« La Terre vue du coeur » : Le discours optimiste et plein d’espoir d’Hubert Reeves sur l’avenir de notre planète

Ce documentaire, sorti le 23 mai 2018, est un appel à l’optimisme, il ne s’agit pas d’un autre documentaire sur l’état inquiétant de la planète.

Par Antoine Mercie Le 18/04/2019

Dans « La Terre vue du coeur », l’auteur et astrophysicien Hubert Reeves, nous alerte une nouvelle fois sur l’état dans lequel se trouve notre planète et sur la 6ème extinction de masse que nous sommes en train de vivre. Pourtant, il veut néanmoins rester optimiste face à la situation et garder espoir. Selon lui, nous devons agir rapidement.

Dans ce documentaire, on peut voir une douzaine de personnalités différentes qui sont toutes engagées dans la préservation de l’environnement et de la planète dans son ensemble.

Parmi les personnalités présentes dans ce documentaire, on retrouve Edith Widder, océanologue américaine, Frédéric Lenoir, sociologue et philosophe français, Michel Labrecque, conservateur du Jardin botanique de Montréal, Mario Cyr, le « cinéaste des profondeurs océaniques » et évidemment Hubert Reeves, auteur et astrophysicien mondialement connu.

« La Terre vue du cœur » s’inspire du premier livre d’Hubert Reeves.

Ainsi chacune des personnalités prend la parole pour exprimer ses préoccupations concernant la 6ème extinction de masse qui a lieu et la destruction de nos écosystèmes, menaçant non seulement les animaux, mais également les humains.

Car, cette fois-ci ce sont les hommes qui sont entièrement responsables de la 6ème extinction de masse, contrairement aux 5 précédentes. Tout le monde s’accorde à dire que nous devons arrêter de nous prendre pour des êtres supérieurs et rester humbles.

Hubert Reeves a alors expliqué dans une interview avec Radio-Canada:

« Beaucoup de personnes considèrent qu’en fait on est déjà en plein dans cette 6e extinction. Mais ce n’est jamais trop tard. C’est trop tard quand on dit que c’est trop tard.
Maintenant, depuis quelques années, il y a des avancées dans la restauration de la situation, il y a des éléments positifs un peu partout, il y a un enthousiasme qui se réveille. On le voit chez les gens, dans les mairies, dans les compagnies, partout on sent qu’il y a une prise de conscience de l’extrême importance de cette situation.
Et c’est un petit peu le but de ce livre, et d’autres livres, c’est que les gens sachent ce qui se passe, sachent pour être en mesure ensuite d’agir. C’est une question d’attitude. C’est l’attitude à prendre quand on sait qu’on est en danger et qu’on sait que si on continue comme ça et qu’on ne bouge pas rapidement, là ça risque d’être foutu.
Pour l’instant, il y a encore un avenir, l’avenir sera certainement plus austère que ce que nous avons eu dans le passé, mais je crois que l’important, c’est que chacun soit dynamique, soit positif, soit combattant, comme il importe de combattre quand on sent qu’une situation est très tendue, et que ça pourrait aller beaucoup plus mal.
(…)
Il faut savoir que, non seulement notre lieu d’habitation, mais l’espèce humaine elle-même est en danger. C’est ça le message que j’essaie de faire passer. »

Espérons que nous prendrons rapidement conscience de l’urgence d’agir pour lutter contre la 6ème extinction qui est en train de se produire. Il n’est pas trop tard pour changer, nous pouvons encore croire en un avenir meilleur. Dire qu’il est trop tard, c’est renoncer avant même d’avoir essayé.

Voir aussi : Le cri d’alarme d’Hubert Reeves: « La disparition des vers de terre, aussi grave que le réchauffement climatique »

Antoine Mercier

Comme de nombreuses personnes, cela fait des années que j’essaie de limiter mon empreinte carbone en triant mes déchets, en empruntant le plus possible les transports en commun et en limitant au maximum le plastique. C’est un bon début, mais je pense que tout ceci n’est pas suffisant car nous ne réglerons pas le problème en nous contentant de faire cela.

Un commentaire sur “« La Terre vue du coeur » : Le discours optimiste et plein d’espoir d’Hubert Reeves sur l’avenir de notre planète

  1. L’homme est situé au sommet de la chaîne alimentaire, mais en continuant ainsi il se détruit lui-même en privant ses futurs descendants du minimum nécessaire. Il a fallu des millions d’années pour que toute cette faune et cette flore se crée et en l’espace de 2 siècles, il est en train de tout détruire et consommer à cause d’une économie suicidaire. L’incendie de Notre-Dame de Paris est l’exemple de la rapidité avec laquelle on peut réduire à rien des décennies de travail positif de beaucoup d’hommes.
    https://lejustenecessaire.wordpress.com/2018/08/06/premier-article-de-blog/
    Les gouvernements ont oublié qu’ils travaillent pour l’histoire, ils cèdent au consumérisme rapide, aux multinationales, ils ne pensent plus à l’humanité et aux temps longs de la planète.

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