Le jour où j’ai découvert que je souffrais de dépression situationnelle

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Le 13 Juillet 2018: Image crédit : Pixabay

Le jour où j’ai découvert que je souffrais de dépression situationnelle

Louise Meunier

J’ai commencé à souffrir de dépression à l’adolescence. Je n’ai pas mis de nom sur cette pathologie insidieuse avant mes 40 ans. En fait, je considérais que les sentiments associés à ces moments de ma vie ressemblaient à des « incidents » ou à un manque de courage venant de moi.

À mes 13 ans, ma mère a divorcé de mon père. Elle a déménagé dans une autre région, nous laissant ma grande sœur et moi faire un voyage dans le sud avec notre père.

Je n’avais jamais été loin d’elle avant. Et je n’avais jamais passé autant de temps directement avec mon père et ma sœur.

Je me souviens du départ du van, puis de ma mère dans le siège passager de sa voiture avec sa sœur qui conduisait et ma petite sœur sur la banquette arrière avec notre chat, qui était assis dans une cage à oiseaux.

En s’éloignant, ma mère a pleuré et j’ai ressenti un sentiment de terreur et de désespoir que je n’avais jamais ressenti auparavant. Généralement facile à vivre, j’ai couru après la voiture en la suppliant d’arrêter.

Ma dépression est survenue au moment où j’ai voyagé avec mon père, qui n’a jamais été une figure constante ou facile dans ma vie. J’ai ressenti un sentiment d’engourdissement et de détachement pour la première fois de ma vie.

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Ma deuxième rencontre directe avec la dépression a lieu lieu pendant mon premier semestre d’université.

J’avais reçu peu de conseils ou de soutien pour choisir une université et j’ai atterri dans une école catholique privée dans une région que je ne connaissais pas avec un job d’étudiant dans une cafétéria.

Vers le milieu du semestre, j’ai commencé à me sentir apathique. Généralement je m’adaptais bien, mais vers la fin du semestre, je restais sur mon lit pendant des heures, trop léthargique pour faire quoi que ce soit.

J’ai pris la décision de quitter mon université à la fin du semestre et j’ai supporté les remontrances de mon chef de département. Après mon retour chez moi, j’ai pris un emploi à temps plein dans un fast-food et j’ai pris des cours du soir jusqu’à pouvoir choisir une bonne université.

Ma troisième rencontre prolongée avec la dépression a envahi ma vie pendant mon mariage.

Je commençais à sentir que la relation ne détériorait, mais je n’étais d’aucune façon prête à gérer les conséquences.

Cette série de négociations émotionnelles a duré plus longtemps que les autres. Il y avait des enfants qui étaient impliqués. Des promesses faites, des concessions et des attentes à se disputer.

Ce n’est que lorsqu’un conseiller en couple m’a annoncé « Vous souffrez de dépression! » Que j’ai placé mes sentiments et mes expériences dans cette boîte. À certains égards, c’était un soulagement. Mais j’ai aussi rejeté cela. Je pouvais voir que je n’étais pas une personne qui était perpétuellement dépressive. Je semblais souffrir de dépression situationnelle.

Qu’est-ce que cela signifie pour moi? C’est comme des sentiments de dépression clinique se basant sur mon incapacité à me permettre de parler et d’agir selon ma vérité. Sans justification. Sans auto-flagellation. Sans mettre les attentes de chacun devant les miennes.

Quand je me retrouvais incapable de sortir d’une situation de confinement, c’est alors que j’éprouvais une véritable dépression.

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Ce que je continue à découvrir, c’est que ce type de dépression est très fréquent.

Avec la conversation actuelle sur l’intensité de la dépression, il est utile de reconnaître la myriade d’expressions, qu’elle infiltre tous les âges, et pourquoi il est important de s’attaquer aux moyens de surmonter son emprise débilitante.

Je n’ai pas de liste de «Cinq étapes faciles pour éliminer la dépression» pour vous. Pourtant, j’ai constaté que lorsque je suis dans une mauvaise période, je me pose cette question simple. Ensuite, je dois faire preuve de courage pour y répondre et faire quelque chose à ce sujet:

« Qu’est-ce qui te déprime, qu’est-ce que te donne la force d’avancer dans cette vie? »

Ce n’est que lorsque je m’autorise à accepter un changement et une croissance inévitables que je réussis à surmonter ma dépression.

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