Le 23 Avril 2018. Image crédit : Shutterstock

JE NE SUIS JAMAIS EN COLÈRE POUR LA RAISON QUE JE PENSE

Par Jackie B. Hamilton

Que de sagesse dans cette phrase!   Je ne saurais si bien l’expliquer qu’en vous donnant  quelques exemples.   Si je suis à cran avec mes collègues de travail ce matin, c’est parce que je me suis querellée avec mon conjoint hier.  Si je perds patience avec mes enfants, c’est parce que je me sens submergée au boulot.  Si j’engueule la caissière à l’épicerie, c’est parce que mon médecin a demandé à me voir pour passer d’autres tests.  

Il semble quasi impossible pour l’être humain de compartimenter ses émotions de telle sorte que seules les personnes concernées puissent avoir droit aux éruptions volcaniques. Tout est mis dans le même baril, prêt à exploser à la moindre tension ou provocation.

Pour éviter de faire payer la note à ceux qui ne sont pas impliqués dans l’histoire, nous devons apprendre à nous ressaisir  rapidement  ou,  à  tout  le  moins,  nous  excuser lorsque nous perdons le contrôle.  Les gens qui se trouvent sur  notre  passage  sont  prêts  à  accepter  nos  écarts  de conduite jusqu’à un certain point si nous leur expliquons que l’attaque n’était, en fait, pas vraiment dirigée contre eux. Évidemment, il  ne  faut  pas voir  ceci  comme un  prétexte pour constamment se laisser aller à son impulsivité.

Chaque fois qu’une personne s’adresse à moi d’une façon pour le moins menaçante ou déplacée, je ne peux désormais m’empêcher  de  penser  que  cette  dernière est  en  train  de vivre quelque chose qui la perturbe.  Elle ne se sent pas bien et elle cherche par tous les moyens à se débarrasser de cette « boule inconfortable au fond de sa poitrine ».

En fait, c’est sûrement par pure coïncidence que je me trouve là et, inconsciemment, cette personne fera dévier notre conversation de sorte qu’elle puisse arriver à expulser son trop-plein de stress et de frustration.  Ainsi, elle me prendra en  défaut  sur  quelque  chose  qui,  habituellement,  n’aurait pas attiré son attention.  Ou démolira une de mes opinions. Ordinaire, vous me direz?   Mais c’est ce que nous faisons tous à différents degrés.  Surtout avec les personnes avec qui nous sommes très à l’aise.

Petite parenthèse…   Il est à noter que les gens qui ont des postes de haute responsabilité sont souvent ceux qu’il faut éviter dans les couloirs. Surtout lorsqu’ils sortent de leur bureau en ayant l’air préoccupé.  Il me semble encore voir le président  d’une  entreprise  pour  laquelle  j’ai  travaillé  au début de ma carrière…  C’était un homme qui était déjà très grand, mais quand il arpentait les couloirs avec un air contrarié, il prenait des allures de titan.  Ses longs bras et ses longues jambes fendaient l’air donnant l’illusion qu’il se déplaçait au ralenti.  Du moins, c’est l’impression que j’en avais. (Sourire)  Un homme qu’on pouvait craindre, mais un homme exceptionnel, je dois dire.

Pour revenir à nos moutons en colère…  Plus nous vivons un stress intense, plus nous serons portés à avoir la mèche courte. Mais ce qui est sûr, c’est que faire du rentre-dedans à la première personne qui apparaît dans notre champ de vision  ne  nous  apportera  jamais  qu’un  soulagement passager.  Il vaut donc mieux apprendre à ne plus dégainer sur la mauvaise personne.  Ce sera profitable pour nous et bénéfique pour les autres.

(Extrait du livre de Jackie B. Hamilton : Carnet de route pour manifester l’inattendu)

Jackie B. Hamilton est auteure et blogueuse en éveil de conscience. On retrouve, dans sa bibliographie, L’enfant invisible (se donner le droit d’exister)Qui sommes-nous sans nos blessures (Comprendre et gérer intelligemment ses émotions)La philosophie du let it be (Parce que le bonheur n’a pas à être compliqué)Du moi actuel au moi rêvé (Devenir ce que l’on désire être) et le Carnet de route pour manifester l’inattendu. Visitez jackiebhamilton.com. Suivez-la sur FacebookTwitterInstagram et Pinterest.

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