Nous nous apprêtons à vivre un génocide climatique selon l’ONU

Génocide climatique

Selon un rapport de l’ONU, nous vivrons inévitablement un génocide climatique.

Le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris sur le climat a été signé. Pendant un bref instant, nous avons cru au début d’un mouvement qui sauverait la planète. L’objectif international était de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius. Mais pour une grande partie des plus vulnérables du monde, cet objectif était loin d’être suffisant. Le représentant des Îles Marshall a qualifié ce réchauffement de deux degrés de génocide climatique.

Par Phillippe Blot. Le 16/01/2019

Un nouveau rapport alarmant a récemment été publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques de l’ONU. Selon le rapport,  des centaines de millions de vies seraient en danger si le monde se réchauffait de plus de 1,5 degrés Celsius. Cela sera atteint dès 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. Pratiquement tous les récifs coralliens disparaîtraient, les incendies et les vagues de chaleur balayeraient chaque année la planète. L’alternance entre la sécheresse, les inondations et les températures menacerait également l’approvisionnement alimentaire mondial. Pour éviter cela, il faut absolument changer radicalement l’économie, l’agriculture et la culture.

Ces phrases sont alarmantes, mais c’est en réalité pire que cela.

En effet, le pire scénario du nouveau rapport est, en réalité, le meilleur. Car en réalité, le génocide climatique est déjà notre avenir inévitable.

À moins de mettre en place de nouvelles technologies pour réduire drastiquement les émissions de dioxyde de carbone, il sera impossible de maintenir le réchauffement à moins de deux degrés Celsius et d’éviter le génocide climatique. Avec notre mode de vie, nous nous dirigeons vers une augmentation de quatre degrés d’ici la fin du siècle.

Il y a un peu plus d’un an, quand j’ai exploré les pires scénarios du changement climatique.

de nombreux scientifique considéraient ce type d’alarmisme comme un anathème. La recherche sur le climat a connu quelques développements inquiétants au cours de la dernière année. Plus de méthane que prévu dans les lacs et de pergélisol de l’Arctique, ce qui pourrait accélérer le réchauffement. Il y a également eu une vague de chaleur sans précédent, des feux de forêt et des ouragans traversant les deux plus grands océans du monde cet été. Mais dans l’ensemble, nous nous dirigeons tout droit vers un réchauffement de quatre degrés. C’est deux fois plus que ce que la plupart des scientifiques pensent qu’il est possible de supporter.

Comme les chiffres sont petits, nous ne faisons pas vraiment la différence entre deux et quatre degrés . Nous ne réalisons pas l’ampleur de ce génocide climatique.

Mais à deux degrés, la fonte de l’inlandsis provoquerait d’inondation de dizaines de grandes villes du monde au cours de ce siècle.

Avec ce réchauffement, on estime que le PIB mondial par habitant baisserait de 13%. Quatre cent millions de personnes supplémentaires souffriraient de la pénurie d’eau. Et même sous les latitudes septentrionales, des vagues de chaleur feraient des milliers de morts chaque été. Ce serait pire dans la bande équatoriale de la planète. En Inde, de nombreuses villes deviendraient incroyablement chaudes. Il y aurait 32 fois plus de vagues de chaleur extrême. Chaque vague de chaleur durerait cinq fois plus longtemps, exposant au total 93 fois plus de personnes. Et il ne s’agit que de deux degrés, pratiquement, notre meilleur scénario climatique.

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À trois degrés, le sud de l’Europe serait en sécheresse permanente. La sécheresse moyenne en Amérique centrale durerait 19 mois et dans les Caraïbes 21 mois. En Afrique du Nord, le chiffre serait de 60 mois à cinq ans. Les zones brûlées chaque année par des feux de forêt doubleraient en Méditerranée et sextupleraient aux États-Unis. La mer engloutirait des villes de Miami Beach à Jakarta. Les dégâts causés par les crues des rivières seraient multipliés par 30 au Bangladesh, par 20 en Inde et jusqu’à 60 au Royaume-Uni.

À quatre degrés, le génocide climatique provoquerait huit millions de cas de dengue chaque année rien qu’en Amérique latine. Les rendements céréaliers mondiaux pourraient baisser de 50%, provoquant des crises alimentaires annuelles ou quasi annuelles. L’économie mondiale serait inférieure de 30% à ce qu’elle serait sans le changement climatique. Même avec la baisse du coût de l’énergie renouvelable, le consensus mondial croissant sur l’élimination progressive du charbon, les émissions mondiales de carbone continuent d’augmenter à l’heure actuelle.

Mais la plupart de ces données sont extraites de cette fiche de renseignements unique et conventionnelle.

En fait, rien dans le rapport du GIEC n’est nouveau, ni à la communauté scientifique, ni aux activistes du climat, ni même à quiconque a été un lecteur assidu de nouvelles recherches sur le réchauffement au cours des dernières années. Le GIEC n’introduit pas de nouvelles découvertes ni même de nouvelles perspectives, mais corrèle plutôt la masse désordonnée de recherches scientifiques existantes et archivées en évaluations consensuelles destinées à fournir aux décideurs du monde un compte rendu absolument incontestable de la situation actuelle. En 1988, on lui a presque reproché d’être trop prudent dans son évaluation du problème.

Il est remarquable que le ton de ce rapport sur le génocide climatique soit aussi alarmiste. Les nouvelles sur le climat n’ont pas changé, mais la communauté scientifique abandonne enfin toute prudence en décrivant les implications de ses propres conclusions.

Heureusement, ils ont aussi proposé l’imposition d’une taxe sur le carbone bien plus élevée que celles actuellement utilisées ou envisagées. Ils proposent d’augmenter le coût d’une tonne de carbone pouvant atteindre 4 300 euros d’ici 2030, Le prix proposé ne devrait pas dépasser 23 500 euros par tonne d’ici à 2100. Aujourd’hui, le prix moyen du carbone dans 42 grandes économies n’est que de 7 euros par tonne.

Mais une taxe sur le carbone n’est qu’une incitation à l’action, pas une action en soi.

Et l’action nécessaire est à une échelle et à une vitesse presque inimaginables pour la plupart d’entre nous.

Pour éviter un réchauffement catastrophique, il faudrait une reconstruction complète de l’ensemble de l’infrastructure énergétique du monde, une refonte en profondeur des pratiques agricoles et du régime alimentaire pour éliminer totalement les émissions de carbone de l’agriculture. Il faudrait également une batterie de changements culturels dans la manière dont menons notre vie. Et nous devrions faire tout cela dans deux, voire trois décennies.

Cela ne veut pas dire que tout est fini. Il est préférable de rester au-dessous de quatre degrés plutôt que de les dépasser. Il serait encore mieux de ne pas dépasser trois degrés, et miraculeux de ne pas dépasser les deux degrés. Mais tout dépend de nous.

Il existe également des solutions extravagantes au génocide climatique, comme le captage du carbone et la géo-ingénierie solaire. Mais ces solutions sont loin d’être exploitables pour le moment. Et même en théorie, elles présentent des inconvénients vraiment effrayants. Mais même si la technologie deviendra considérablement moins chère et plus efficace au cours des prochaines années, il nous faudra la développer dans le monde entier. Cela nécessitera des plantations entières qui absorbent du carbone presque partout dans le monde. Mais même si cela fonctionne, il faudra beaucoup de temps, et nous n’avons plus que quelques années pour agir contre ce génocide climatique.

Sources dans l’article et : https://nymag.com/intelligencer/2018/10/un-says-climate-genocide-coming-but-its-worse-than-that.html

Phillipe Blot

Étant un grand passionné de nature, j’ai toujours eu à cœur de protéger mon environnement et de faire de ce monde un monde meilleur. Au fil des ans, j’ai essayé d’adopter un nouveau mode de vie, je n’achète plus rien de neuf et j’ai adopté le style de vie zéro déchet afin de diminuer mon impact sur l’environnement. Je suis également très bricoleur, j’adore récupérer et retaper les vieilles choses afin de leur redonner une nouvelle vie, j’en ai d’ailleurs fait mon métier. Ainsi, je me suis dit que je pourrais peut-être aider les gens à aller dans la même direction que moi. une vie avec un impact moindre sur l’environnement grâce à des alternatives et des astuces simples que je partage dans mes articles.

6 réflexions sur « Nous nous apprêtons à vivre un génocide climatique selon l’ONU »

  1. Voici ce que dit le plus grand Homme que la Terre ai porté depuis 15 000 ans, le Schilo, qui veut dire  » Celui contre lequel on ne peut rien et dont la parole et les jugements sont La Parole de DIEU « .


    Le climat au soir du monde

    (26) En dehors de ces choses, il faut savoir que les déserts ne se développent pas aujourd’hui à cause d’un quelconque changement climatique naturel ; car, le climat de la Terre, désormais stabilisée sur son orbite, ne change pas. L’accroissement des déserts est essentiellement dû au surnombre d’hommes et à leurs activités. En effet, au terme de ces siècles du malheur, nous voyons la température de l’atmosphère s’accroître, non par effet de serre mais parce que la mince couche d’air est chauffée en permanence et toujours plus par les nombreux incendies de forêt, par l’intense chaleur des villes de plus en plus monstrueuses, par le nombre insoutenable d’êtres humains et de bêtes d’élevage, par l’industrie, par les énormes surfaces bitumées, et par les innombrables véhicules et autres engins qui parcourent la terre, les mers et le ciel. Outre leur grand réchauffement et leur pollution, les masses d’air sont alors stagnantes ou turbulentes, en ayant pour conséquences de graves perturbations atmosphériques qui provoquent des inondations dévastatrices ici et des sécheresses catastrophiques là, car tout le climat est déséquilibré.

    (27) Le climat tempéré de notre planète est dû à la chaleur interne produite par le noyau, qui se fait sentir depuis le fond de la mer jusque dans les airs, et à la température solaire qui est idéale sur l’orbite où nous nous trouvons. L’équilibre climatique qui en résulte ne doit point être perturbé par l’homme, sinon il faut s’attendre rapidement à la fin de tout ce qui vit.

    (28) Aujourd’hui cependant, chacun peut constater que la très fine couche atmosphérique ne peut plus s’épurer convenablement. Il faut que cela se termine, car l’air se pollue tous les jours davantage, et la température s’élève, comme le montre à l’évidence la fonte des glaciers. Sachez aussi à ce sujet, et contrairement à ce qu’il se dit, que la fonte des glaces due au réchauffement sensible de l’air ne peut élever le niveau de la mer d’aucune manière. Un enfant comprend que si une augmentation de la température atmosphérique fait fondre la glace, elle fait aussi évaporer l’eau en conséquence, en laissant inchangé le niveau de la mer… Seule l’épaisseur de l’atmosphère s’accroît dans cette affaire, et change le climat en conséquence.

    (29) Mais en raison de la surpopulation qui va croissante, de l’industrie qui ne cesse de se développer, de l’augmentation continuelle des machines utilisant la combustion, des villes qui s’étendent à l’infini, de la déforestation qui se généralise, et de tout ce qui résulte de l’abandon des valeurs essentielles de l’existence montrées par la loi, les conditions de vie à l’origine du monde régressent quotidiennement. Si donc rien n’interrompait leur destruction, le monde s’approcherait du moment où plus aucun être ne pourrait subsister. Pensez que si seulement les insectes ou certains d’entre eux disparaissaient du monde, le monde entier disparaîtrait avec eux.

    (30) Chacun sait qu’il suffit de peu pour déséquilibrer un tout et y mettre un terme. C’est pourquoi la détérioration climatique que l’on constate au soir du monde est une infamie quasi volontaire commise par les gouvernants. Or, plus rien ne peut arrêter l’amplification d’une telle calamité, si ce n’est la fin de ceux qui se donnent des pouvoirs sans anticiper leurs responsabilités.

    https://www.lelivredevie.com/

  2. Ce n’est même pas une incitation à l’action….L’action ici, est de répondre à l’ultimatum écologique qui sera de payer plus pour le charbon, etc….Une vraie réponse à l’action ou à l’intervention souhaitée, sera plutôt de réfléchir à des stratégies éducationnelles qui fassent que chaque humain se comporte, agit et travaille à vivre quotidiennement pour sauver et renouveler l’énergie possible à utiliser…Non, de payer plus cher pour le peu d’énergie combustible ou non qui reste mais d’agir pour utiliser l’énergie de façon renouvelable…..Rien ne se perd, rien ne se crée…..xxx

  3. Bel article que je souhaiterais partager sur mon mur avec votre autorisation Selon moi, il est déjà trop tard pour éviter la catastrophe; merci le cerveau reptilien de l’homme qui lui donne peur du changement et à notre espèce qui se croit tellement supérieure! Les programmes scientifiques sont plus ou moins fiables, en fonction des hypothèses retenues mais existe-t-il un super programme qui puisse tenir compte de l’effet cumulé pour arriver à déterminer le point de non retour???? Je m’intéresse à énormément de choses mais ne suis pas scientifiques juste observatrice du monde dans lequel je vis.
    D’autant qu’il suffirait de l’explosion de quelques volcans (par exemple) pour nous donner un hiver de plusieurs années! Autre élément dont il faudrait tenir compte, c’est l’oxygène que fournissent les océans, en grand danger à cause de la pollution, notamment.

    Si je pense à l’histoire, les pays européens ont soumis ou essayé de soumettre tous les peuples (colonisation à échelle mondiale) pour leur seul intérêt et cela continue pour ce qui concerne la responsabilité: nous ne pouvons reprocher aux pays en voie de développement de vouloir une vie plus facile alors que nos gouvernements sont trop lâches pour ne pas avoir pris beaucoup plus tôt des mesures drastiques et donc impopulaires.

    Par ailleurs, les économistes ont peut-être compris (tout au moins certains) que la théorie qui prévaut aujourd’hui fondée sur la croissance est une hérésie mais à part quelques voix que l’on ne veut pas entendre, c’est un non sens. La seule denrée qui soit disponible actuellement est l’intelligence sous toutes ses formes, les richesses culturelles, la connaissance de la biodiversité, etc… et un prédateur pour l’homme (lui-même et la nature dans sa totalité).

    De mon côté, je fais ce qui est en mon pouvoir pour diminuer mon empreinte mais je ne suis pas bricoleuse comme vous…. Je n’achète rien sur internet et j’essaie de limiter mon temps sur les réseaux sociaux aussi sauf pour ce que je trouve important!

    Nous avons plus que jamais besoin de solidarité, d’humilité, de générosité.

    Merci d’avance si vous avez la patience de lire ce texte, trop long et trop court.

  4. Il ne faut pas oublier que la terre est un système dont l’inertie est de 40 ans. Ce qui veut dire que des actions que nous déciderions éventuellement aujourd’hui n’auront d’effet que vers 2060… Ce que nous mesurons aujourd’hui est le résultat de notre politique des années 70-80: c’est-à-dire rien de concret. Comme depuis nos dirigeants sont soit dans le déni soit dans la non action, on ne peut plus imaginer d’éviter la catastrophe climatique qui va aussi entraîner un chaos sociétal. Il faut donc s’y préparer….

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