Kratom : la plante dont personne ne parle mais qui gagnerait à être connue

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Kratom : la plante dont personne ne parle mais qui gagnerait à être connue

Le kratom, qui possède des attributs remarquables par sa capacité à traiter la dépendance aux opiacés, est retenu par le FBI.

Bien entendu, il n’est pas vraiment « illégal », il est tout simplement devenu impossible d’en avoir, et il est probable que le statut juridique de cette plante incroyablement utile change bientôt.

Il existe aussi beaucoup de sites web qui vantent les mérites de la plante, la décrivant comme une option plus saine pour les accros aux opiacés et comme un grand remède pour les héroïnomanes qui ont décroché. Le kratom est devenu de plus en plus populaire aux États-Unis au cours de ces dernières années, en particulier dans les États du sud comme la Caroline du Nord et la Floride.

Bien que le kratom existe depuis quelques temps, les médias s’attachent encore à la qualifier de « nouvelle drogue légale ». Les feuilles de kratom, qui proviennent d’un arbre originaire de Thaïlande, sont récoltées et séchées pour produire la drogue. Elle a été interdite en 1943, après que les Thaïlandais ont commencé à l’utiliser comme une alternative à l’opium et que le gouvernement s’est rendu compte qu’elle n’était pas taxée.

Dans un bar en Thaïlande il vendait du kratom depuis janvier 2012. Selon la serveuse, « 75% à 80% » de la clientèle de l’établissement sont des anciens toxicomanes.Elle a ajouté que le kratom procurait les mêmes effets que les opiacés. Il agit sur la même partie du cerveau que les récepteurs opiacés, mais, selon elle, les neurotransmetteurs rebondissent au lieu de se fixer sur ces récepteurs – ce qui n’entraînerait alors aucune dépendance physique. Le kratom est beaucoup moins dangereux que les drogues ou les calmants, et c’est un thé qui a des vertus bénéfiques pour les personnes qui souffrent de douleurs. « C’est de la médecine holistique. C’est juste une plante. C’est beaucoup plus sûr que les médicaments prescrits sur ordonnance », a déclaré la serveuse.

Pourquoi on en parle ?

La FDA (l’agence fédérale américaine de contrôle des médicaments et de l’alimentation) a annoncé avoir saisi dans l’Illinois près de 90 000 flacons d’un complément alimentaire commercialisé sous le nom de RelaKzpro. Valeur marchande : 400 000 dollars (370 000 €). À l’intérieur de ces petites bouteilles présentées comme un relaxant, du kratom. Ce n’est pas la première fois que cette plante fait parler d’elle aux États-Unis, où sa consommation se répand rapidement.

De quoi s’agit-il ?

Le kratom est tout ce qu’il y a de plus naturel. Il peut aussi s’appeler biak, ithang, mambog, ketum, thang… Son nom scientifique estMitragyna speciosa. C’est un bel et grand arbre, cousin du caféier et du gardénia, qui pousse en Asie du Sud-Est. De la Thaïlande à la Malaisie, on connaît depuis des siècles les effets stimulants et relaxants de ses feuilles, qui contiennent plusieurs alcaloïdes. Comme pour le khat en Afrique de l’Est ou la coca en Amérique Latine, elles sont mastiquées fraîches. Dans le reste du monde, les feuilles, séchées et broyées, sont surtout consommées en infusion ou en gélules, comme drogue récréative.

Pourquoi le kratom inquiète ?

Est-il dangereux pour la santé ? Oui, affirme la FDA, qui a lancé une alerte dès février 2014. « La consommation de kratom peut provoquer des détresses respiratoires, des vomissements, une perte de poids », affirme l’agence. Elle pointe également ses effets sur l’humeur (agressivité, crises de larmes…). Cependant, la FDA n’a pas le pouvoir de l’interdire : le kratom évolue dans une sorte de zone grise, entre les stupéfiants illégaux et les compléments alimentaires. Quelques États le prohibent (Indiana, Tenessee, Vermont…), mais il est disponible pratiquement partout ailleurs, dans les stations service, les bars, ou sur Internet. En Thaïlande, en Birmanie ou en Malaisie, il est en revanche classé comme stupéfiant et interdit.

À l’inverse, des voix s’élèvent aux États-Unis pour défendre cette plante issue de la pharmacopée traditionnelle asiatique. Un groupe de 2 000 consommateurs, rapporte le New York Times, s’est constitué l’an dernier pour lutter contre son interdiction. « Le kratom a tout le potentiel pour être un merveilleux médicament. Il a changé nos vies », affirme dans ses colonnes Susan Ash, une habitante de Norfolk, en Virginie. Ses pouvoirs de substitut aux opiacées, pour les héroïnomanes en sevrage, sont notamment mis en avant.

La DEA, l’agence américaine antidrogue, n’a pas encore tranché : elle surveille le kratom, qu’elle a inscrit sur sa liste des médicaments et substances chimiques préoccupants.

Regardez ces vidéos, elles vont tout vous expliquer !



Vidéo en Anglais :

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