Le 30 Juin 2018. Image crédit : Pixabay

Les paresseux sont arrachés à leur habitat et maltraités pour de pauvres selfies ridicules avec les touristes

Par Joëlle Fournier

Certains bûcherons au Pérou arrondissent leurs fins de mois en faisant du braconnage avec des paresseux. Les animaux sont vendus 13 $ chacun au port d’Iquitos, les petits paresseux gentils et sans défense sont prédestinés à finir leurs jours dans la cage dorée de quelqu’un ou dans une industrie à selfies pour les touristes…

CES ANIMAUX SONT TRÈS GENTILS, ET SONT LA PURETÉ PERSONNIFIÉE

Aucun autre être n’a jamais autant mérité son nom que le paresseux. Sa lenteur mythique et sa figure figée avec un sourire béat ont fait de lui l’un des mammifères emblématiques du pays et, également de beaucoup de pays d’Amérique du Sud. Il est l’essence même de l’animal clément et tranquille pour qui la vie devrait être normalement comme un long fleuve tranquille s’il n’y avait les hommes pout tout gâcher… Et en particulier les bûcherons du Costa Rica.

Au Pérou, certaines personnes surtout les bûcherons ont vu dans ces animaux un bon moyen de faire de l’argent. Pourquoi se priver de cette aubaine après tout ? Ces petits mammifères léthargiques peuvent dormir jusqu’à 20 heures chaque jour suspendus à des arbres ! Des victimes d’autant plus faciles à attraper que leur incroyable lenteur ne leur permet pas de faire plus de 38 mètres par jour

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LA BONTÉ NE PAIE PAS 

Les bûcherons se sont reconvertis en braconniers cherchant sans relâche dans les forêts tropicales des paresseux. Lorsqu’ils en trouvent un « assez vieux », ils le descendent de son habitat en abattant l’arbre à coup de machettes ou de hache. Quand l’arbre est abattu, écrasant presque le pauvre mammifère, les bûcherons le prennent et le jettent avec violence dans un sac poubelle. Puis lorsqu’ils arrivent au port d’Iquitos, quand le paresseux n’est pas mort du stress à cause de sa capture, ils le vendent pour 13 $ à un marchand spécialisé dans la vente illégale d’animaux sauvages.

« À partir du moment où ces animaux sont arrachés à leur habitat naturel, il y a très peu de chances qu’ils connaissent une happy end. » Neil D’Cruze,  World Animal Protection

paresseux sont arrachés à leur habitat

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Devenu la possession d’un trafiquant d’animaux sans scrupules, le paresseux n’a plus que 2 options pour sa vie : finir comme animal domestique, ou atterrir dans l’industrie de selfies pour les touristes les soi-disant « amoureux des animaux » plus intéressés par les likes sur Facebook que la condition et le bien-être animal. L’activité est à la mode chez les Péruviens : si le Machu Pichu et les paysages naturels ne suffisent plus aux touristes, ils peuvent toujours faire un tour dans la ville de Puerto Alegría, le paradis des selfies exotiques pour touristes. Les propriétaires des animaux mettent à disposition au moins18 races différentes –les paresseux sont tous en captivité – et sont là pour assouvir tous les caprices des touristes en échange de quelques dollars.

Vous pouvez signer une pétition de W A P contre le business des selfies exotiques en cliquant ici.

Les paresseux sont arrachés à leur habitat et maltraités pour de pauvres selfies ridicules avec les touristes
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