Le cri du coeur d’une fille d’agriculteur sur Facebook : « Mon père, ce héros »

Elle veut alerter l’opinion public et demande aux gens d’acheter en pensant aux agriculteurs.

Cette jeune fille de 16 ans originaire de Bretagne lance un appel sur les réseaux sociaux. Elle voit les difficultés quotidiennes de son père et demande aux consommateurs d’agir pour les sauver.

Manon Kernoa veut rendre hommage à son père, producteur laitier à Landudec, dans le sud-Finistère. Dans une lettre publiée sur le groupe FB « la bataille des producteurs de lait » elle dresse les difficultés des agriculteurs. Un message choc que cette jeune fille, plutôt timide, a écrit contre l’avis de son père, mais qui est particulièrement poignant.

« A 16 ans, j’ai peur pour l’avenir »

Elle a ressenti le besoin d’écrire et a écrit cette lettre sur son cahier d’économie. « Certes, il y a d’autres métiers plus difficiles que celui là, plus physiques, qui touchent à la santé, à la protection. Mais j’ai peur pour l’avenir. Et oui, à 16 ans, j’ai peur pour l’avenir. Quelle idée! J’ai peur de ce que les petites fermes de campagne vont devenir. »

« Connaissez-vous beaucoup de personnes qui après une semaine de travail déjà difficile, sacrifieraient leurs week-ends en amoureux? »

Elle poursuit : « Connaissez-vous beaucoup de personnes qui après une semaine de travail déjà difficile, sacrifieraient leurs week-ends en amoureux, leurs vacances en famille, pour nourrir des individus qui n’ont aucune considération de leur travail, qui cherchent toujours à trouver le prix le plus faible pour manger, en ignorant leur provenance, quitte à endetter les agriculteurs français ? »

Le manque de considération

Dans sa lettre  « Mon père, ce héros », elle dénonce le manque de considération, elle s’inquiète pour son père qu’elle voit« triste, fatigué ». La jeune fille fait preuve d’une étonnante maturité pour décrire sa douleur, celle de son père qui a 100 vaches laitières. La lettre a été partagée presque 2000 fois et Manon se désole : « Rien ne bouge, quand on voit le lait qui est payé 30 centimes, mais revendu à un euro, on se demande où passe l’argent ! »

La lycéenne bretonne ne veut pas pour autant que son père change de métier. Elle conclut sa lettre par ces mots : « Sauvez les agriculteurs français, mangez Français ».

Source : www.francebleu.fr

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