Mon combat contre la dépression

Mon combat contre la dépression post-partum à 21 ans: Lettre à toutes les jeunes mères

Le 14 Octobre 2017. Image crédit : Pixabay

Mon combat contre la dépression post-partum à 21 ans: Lettre à toutes les jeunes mères

Je ne sais pas pourquoi la dépression post-partum est un sujet aussi tabou dans notre société. Quand j’ai eu mon premier enfant en 2012, je ne savais pas du tout ce qu’était la dépression post-partum, et on ne m’avait jamais appris ce que c’était. Évidemment, j’en avais entendu parler, mais j’avais cette idée préconçue que c’était quelque chose que les gens traversaient quand ils ne voulaient pas de leur enfant. Je sais que cette pensée est insensée. Mais j’avais à peine 21 ans lorsque j’ai eu mon premier enfant. La dépression post-partum a toujours été un sujet sensible, mais pour une raison ou une autre, on n’en a jamais discuté avec une totale honnêteté.

Mon combat contre la dépression post-partum à 21 ans: Lettre à toutes les jeunes mères :

On m’a diagnostiqué une dépression post-partum avant même que je sache de quoi il s’agissait. Pour ne rien arranger, j’ai commencé à avoir des attaques de panique en même temps et peu de temps après on m’a diagnostiqué un trouble panique. En tant que jeune adulte, c’était aussi quelque chose dont je n’avais jamais entendu parler, et j’ai été admise à l’hôpital en pensant que j’étais en train de mourir. J’ignorais totalement que les attaques de panique pouvaient vous donner l’impression que votre gorge se referme, que vous allez vous évanouir et vous donner des palpitations cardiaques en même temps. Il m’a fallu quelques années avant de réaliser qu’il ne s’agissait pas de crises cardiaques, que c’était seulement de la panique. J’aurais aimé avoir quelqu’un à qui parler de tout ça à l’époque où j’étais au plus mal.

Il est difficile d’admettre que vous souffrez de dépression post-partum, surtout quand tout le monde vous félicite pour cette belle vie que vous venez de mettre tant d’heures à faire venir au monde. Vous regardez cette petite personne et souriez en vous disant que vous avez créé ce petit être dans votre propre corps. Alors pourquoi vous sentez-vous aussi vide et mal?

La dépression post-partum peut différer d’une personne à l’autre. Peu importe ce que vous ressentez, cela devrait être pris très au sérieux, et vous devriez toujours demander de l’aide médicale si vous avez des symptômes. Écoutez votre corps et votre esprit. Ce que j’ai mis tellement de temps à réaliser, c’est que les médecins sont là pour vous aider, pas pour vous blesser. Si je pouvais donner un conseil, la première chose serait de parler à un professionnel de la santé dès que vous ressentez des symptômes. J’aurais aimé le faire plus tôt.

Les symptômes de la dépression post-partum incluent le fait de se sentir incapable d’être une mère, de culpabiliser, de ne pas se sentir liée à son bébé, d’avoir l’impression d’être folle, un sentiment d’irritation ou de colère, de vide ou d’engourdissement, de tristesse extrême, de perte d’appétit ou de frénésie alimentaire, d’insomnie, d’incapacité à se concentrer, ou même un sentiment d’abandon de votre famille. Et pour une raison quelconque, nous avons l’impression d’être des gens trop horribles pour l’admettre. N’ayez jamais honte. Plus d’une femme sur dix souffre d’une dépression post-partum. J’ai été profondément touchée, malgré une grossesse heureuse.Lors de ma grossesse, j’ai eu quelques frayeurs et quelques problèmes médicaux, mais à part ça, j’étais heureuse. Après avoir eu mon bébé, j’ai rayonné pendant environ une semaine avant d’être frappée par ce sentiment de misère absolue et d’anxiété.

Encore une fois, j’avais l’impression que j’étais en train de mourir. Comme si je perdais la tête et que j’étais complètement déconnectée du monde extérieur. J’ai perdu le contact avec tout le monde : amis, famille, voisins, je m’en foutais. J’ai pensé à laisser mon enfant avec une famille aimante et à m’absenter pendant quelques mois pour respirer. Même maintenant, je me sens mal de dire cela. J’avais l’impression de ne même plus savoir qui j’étais.

Heureusement, j’ai fini par parler à un médecin, mais aussi à un parent proche qui traversait la même chose en même temps. Son enfant est venu quelques mois après le mien, mais nous avons pu nous entraider et nous parler lors des nuits agitées par les différents niveaux de dépression. J’ai fini par passer cinq ans en thérapie, et tout cela a fini par me sauver la vie. Si je n’avais pas cherché d’aide, je ne serais peut-être pas en vie aujourd’hui. Que vous ressentiez une dépression post-partum, de l’anxiété ou les deux, il existe de l’aide et vous ne devriez jamais avoir honte d’en avoir besoin.

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