me blâmer

J’ai arrêté de me blâmer

Le 21 Octobre 2017. Image crédit : Pixabay

J’ai arrêté de me blâmer

J’ai arrêté de toujours croire que je suis à blâmer quand des personnes décident de partir, de quitter ma vie.

J’ai arrêté de tenir la porte ouverte pour des gens en me demandant ce que j’ai fait de mal à la place de me dire que c’est leur perte à eux, non la mienne.

J’ai arrêté de donner aux autres des raisons de rester, parce qu’en réalité je ne devrais pas vouloir de quelqu’un qui ne veut pas faire partie de ma vie.

J’ai arrêté d’investir mon temps et mon énergie pour ceux qui s’en foutent.

J’ai arrêté de tout donner à ceux qui prennent tout et disparaissent quand je n’ai plus rien à leur offrir.

J’ai arrêté de dire “je suis désolé” à des personnes qui devraient s’excuser.

J’ai arrêté de me focaliser sur mes défauts et d’essayer de gagner l’estime des autres en changeant plutôt que de me soucier de ceux qui m’aiment vraiment comme je suis.

J’ai arrêté de prétendre être une personne que je ne suis pas juste pour être dans leur moule ou dans leur convention.

J’ai arrêté de me donner autant, pour des individus qui s’en soucient si peu.

J’ai arrêté d’attendre le retour des personnes qui n’auraient jamais dû partir en premier, mais qui l’ont fait.

J’ai arrêté de rester éveillé tard le soir, laissant mon passé me hanter.

J’ai cessé de regarder des photos et des souvenirs avec regret et remords

J’ai arrêté d’essayer de trouver des raisons aux pourquoi.

J’ai lentement appris à accepter que ma destinée n’est pas liée à des gens qui ne veulent pas être dans ma vie.

Peut-être, devrais-je  envisager que perdre une personne qui se fout de faire un effort pour faire partie de ma vie ce n’est pas une perte, mais un gain.

J’ai arrêté de me blâmer.

J’ai tout doucement appris que ce n’est pas uniquement le destin qui laisse ces choses arriver, mais moi, la majeure partie du temps.

Moi qui les accepte sans rien dire.

J’ai arrêter de chercher des explications, ou une grande théorie quand quelqu’un part ou quitte ma vie.

La vérité c’est que j’en suis là et si tu ne veux pas rester, je ne vais pas te retenir.

Je ne vais pas essayer de te prouver que je te mérite.

Je ne vais pas essayer, car les relations ne sont pas supposées être difficiles ou compliquées.

La vérité c’est que si vous voulez faire partie de ma vie vous aurez toujours votre place.

Et que je vais toujours vous retrouver à mi-chemin.

Mais je réalise que trop souvent j’ai valorisé des personnes plus que je ne me valorise moi-même.

Que j’essaie trop pour des gens qui n’essaient pas assez.

Que j’ai plus peur de perdre certaines personnes qu’elles n’ont peur de me perdre.

Et je commence à apprendre que peut-être ce n’est pas seulement une question de lâcher prise ou d’abandonner.

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