Un étudiant Islandais crée une bouteille d’eau biodégradable

Islande : un étudiant crée une bouteille d’eau biodégradable

Un étudiant Islandais crée une bouteille d’eau biodégradable

Elle livre, pour la première fois, une évaluation globale de la pollution de la surface de l’ensemble des mers par ces détritus. Les chiffres sont vertigineux : 269 000 tonnes constituées de plus de 5 mille milliards de particules de toutes tailles. Encore les auteurs soulignent-ils que leurs estimations sont « très prudentes » et peuvent être considérées comme un « minimum ».

L’amoncellement dans le milieu océanique de débris plastique flottants – fragments de sacs, bouteilles, bidons et autres emballages, mais aussi granulés industriels —, acheminés des terres par les vents et les rivières, ou rejetés en mer par les navires, est connu depuis la fin des années 1990.

De gigantesques zones de convergence, appelées « gyres océaniques », ont été découvertes dans le Pacifique Nord – un amas de 3,4 millions de km2 baptisé le « Great Pacific Garbage Patch », ou « grande poubelle du Pacifique » —, ainsi que dans le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord et sud et l’océan Indien. Mais toutes les mers du globe sont souillées. « Les plastiques et microplastiques sont présents sur l’ensemble de l’océan mondial », constatent les chercheurs.

bouteille d’eau biodégradable

L’équipe, conduite par Marcus Eriksen, du Five Gyres Institute de Californie, a assemblé, modélisé et analysé les données recueillies au cours de vingt-quatre campagnes océanographiques menées entre 2007 et 2013 dans les cinq zones de gyres océaniques, mais aussi près des côtes australiennes, dans le golfe du Bengale et en Méditerranée. Soit plus de 1 500 sites où les scientifiques ont prélevé dans leurs filets des échantillons, pour les plus petits débris, ou effectué des observations visuelles, pour les plus gros.

Ils ont pu ainsi quantifier la pollution au plastique, qui touche « toutes les zones océaniques, y compris les plus éloignées ». Il apparaît en effet que les déchets ne sont pas uniquement concentrés dans les grandes zones de convergence, où leurs densités sont « plus faibles qu’attendu », mais que des zones côtières sont également « très affectées », notamment en Méditerranée.

S’accommoder du tout-jetable

Après le bio-plastique qui se dégrade en fertilisant naturel, l’éco-gobelet ou l’emballage comestible, une nouvelle invention se propose comme alternative écologique aux bouteilles en plastique. Étudiant en design de produits à l’Académie des Arts d’Islande, Ari Jónsson a conçu une bouteille biodégradable à base d’algues. Son invention a été exposée en mars 2016 à l’occasion du festival DesignMarch, à Reykjavik. « J’ai lu que 50% du plastique n’est utilisé qu’une fois puis jeté et je sens qu’il existe un besoin urgent de trouver des moyens de remplacer une partie de la quantité irréelle de plastique que nous faisons, utilisons et rejetons chaque jour », a-t-il expliqué à Dezeen.

bouteille d’eau biodégradable

Ses recherches l’ont conduit à recourir à l’agar, une substance à base d’algues et qui, combinée à l’eau forme une matière gélatineuse : l’ingrédient est d’ailleurs utilisé en cuisine comme épaississant ou gélifiant. Une fois les justes proportions trouvées, l’étudiant a réchauffé puis versé la substance dans un moule en forme de bouteille conservé au frigo. En faisant ensuite tourner le moule à l’intérieur d’un seau d’eau glacée, le liquide a pris forme de bouteille.

Puis le moule a été placé au frigo quelques minutes avant que la bouteille d’agar en soit extraite. Résultat : une bouteille plastique saine et biodégradable. Mais celle-ci possède une caractéristique majeur : elle demeure solide tant qu’elle est pleine et commence à se décomposer sitôt vide. Autre particularité, si l’eau n’est consommée qu’après un certain temps, elle prend graduellement la saveur naturelle de la bouteille. Ari Jónsson avance que ceux à qui le goût plairait devraient même croquer dans la bouteille. Si le processus de production peut sembler archaïque, il fonctionne parfaitement et ne demande qu’à être industrialisé.

bouteille d’eau biodégradable

La concurrence libre fait gagner le plastique
Ce qui est sûr, c’est que les plastiques, qui persistent pendant des centaines d’années, contaminent « tous les écosystèmes océaniques, y compris les organismes marins, le zooplancton et les espèces vivant dans les sédiments », rappelle Marcus Eriksen. Et qu’ils peuvent, ajoute-t-il, « concentrer les polluants organiques et altérer le fonctionnement des chaînes alimentaires ».

L’initiative n’est heureusement pas isolée. Nous vous avions d’ailleurs parlé du bioplastique « made in France » à partir d’une autre algue. À partir de matériaux naturels, biologiques et biodégradables, des inventeurs de divers pays s’affairent à trouver des solutions alternatives au plastique. Des solutions qui, aussi ingénieuses soient-elles, paraissent de faible envergure face à l’industrie pétrochimique et, surtout, ne proposent qu’un aménagement du tout-jetable dans la logique illusoire du « capitalisme vert ».

`Et c’est là tout le problème. Le plastique synthétique étant moins cher, et les États n’offrant pratiquement aucune aide suffisante, la transition industrielle de large échelle est imperceptible. Bien trop lente pour ralentir, même un peu, cette crise environnementale qui nous assaille de toutes parts. Limiter les dégâts ?

Sources : / LeMonde.fr / LeFigaro.fr / Dezeen.com

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4 commentaires à propos de “Un étudiant Islandais crée une bouteille d’eau biodégradable”

  1. Bonjour AMIE,
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    AMIE parce que je partage le fond et la forme.
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    Prends soin de toi.
    Jahrod UNYK

  2. Bonjour AMIE,
    Je trouve tes choix de sujet(s) particulièrement INTÉRESSANT !
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    BRAVO !
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    Prends soin de toi.

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