Le 22 Avril 2018. Image crédit : Pixabay

Je ressens un vide à l’intérieur de moi

Lorsque je te dis que tu me manques, ce que je veux vraiment dire c’est que ton visage sort d’un endroit sombre, ta familiarité réconfortante se dissout dans la brume de l’aube comme une fumée dérivante.

Cette vie se précipite pour remplacer mes rêves alors que tu m’échappes une fois de plus. Je t’attrape avec des bras qui ne t’atteindront jamais complètement.

Je me sens vide de toi.

Quand je me lève, je me demande immédiatement si tu t’es réveillé aussi, et si tu a bu ton thé sur la terrasse au soleil, et prévu des plans comme moi. Je me demande si tu as dormi toute la nuit ou si tu t’es sans cesse retourné, tourmenté par les souvenirs. As-tu pensé à moi quand tu t’es réveillé?

As-tu retiré tes cheveux indisciplinés de tes yeux lourds de sommeil ou les as-tu laissés dans un enchevêtrement irrésistible pour que les lèvres de quelqu’un d’autre puissent les explorer?

Quand je dis que tu me manques, je veux dire que tu es une magnifique pièce de puzzle, taillée dans mon âme, ton motif complexe faisant partie de mon image de vie. Il y a un espace qui ne pourra jamais être comblé si tu n’es pas là pour m’aimer doucement.

Cela signifie que j’aspire à ce que nous étions, comment nous étions, les possibilités infinies de nous. Ça me manque de te réconforter de tes angoisses, de partager les miennes; de les aborder ensemble, côte à côte.

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Ça me manque de savoir ce qui t’excite aujourd’hui, ce que tu as trouvé de nouveau à apprendre et ce qui t’a motivé à essayer quelque chose de nouveau. Ce qui me manque aussi, c’est la façon dont tu m’as apporté tes rêves et tes drames et comment je t’ai aimé sans cesse dans les deux.

Quand je dis que tu me manques, ce que je veux dire en réalité, c’est que je désire ardemment la façon tendre dont tu dis mon nom et la façon dont tes lèvres touchent délicatement les miennes. La façon dont tu voles mes larmes avec des lèvres douces, comme le nectar d’une déesse. J’entends ton rire battre au coin de la rue, toujours à deux pas.

Je te chercherai éternellement dans la magie des livres, dans les belles paroles et dans les regards des âmes innocentes.

Maintenant, tu n’es plus qu’un étranger poli avec des souvenirs scellés fermement. Nos discussions faciles, nos pensées les plus profondes qui coulent comme de la lave, sont remplacées par de petites paroles artificielles, qui ne signifient rien. Le feu, la liberté, l’intensité, tout est parti. La trivialité ne pourra jamais être notre histoire.

Ce n’était qu’un rêve.

J’en ai assez de danser seul avec ton fantôme. Il est temps de changer de chanson, de te libérer de mes bras affectueux. Il est temps pour moi de danser sans toi. C’est plus facile maintenant.

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