Maltraitance sur les chevaux

Maltraitance sur les chevaux : Les associations de défense animale dénoncent une forte augmentation

Contrairement à ce que l’on aurait tendance à croire, les victimes de maltraitance ne se limitent pas aux chats et aux chiens. En effet,  associations de défense animale ont de plus en plus de cas de maltraitance sur les chevaux, les poneys et les ânes. Et leurs refuges commencent cruellement à manquer de place.

Viviane Roussel, la secrétaire générale de La Ligue Française de la protection du cheval a déclaré que les chevaux arrivaient par 40, 50, voire 150 chevaux à la fois ! Les équidés arrivent dans un état très préoccupant, certains ayant même les yeux crevés pour qu’ils ne prennent pas la fuite.

Faudrait-il imposer un permis de détention ?

« Les services de l’Etat ne prennent aucune mesure pour agir en amont de cette maltraitance », indique-t-elle. « On milite pour un permis de détention. On doit avoir un minimum de connaissances pour avoir un cheval », pense-t-elle.

Plus de 1000 équidés ont été sauvés par la fondation 30 millions d’amis. La plupart des animaux sont placés dans des familles d’accueil. Cependant, il y a peu, l’association a été obligée de faire l’acquisition d’une ferme située dans le Cher pour placer les 450 équidés les plus mal en point pour limiter les dépenses. En effet, un cheval en pension dans une famille d’accueil coûte environ 150 euros par mois, sans compter les frais de santé.

Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis a par ailleurs expliqué qu’un cheval revient beaucoup plus cher qu’un chien ou un chat et celui-ci a besoin d’espace.

Le responsable des enquêtes dans la Fondation, Arnauld Lhomme, est préoccupé par l’augmentation de la maltraitance sur les chevaux.

Car les sauvetages sont onéreux et le manque de place se fait sentir.

« Le budget annuel du sauvetage des chevaux s’élève à un million d’euros », déclare-t-il. « C’est un gouffre financier et faute de place nous ne traitons plus que les cas urgents, quand le pronostic vital de l’animal est engagé ». Très souvent, lors de ses enquête, il découvre que les chevaux étaient restés sans eau, ni nourriture.

Concernant, la SPA, qui vit de dons et de legs des particuliers comme la majorité des associations, a ouvert son refuge à Pervenchères dans l’Orne où plus de 200 équidés ont été recueillis sur une centaine d’hectares depuis 2014. David Legrand , le responsable du site, explique qu’ils sont obligés de construire une nouvelle écurie et d’acheter de nouvelles terres chaque année car les cas de maltraitance sur les chevaux explosent.