La vérité sur la vie après une relation toxique

La vérité sur la vie
La vérité sur la vie après une relation toxique

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La vérité sur la vie après une relation toxique

Cet article a été écrit par une femme mais ce genre de relation peut être également vécu par un homme

Les gens associent souvent ceux qui sont dans des relations toxiques à quelqu’un de faible. Quelqu’un qui ne se respecte pas suffisamment .

Mais ayant vécu dans la tourmente des éternels hauts et des bas et des ruptures, je me considère comme très forte. Forte de m’être retrouvée de l’autre côté. Oui, un peu marquée, mais personne ne pénètre dans le feu sans se faire brûler.

Je pensais avoir été forte d’être restée si longtemps. Forte de croire en quelqu’un et de respecter suffisamment mes propres sentiments pour ne pas partir. Forte d’aimer quelqu’un à ce point.

Quand les gens me posent des questions sur lui et notre relation, je ne vois pas cela négativement. Je vois de l’amour.

De l’amour sous les cendres et le chaos que nous avons créé dans la vie de l’autre. Parce que ce n’était pas seulement lui qui était toxique. Je pense que j’étais toxique pour moi-même de continuer à tourner en rond alors que je savais que ça me conduirait au même endroit.

En vérité, c’est lui qui a mis fin à cette situation. Je n’y aurais jamais renoncé. J’aurais essayé. J’aurais essayé jusqu’à ce que je me détruise complètement. Et à l’époque, je l’ai fait.

C’était comme une drogue et à chaque fois je revenais en en voulant plus. Je ne connais pas grand-chose sur les drogues, mais je sais que les gens peuvent être aussi addictifs que n’importe quelle substance dure.

C’est une addiction de trouver du réconfort dans la même chose qui vous détruit.

Il a dit au revoir une nuit et je n’ai même pas été blessée. J’étais complètement engourdie. Et c’est ce qui était si effrayant. J’avais été blessée tellement de fois que ça ne me faisait plus peur.

Il n’y avait aucun doute que je l’aimais et j’aurais fait n’importe quoi pour que ça fonctionne. En fait, je l’ai fait. J’ai investi du temps et de l’énergie dans quelque chose qui se terminerait par une destruction complète, mais je me suis encore battue pour ça. Je me suis démenée comme un diable pour lui.

Mais c’était une relation toxique.

C’était une relation pleine de manipulation et de doutes et d’interrogations sur mes moindres faits et gestes et paroles. Je finissais toujours par m’excuser et c’était toujours de ma faute. Il disait des choses juste pour m’énerver et savait très bien comment faire.

Mais il y avait aussi de bonnes choses. Après chaque mauvaise journée, il était celui sur lequel je pouvais me tourner.

Avec un regard simple et une phrase courte, il savait que quelque chose n’allait pas et il savait simplement me retenir. Il me connaissait mieux que personne et je l’aimais pour cela.

Chaque jour, il se réveillait avec un je t’aime à la fin des messages et de toutes les conversations. Je ne sais pas s’il savait combien je l’aimais. Mais même avec les mauvaises choses, il représentait tout ce que je voulais chez une personne.

Et je sais que cela me semble fou. Comment ai-je pu être avec quelqu’un de toxique? Mais en vérité, les relations toxiques ne sont pas tout le temps mauvaises. Il y a une raison pour laquelle les gens tolèrent les mauvaises choses.

Mais cela a pris fin et j’ai avancé.

Mais je voyais une partie de lui dans chacun de mes rendez-vous. À chaque rendez-vous je pensais à lui.

Ensuite, il y avait les effets négatifs qu’une relation toxique avait sur moi. Je m’interrogeais sur les motifs de chacun après cela. À chaque nouvelle personne , je m’attendais à ce qu’il y ait des tensions. À des combats qui nous feraient tourner en rond. Je m’attendais à être mal traitée.

Jusqu’à ce que je réalise qu’on n’hurlait pas dans les relations normales, qu’on ne se battait pas et qu’on ne faisait que rire. J’ai commencé à être traitée comme je le méritais et j »ai fui la situation. J’ai commencé à rencontrer des gens vraiment géniaux et je les ai repoussés.

Ensuite, j’ai commencé à chercher d’autres relations toxiques pour combler ce vide malade et avoir la douleur dont j’avais besoin. Et quand j’ai trouvé ces relations, la même histoire se répétait, je finissais par pleurer, avec un mec différent. Mais il y avait une chose douloureusement réconfortante à laquelle j’étais habituée.

La vie après une relation toxique est comme une guérison d’une certaine manière. Vous devez reconnaitre qu’il y a un problème et que ce n’est pas quelque chose que vous devez soigner chez un partenaire. C’est quelque chose que vous devez soigner chez vous pour commencer. Ensuite, vous devez être capable de l’identifier et de vous éloigner de n’importe qui ou de tout ce qui vous ramènera à ce chemin autodestructeur.

Vous devez vous construire de manière à pouvoir y résister. Parce que vous comprenez les effets que cela a sur vous.

Je me suis assise à une table, plus jolie que je ne l’étais au moment où il me connaissait. Et il m’a pris la main et m’a fixée du regard. Il m’a dit que je n’avais jamais été aussi belle. En vérité, je ne ressentais rien pour la personne qui était en face de moi.

Je pense qu’un morceau de moi l’aimera toujours et je pense qu’une partie de moi cherchera toujours ses meilleures qualités, mais je ne le voulais plus.

Je l’ai regardé et je savais que nous n’étions pas faits pour être ensemble, je m’accrochais comme une adolescente. Il y a eu un moment amère et doux qui est arrivé avec cela suivi d’un sentiment de paix.

Et ce n’est qu’après ne pas avoir obtenu ce que je voulais que j’ai enfin compris ce que je méritais.

La vérité sur la vie après une relation toxique: Kirsten Corley

11 commentaires à propos de “La vérité sur la vie après une relation toxique

  1. Ça me fait toujours mal au coeur de lire des histoires sur les relations toxiques surtout quand je me reconnais dans certains passages, certaines paroles. C’est une peine qui remonte du plus profond de mon être et me donne envie de pleurer car depuis 23 ans je vis dans une relation toxique sans violences physiques. Ça m’a tué intérieurement. Je rêve d’en finir avec cette relation mais je n’y arrive pas. Pas encore…

  2. Moi j’ai quitté cette relation toxique il y a 8 ans de cela et je sens tjrs un grand vide. J’avais l’impression d’exister pour une raison et la je ne vis que pour mes enfants et petits.
    Même si j’ai un ami gentil ca n’a rien a voir pour moi c’est trop calme silencieux pas de brouhaha !!!

    Pas de passion. C’est con a lire mais c’est la vérité

  3. la vérité sur la vie apres une relation toxique , c’est se re construire… se ressaisir… comprendre pourquoi nous nous (je) aimons si peu pour se perdre dans l’irrespect de l’autre, à croire que nous pouvons y remédier… J’ai perdu ma dignité de femme… 10 ans de matériel professionnel, le reste je l’ai récupéré dans la boue… voici comment l’homme que j’ai aimé a finit la relation… mesdames, mesdemoiselles, messieurs au premier signe partez, et lisez choisir « qui on aime de la dépendance à l’autonomie »… ouvrez les yeux, vous méritez de vous aimer pour être aimer a votre juste valeur… dans la vie ya pas que le pire qui palpite il y a le meilleur qui vibre… à bon entendeur… réagissez ! amour à vous

    • La réalité pour ma part c’est que cette relation ne finit jamais (je n’aimais pas cet homme mais c’est une autre histoire donc pas de regrets( juste la sensation que j’avais peur d’être seule , j’avais eu une enfance sans amour et en fait, par la suite, aucune famille),.
      Depuis 1999, cela n’en finit pas, 15 procédures devant le JAF, une procédure internminable devant un notaire qui n’a pas abouti et on recommence cette année (séparation de biens) , des dettes et des procédures fiscales à répétition suite à de fausses déclarations fiscales de mon ex, des plaintes, des agressions, des faux en tous genres..
      En résumé, dépression pour ma part, maladie cardiaque à soigner.. des enfants que je ne vois plus (normal, il les finance car il est à l’ISF) et c’est sans fin…

  4. Pour me consoler, je me dis que depuis ce temps, j’ai survécu mais cela se résume à çà, survivre, faire face ..
    Je n’appelle pas ces gens-là des PN mais des psychopathes (je vous rassure, il est remarié, vit très bien, a une fille d’environ 4 ans, a appris avec moi ce qu’il ne fallait pas faire donc est encore plus hypocrite que jamais avec sa femme) ; par ailleurs, il sévit sur les sites de rencontre car il a toujours une victime en vue et peut-être à la recherche d’une compagne de rechange , mais bon…psychopathe, dangereux mais très bien vu par la justice (les apparences sont trompeuses)

  5. La dernière fois que je l’ai vu, dans un tribunal (en général, j’essaie d’éviter de le rencontrer) il avait grossi de 30 kgs, cela m’a rendu hilare intérieurement, un vrai beauf (très mal vieilli) mais, à part les juges, j’ai senti que c’était un homme de plus en plus violent et plein de haine mais à l’égard de qui (telle est la question).

    Vu ses revenus, toujours un avocat renommé (alors que je suis à l’AJ) mais bon …dans une petite ville, quand l’avocat connaît le juge, l’affaire est pliée avant d’être jugée, telle est la réalité ! Donc sans illusions aucune sur la suite..mais bon, je n’attends plus rien de la justice..

  6. J’ai toujours regretté de ne pas avoir porté plainte pour violences conjugales mais pas de traces ni de témoins (il me frappait au ventre exclusivement vers 6h30- 7h00 dans la cuisine, loin des chambres en fait, et les enfants dormaient à ce moment-là). Une seule fois, je suis restée évanouie 2 à 3 h mais c’était un samedi matin (elles étaient chez leurs grand-parents paternels) .. Je regrette aussi de n’être pas partie mais bon, je faisais semblant que tout allait bien , toujours sauvegarder les apparences !

  7. On venait de déménager et je ne connaissais personne; çà allait s’arranger à mon avis, d’abord les écoles pour les filles, puis les voisins et certainement des connaissances à faire.. j’étais soulagée car moins de transports mais en fait, cet isolement temporaire a déchainé mon conjoint (pas de témoins surtout)

    • Je sens une telle tristesse et détresse en vous…
      Je compatis, vraiment.
      Tirez un trait sur cet homme, partez loin sans vous retourner et vivez chaque jour en souriant de voir le soleil, une jolie fleur, le sourire d’un enfant…
      Il y a des gens biens sur cette terre:)

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