrie pour continuer à déforester, à épuiser nos ressources naturelles et à créer un danger majeur pour la santé publique par la surconsommation d’antibiotiques. Ce rapport montre le rôle clé qu’elles jouent également dans la création du changement climatique.

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Estimation du niveau des émissions des gaz à effet de serre à garder pour éviter une élévation des températures au-delà des 1,5 °C comparée aux émissions des compagnies du secteur de la viande et des produits laitiers basé sur des projections de la croissance de la production habituelle. (Grain/ IATP)

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Il semble donc que nous devons non seulement arrêter les énergies fossiles, mais également freiner notre production de viande et de produits laitiers. Avec une population mondiale croissante, tant en nombre de personnes qu’en richesse, la réduction de la production, et donc de la consommation de viande, sera une mission très compliquée, mais cela ne veut pas dire que c’est missionimpossible.

Selon Joseph Poore, de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) :

Un régime végétalien est probablement le moyen le plus important de réduire votre impact sur la planète Terre, non seulement les gaz à effet de serre, mais aussi l’acidification, l’eutrophisation, l’utilisation des terres et de l’eau à l’échelle mondiale. C’est beaucoup plus important que de réduire vos vols ou d’acheter une voiture électrique, car ces mesures ne font que réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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Les auteurs d’une étude publiée cette année, notent que le bétail ne fournit que 18 % de toutes les calories que nous consommons, mais occupe 83 % de toutes les terres agricoles. La production de viande et de produits laitiers consomme aussi énormément d’eau, chaque kilo de bœuf demande au moins plus de 8000 litres d’eau, alors qu’une quantité équivalente de pommes de terre en consomme plus de 1000 fois moins.

Mais, bien sûr, une population largement végétalienne dans n’importe quelle pays est totalement impossible pour l’instant, surtout dans les pays développés. Toutefois, ce que chacun de nous peut faire à son petit niveau, c’est de manger ces types de produits de façon modérée. Si vous consommez de la viande et des produits laitiers tous les jours, passer à un jour sur deux réduira instantanément votre impact sur l’environnement de 50 %.

Lire le rapport sur le site du Grain : Emissions impossible: How big meat and dairy are heating up the planet.

Source dans l’article en vert et : GuruMeditation – et www.anguillesousroche.com

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