fainéanter

Un médecin explique pourquoi il est essentiel de fainéanter

Image crédit : pixabay

Un médecin explique pourquoi il est essentiel de fainéanter

Nous recevons chaque jour des millions d’informations, et parfois nous sommes épuisés non pas d’une fatigue physique mais d’une fatigue mentale, et nous avons besoin de décompresser, d’arrêter de réfléchir, de mettre simplement notre cerveau en stand by. Seulement avec notre société actuelle qui nous en fait faire toujours plus, il est très mal perçu de ne rien faire, pourtant d’après ce neuropsychologue, il est parfois nécessaire de ne rien faire du tout.

Le monde dans lequel nous vivons fourmille de personnes accomplies et inspirantes. Ces mêmes personnes jurent à qui veut l’entendre qu’elles n’ont jamais le temps de rien, qu’elles sont passablement débordées, car sollicitées de toutes parts. Perfectionnistes, passionnés, volontaires et enthousiastes, l’ambition à toute épreuve de ces travailleurs effrénés leur permet de déplacer des montagnes. Le travail, souvent considéré comme une charge, devient alors un véritable hobby.

On ne peut s’empêcher de regarder ces acharnés du travail avec parfois un peu d’envie. Nous aimerions nous aussi connaitre toute cette reconnaissance, mais surtout cette passion qui les anime et toute cette motivation.

Vêtus de notre jogging et assis dans notre canapé, nous aimerions nous aussi suivre d’autres chemins. Cependant, selon le neurochirurgien Caennais Francis Eustache, ne rien faire le dimanche aprèm est une chose absolument vitale pour votre moral, mais aussi pour votre mémoire. Oui, c’est ESSENTIEL.

Le scientifique, qui officie au CHU de Caen, en Normandie et qui travaille surtout sur la mémoire traumatique (Il s’est récemment lancé, avec son équipe, dans une étude qui se déroulera pendant 12 ans sur le cas des survivants aux attentats perpétrés le 13 novembre 2015 à Paris) explique, dans un reportage consacré à l’art de ne rien faire pour France Télévisions, que lorsque l’on ne fait rien, une activité cérébrale vitale se met en place. Ce phénomène, nous l’appelons le « mode par défaut ». 

Le « mode par défaut » désigne ces instants d’oisiveté, faits de voyages de la pensée, ces pensées qui vont et qui viennent, ces mêmes instants qui nous permettent de consolider notre mémoire : « On se tourne vers nos pensées, on se tourne vers des informations récentes, auxquelles on a été confronté. Notre cerveau va permettre de faire en quelque sorte une synthèse entre ces informations nouvelles ou relativement nouvelles et des informations plus anciennes. […] C’est un des temps indispensables à la création de notre autobiographie. Si on n’a pas ces moments, notre autobiographie va manquer de pages, mais surtout une cohérence d’ensemble » explique le neurochirurgien.

Vidéo pourquoi il est essentiel de fainéanter

Nous sommes stimulés en permanence par des éléments extérieurs. Constamment sollicités par nos responsabilités, mais également  par tout ce qui est technologie ordinateurs smartphones, et tablettes, nous croulons parfois sans le savoir, sous un flux énorme d’informations.

Et si vous arrêtiez, pendant quelques petites heures seulement, l’hyperstimulation que vous vivez au quotidien ? Et si, le temps d’un dimanche après-midi, vous fermiez le robinet d’informations ? Cette fois, ne culpabilisez plus : c’est pour la bonne cause. Protégez votre « mode par défaut ».

Pour visionner le reportage dans son intégralité, rendez-vous ici.@Polygram

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