perfection

Beaucoup de parents sont tentés de vouloir être parfaits pour leur progéniture. Mais c’est un leurre. Une très bonne émission de France inter nous démontre pourquoi.

Par Éric Fontaine. Le 10/04/2019

Souvent, les parents reçoivent des conseils sur l’éducation de leurs enfants et plus cela arrive et plus la tension survient au sein du couple et de la famille. Et petit à petit cette situation n’est pas une bonne chose pour les enfants. C’est pour cela que France Inter a voulu livrer ce message simple aux parents :

« Soyez imparfaits et rendez vos enfants heureux. » 

Avec plusieurs personnes spécialisées dans l’éducation Ali Rebeihi a réalisé toute une émission Grand bien vous fasse sur ce piège impossible d’être des parents parfaits.

Sur ce sujet, chacun donne son avis, la voisine, sa grande tante mais surtout, les médias, les personnes publiques et politiques, l’école, les psy… le papa et la maman finissent par ne plus savoir où ils en sont et craquent en mettant une partie de cette pression sur le dos de leur progéniture, car être un parent parfait implique de faire un enfant parfait, cependant, ces deux choses n’existent pas.

Conséquence de cet objectif illusoire que tout parent doit chercher sous peine de recevoir un jugement : avec des parents tombant de haut et qui pensent avoir raté ou échoué.

D’ailleurs, l’émission de France Inter alerte tout de suite :

« Si vous comptez vivre votre parentalité comme un sage bouddhiste, c’est raté. Si vous croyez à une parentalité lisse et sans accroc style électrocardiogramme de poule, ou d’un ours en hibernation, c’est raté aussi Parce que la parentalité cristallise les angoisses d’aujourd’hui. »

Mais, ce qui est le plus dur, c’est le sentiment d’échec encourageant les parents à chercher encore plus de conseils. C’est une bonne chose pour ceux qui en vivent : coach scolaire, profs particuliers et éditeurs de livres.

La meilleure solution, comme le suggère France Inter, est donc d’arrêter de chercher ce mythe des parents parfaits, de laisser tomber, de prendre du recul et, même, de ne plus tenir compte de l’inquiétude de la bienveillance comme une consigne complète et permanente.

« La mère imparfaite dit « non », elle fait des remarques sans se sentir coupable, elle accepte que ses enfants soient frustrés, mécontents de rencontrer une opposition, elle accepte de n’avoir pas toujours des activités extraordinaires à leur proposer pendant les vacances, d’être normale et ordinaire… »

Accepter son imperfection, qu’est ce qu’on y gagne?

Pour avoir une meilleure idée, lisez ce témoignage d’une auditrice :

« Sans être Folcoche, j’ai décidé d’arrêter de vouloir être une mère parfaite, parce que c’était épuisant. Surtout, je me suis aperçue qu’avec cette quête de perfection, je transmettais des valeurs contraires à ce que je voulais donner à mes enfants. Je voulais apprendre à mes filles à être humaines, imparfaites, parce que c’est ce qui fait leur beauté, leur unicité. Et que vouloir être parfait, c’est leur présenter un monde de perfection inaccessible, et ce n’est pas ce que j’ai envie de leur montrer.

J’ai ressenti un grand soulagement. Même si au début, quand on fait le cheminement vers plus de flexibilité, de souplesse, vers une plus grande acceptation de ses limites, de ses faiblesses, on se sent un peu coupable. Mais le plus important c’est d’être fidèle à ce qu’on est et c’est une manière de vivre plus relaxante. »

Pour finir et pour dédramatiser, cette histoire racontée Gwenaëlle Boulet, rédactrice en chef d’Astrapi :

« Un jour le magazine Astrapi consacrait un dossier sur « Comment rester zen en famille ? » La rédactrice avait d’un côté les parents en larmes au téléphone qui s’interrogeaient sur ce qu’ils pouvaient avoir raté. Des parents qui souffraient que leur enfants ne leur parlent plus, qu’ils restent dans leur chambre, qui dès qu’on leur adresse la parole, lèvent les yeux au ciel… De l’autre coté, les ados des mêmes parents témoignaient : « mes parents ils sont chouettes, ils sont sympas… ». Et à la question qu’est-ce qu’un parent idéal ? Tous répondaient, même ceux qui étaient en tension avec leur famille, à un détail près, leurs parents ! «

En conclusion, pour être les meilleurs parents, arrêtons en premier de vouloir être des parents parfaits !

Voir l’article complet de France Inter ici, tandis que l’émission de Grand bien vous fasse avec Claude Martin, sociologue, Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, et Gwenaëlle Boulet, rédactrice en chef d’Astrapi, est à écouter en intégralité ici :

L’article complet de France Inter est à lire cliquez ici.

Et vous pouvez aussi écouter l’émission de Grand bien vous fasse avec Claude Martin, sociologue, Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, et Gwenaëlle Boulet, rédactrice en chef d’Astrapi, est à écouter en version intégrale avec ce lecteur :

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