Monsanto achète

Monsanto achète la complicité de l’Union européenne

Le 22 Septembre 2017. Image crédit : Pixabay

Monsanto achète la complicité de l’Union européenne

L’Union Européenne est dans la tourmente. Quelques jours seulement après qu’une ONG a repéré des résidus de glyphosate dans des produits alimentaires, des journalistes révèlent que la « noble » institution a copié-collé un rapport de Monsanto pour prolonger l’autorisation du Roundup…

L’UNION FAIT LA FORCE

Tout n’est pas rose chez les journalistes mais une poignée d’entre eux persistent à se battre pour la vérité. Cette conviction a conduit les journalistes de La Stampa, du Guardian, de la Libre Belgique, et de RMC à enquêter sur un rapport commandité par l’Union Européenne.

Le rapport datant de 2015 avait conclu à la non-dangerosité du glyphosate. Ironie du sort, le principal composant du Roundup a été classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation mondiale de la santé cette même année… Commercialisé par l’impitoyable Monsanto, l’herbicide star des agriculteurs européens a toujours suscité la méfiance des consommateurs, et l’ire des écologistes. Mais nous ignorions jusque-là qu’il pouvait s’attirer la complaisance de nos parlementaires…

La conclusion du rapport européen est sidérante, incompréhensible, mais banale dans un monde où les parlementaires s’improvisent animaux de compagnie des lobbies. Une poignée d’entre eux suffit à falsifier un rapport certifié « indépendant » établi par l’Autorité européenne de l’agriculture et de l’alimentation – agence labellisée « indépendante » elle aussi. Une indépendance chère à l’Union Européenne mais qui devient toute relative, disons carrément inexistante, à la lecture du rapport.

À l’école, on nous enseigne que copier est un acte aussi odieux que stupide. Nous nous sommes tous déjà rendus coupables de ce crime, plus ou moins souvent. C’est une leçon immuable que nous avons tous assimilée. Enfin… Presque tous. Les parlementaires en charge du rapport sur la dangerosité du glyphosate n’ont apparemment pas eu cette éducation: ils ont tout simplement copié-collé une centaine de pages. Pas un maladroit copy-paste Wikipédia, mais une authentique falsification : ils ont repris mot pour mot, à quelques virgules près, des pans entiers du rapport de la Glyphosate Task Force.

LA VÉRITÉ D’APRÈS MONSANTO

La Glyphosate Task Force, c’est le lobby du glyphosate chapeauté par Monsanto. Le nom en impose tellement qu’on est presque déçus d’apprendre que derrière cette appellation de paramilitaires se cachent des costards-cravate sans scrupules… Le rapport daté de 2012, entièrement rédigé sous la dictée du géant de l’agrochimie, a été grossièrement copié par les auteurs du rapport européen. La panne d’inspiration a été particulièrement virulente lorsque les parlementaires ont abordé la toxicité du glyphosate.

« Dans la plupart des cas le lien entre glyphosate et problèmes reproductifs n’est pas avéré de manière statistique ».
Rapport Monsanto (2012) Rapport Union européenne (2015)

Plusieurs études menées dans diverses région du monde tendent à prouver qu’il existe un lien tangible entre le glyphosate, et les risques cancérologiques et reproductifs. Une étude paraguayenne établit qu’une exposition au Rounduppeut conduire : à des fausses couches, des naissances prématurées, des malformations congénitales, et des problèmes de fécondité. Étonnamment, elle fut jugée irrecevable par les rapports de 2012 (Monsanto) et 2015 (U-E) qui ne l’estiment pas assez approfondie…

Monsanto achète la complicité de l’Union européenne

MENSONGE ÉHONTÉ

N’imaginez pas l’Union Européenne rougir devant ce scandale : la noble institution sait encaisser les coups et étouffer les affaires. En juin dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments affirmait encore que l’étude visant à déterminer la nocivité du glyphosate pour l’organisme était 100 % indépendante. C’est pas beau de mentir, même quand on est politique… Contactée par les soins des journalistes de RMC, l’Union Européenne persiste et signe : elle ne va pas remettre en cause les évaluations scientifiques rapportées. Et c’est tout naturellement qu’elle pointe d’un doigt timide l’Allemagne, le pays d’origine du rapport.

Le scandale n’est pas uniquement lié au copyright et au lobbying : il porte directement atteinte à l’intégrité de l’Union Européenne. Dans 3 semaines, le 5 ou le 6 octobre, les pays membres devront statuer sur l’autorisation ou l’interdiction de cet herbicide en se basant uniquement sur ce rapport de 2015 complètement bidonné !

Nous sommes aux portes d’un scandale sanitaire européen sans précédent, avec comme chef d’orchestre l’Union Européenne.

Source Monsanto achète la complicité de l’Union européenne : dailygeekshow.com

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