Nous avons détruit 83% des mammifères alors que nous ne représentons que 0,01% de la vie terrestre

détruit 83% des mammifères

Le 22 Juin 2018. Image crédit : Pixabay

Nous avons détruit 83% des mammifères alors que nous ne représentons que 0,01% de la vie terrestre

Frédérique Dumont

On pourrait penser qu’avec ses 7,6 milliards d’individus, les hommes occupent une place prédominante sur Terre. Mais en réalité, nous ne représentons que 0,01% de la vie sur notre planète, ce qui est totalement infime.

C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences. Cette étude rassemble les résultats d’un inventaire détaillé de la répartition de la biomasse terrestre par des chercheurs de l’Institut Weizmann des Sciences.

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Les scientifiques ont étudié les différentes classes d’êtres vivants pour déterminer la place qu’ils occupent sur Terre. D’après les résultats de cette étude, l’humanité ne représente que 0,01% de toute la vie terrestre, tandis que les plantes représentent 83% des êtres vivants sur notre planète, suivies par les bactéries avec 13 %. Les autres êtres vivants , comme les insectes, les champignons , les poissons et les animaux représentent 5 % de la vie sur Terre.

Avec cette étude, ce scientifique et ses collègues ont néanmoins abouti à un résultat inquiétant. Bien que nous ne représentions que 0,01% de la vie sur Terre, nous détruisons tout de même tout ce qui nous entoure. Depuis la naissance de notre civilisation, nous aurions déjà détruit 83% de la faune et de la moitié de la flore.

La transformation de la planète à cause de l’activité humaine nous conduit à une nouvelle ère: l’Anthropocène. Ce terme, popularisé par le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, désigne l’époque ayant débuté lorsque les activités humaines ont eu un profond impact global sur l’écosystème terrestre.

Nous avons également domestiqué une grande partie des animaux, les réduisant pour la plupart à du bétail. La volaille d’élevage représente aujourd’hui 70% de tous des oiseaux présents sur Terre. La situation est encore pire pour les mammifères : 60% d’entre eux sont des animaux sauvages, en majorité des vaches et des cochons, 36% sont domestiqués et seulement 4% d’entre eux sont sauvages.

« C’est assez stupéfiant », a déclaré Milo. « Dans les films sur la vie sauvage, nous voyons de nombreux oiseaux, de toutes sortes, et lorsque nous avons fait l’analyse, nous avons constaté qu’il y avait de plus en plus d’oiseaux domestiques.»

La destruction de l’habitat sauvage pour l’agriculture, l’exploitation forestière et le développement a provoqué le début de ce que de nombreux scientifiques considèrent comme la sixième extinction massive de la vie dans les quatre milliards d’années d’histoire de la Terre. Près de 50% des animaux sur Terre ont disparu au cours des 50 dernières années.

Il ne reste qu’un sixième des mammifères sauvages, des souris aux éléphants. Dans les océans, trois siècles de chasse à la baleine n’ont laissé qu’un cinquième des mammifères marins dans les océans.

« C’est vraiment frappant, notre place disproportionnée sur Terre », a déclaré Milo. « Lorsque je fais un puzzle avec mes filles, il y a généralement un éléphant à côté d’une girafe et d’un rhinocéros. Mais si j’essayais de leur donner un sens plus réaliste du monde, ce serait une vache à côté d’une vache et d’un poulet. »

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Malgré la suprématie de l’humanité, en termes de poids, l’Homo sapiens est faible. Les virus seuls ont un poids trois fois supérieur à celui des humains, tout comme les vers. Les poissons 12 fois plus que les humains et les champignons 200 fois plus.

Mais notre impact sur le monde naturel reste très grand, a déclaré M. Milo, surtout dans ce que nous choisissons de manger: « Nos choix alimentaires ont un effet profond sur les habitats des animaux, des plantes et autres organismes. »

Les chercheurs ont calculé les estimations de la biomasse à partir de données provenant de centaines d’études qui utilisaient souvent des techniques modernes, comme la télédétection par satellite capable de scanner de grandes superficies, et le séquençage de gènes capables de démêler les myriades d’organismes microscopiques.

Ils ont commencé par évaluer la biomasse d’une classe d’organismes, et ont déterminé les environnements dans lesquels une telle vie pouvait vivre dans le monde pour créer un total global. Ils ont utilisé le carbone comme mesure clé et ont trouvé que toute la vie contenait 550 milliards de tonnes de cet élément. Les chercheurs reconnaissent que des incertitudes substantielles persistent dans des estimations particulières, surtout pour les bactéries du sous-sol profond, mais disent que le travail fournit un très bon aperçu.

« Il y a deux principaux points à retenir de ce document », déclare Paul Falkowski, de l’Université Rutgers aux États-Unis

« Premièrement, les humains sont extrêmement efficaces dans l’exploitation des ressources naturelles. Les humains ont réformé, et dans certains cas éradiqué, des mammifères sauvages pour la nourriture ou le plaisir sur pratiquement tous les continents. Deuxièmement, la biomasse des plantes terrestres domine largement à l’échelle mondiale , et la majeure partie de cette biomasse est sous forme de bois. »

3 commentaires à propos de “Nous avons détruit 83% des mammifères alors que nous ne représentons que 0,01% de la vie terrestre”

  1. et si un cataclysme nucléaire ne laissait survivre qu’un pour cent des humains, combien de temps mettrait ce 1% survivant à en finir avec le reste des mammifères eux mêmes survivants ? c’est juste une question comme çà pour faire avancer le shmilblic ..

  2. Quels dommage de ne rien voir venir nous humains nous devrions bientôt : nous nous battront pour le peu de nourriture qu’ils nous resterons vus les declins de tout je ne sait ce qui resterait à manger ???

  3. Tout ceci est d’une tristesse sans nom mais tant que l’on ne changera pas le cerveau des êtres humains , je crains que les choses ne s’arrangent pas !

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