Mon combat contre le cancer m’a fait découvrir que j’avais un corps incroyable

Mon combat contre le cancer

Le 11 Juillet 2018. Image crédit :  Pixabay

Mon combat contre le cancer m’a fait découvrir que j’avais un corps incroyable

Par Éric Fontaine

Je suis né avec un corps incroyable et c’est une grande fierté. Mais tout le monde naît avec ce corps incroyable.

Avant d’avoir mon cancer, je faisais de l’exercice parce que je ne m’aimais pas quand je n’en faisais pas. Je me fixais un certain poids dans mon esprit et quand je montais sur la balance et que je pesais plus, je détestais mon corps.

Donc je courais parce que c’est ce qui me faisait perdre le plus vite, mais je détestais ça.

Au début, je courais très vide et après cinq minutes j’avais l’impression que j’allais vomir. Si je me forçais jusqu’à 10, je devais m’arrêter sur le côté de la route pour récupérer mon souffle.

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Tout cela était une punition. Mettre mes chaussures de course, sortir dans la chaleur, courir sur le bitume, tout cela signifiait que j’avais fait quelque chose de mal. Que j’avais trop mangé. Que je n’étais pas assez bien.

Que j’avais trop d’embonpoint et surtout, que je ne méritais pas qu’on m’aime. Je passais 40 ou 50 minutes à courir jusqu’à ce que je me sente mal, puis je marchais et me réprimandais pour mon poids.

Puis j’ai eu mon cancer.

Quelques mois avant qu’on me le diagnostique, j’avais du mal à respirer, à avaler, une toux sèche quand je faisais de l’exercice et je ressentais constamment de la fatigue. Même si je ne faisais pas beaucoup d’exercice, je perdais du poids rapidement. J’ai aussi eu une boule au niveau du cou. Mon combat contre le cancer commençait.

Comment mon corps a riposté face à mon cancer

«Je crois que j’ai un cancer», ai-je dit à un ami après avoir perdu plus de 3 kilos supplémentaires cette semaine-là.

« Je dois en avoir un car je ne perds jamais autant de poids. Je dois toujours me battre pour perdre un kilo et maintenant ils partent tout seuls. »

« Tu devrais être content, j’aimerais bien perdre autant aussi facilement », répondit mon ami.

Je suis passé de 95 kilos à 85 kilos en deux mois, et j’ai reçu de nombreux compliments sur mon poids.

Peu importe si ma peau était terne, mes yeux obscurcis par les cernes, et que mes cheveux soient tombés.

Je suis tombé malade.

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Je me suis regardé dans le miroir et je n’ai pas aimé les creux dans mes joues .

J’avais des fesses et des cuisses musclées quand je fais de l’exercice. Tout est parti quand j’ai perdu du pois. Je n’avais pas de formes, pas de force. Ce n’était pas attirant du tout.

Après mon opération, le médecin a dit que je devais me reposer. Je ne pouvais pas courir. La chose que je détestais faire, était celle qui me manquait désormais le plus. Quand j’ai vu des gens courir chez moi, j’étais triste et je me suis promis que dès que j’irai mieux, je le ferai à nouveau.

Cette fois, pas comme une punition, mais comme une récompense.

Et je remercierai mes jambes, celles que je détestais quand j’avais tous mes kilos en plus, et je leur dirai qu’elles sont fantastiques parce qu’elles ont pu porter un cœur si grand et si courageux.

C’est ainsi que j’ai eu mon corps fantastique. Je suis né avec. Je ne le savais tout simplement pas. Je ne l’appréciais pas. Maintenant, je passe du temps tous les jours à dire à mes pieds, mes hanches, mes fesses et tout le reste que je les aime et qu’ils sont fantastiques.

J’ai un corps fantastique, et vous aussi, ne l’oubliez jamais.

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