Les Pays bas vont construire leurs routes avec du plastique recyclé… issu du nettoyage des océans.

Les blocs préfabriqués de plastique recyclé, creux, s’emboîtent entre eux à la façon d’un gigantesque Lego. | VolkerWessels

Les Pays bas vont construire leurs routes avec du plastique recyclé… issu du nettoyage des océans.

Les voies de circulation ne seront pas fabriquées avec de l’asphalte dérivé d’hydrocarbures, qui génère de la pollution atmosphérique et entraîne la consommation de ressources pétrolières.

À l’inverse, les résidus de plastique qui s’accumulent dans la mer représentent un véritable problème et un casse-tête environnemental : que faire de tous ces déchets ? Grâce à ce projet de routes en plastique, plus besoin de les brûler ni de les enterrer : on pourra au contraire recycler ce plastique en masse, et mêmecréer de la valeur avec, ce qui encouragera assurément la dépollution des Océans !


Rouler sur des routes en plastique, l’idée peut nous sembler bizarre, d’autant que les portions de route semblent s’imbriquer comme un circuit de petites voitures ou les rails du train électrique d’un enfant. Pourtant, le projet est extrêmement sérieux ! Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces routes seront en fait beaucoup plus résistantes et offriront aux véhicules une meilleure adhérence que l’asphalte.

Oui, car les avantages de ces routes préfabriquées, en blocs emboîtables façon « Minecraft » ne se résument pas simplement au formidable impact écologique résultant de l’idée géniale de se servir des tonnes de plastiques polluant les océans comme matériau principal de construction. Non, outre le fait de recycler les déchets, ces routes promettent plein d’avantages au quotidien par rapport aux routes « classiques », ce qui en fait une innovation proprement révolutionnaire !


« La matière plastique offre de très nombreux avantages en comparaison des matériaux utilisés jusqu’à présent pour la construction, signale avec enthousiasme Rolf Mars, l’un des porte-parole de VolkerWessels, au quotidien britannique The Guardian. Ces avantages se trouvent aussi bien dans la facilité de construction de nouvelles routes, que dans leur usage au quotidien, et que dans leur maintenance ! »

En effet, la chaussée pourrait être installée dans des délais bien plus rapides que le bitume traditionnel, et pour cause : les portions de route viendraient déjà préfabriquées. Il n’y aurait qu’à emboîter les pièces les unes dans les autres, à la manière d’un jeu de construction grandeur nature, et bien sûr, pas besoin d’attendre que le goudron soit sec ! Les créateurs de la PlasticRoad ont calculé qu’une construction qui nécessiterait d’ordinaire plusieurs mois de travaux verrait la durée du chantier réduite à seulement quelques semaines avec ce système.

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Maintenance facilitée

Pour Rolf Mars, l’un des responsables du projet,  « Les avantages de la matière plastique, par rapport aux autres matériaux utilisés jusqu’à présent, se trouvent aussi bien dans la facilité de construction de nouvelles routes, que dans leur usage au quotidien, et que dans leur maintenance ! »

Le temps passé à faire couleur les différentes couches d’asphalte, à les niveler et à attendre qu’elles sèchent semble bien révolu ! De plusieurs mois de travaux, le chantier de construction passerait, selon eux, à quelques semaines.

« Plus résistantes »

Enfin, à l’usage, les routes seraient également « plus résistantes et plus solides », supporteraient des températures plus extrèmes et permettraient aux automobilistes de consommer moins d’essence, car « le matériau étant poreux, il n’y a pas de souci d’adhérence ». Et il serait possible d’optimiser l’espace en y passant tuyaux d’évacuation, câbles électriques ou fibres optiques.

Pour ce qui est de l’usage au quotidien, la chaussée, même si elle est réalisée « en creux », sera globalement plus résistante et plus solide. Elle pourra également supporter des écarts de températures plus extrêmes, allant de -40°C à 80°C, et bien sûr, sans se craqueler ni fondre sous l’effet du froid ou de la chaleur. Comme il s’agit d’un matériau poreux, il n’y aura pas de problème d’adhérence, ce qui permet aux véhicules d’être plus efficaces et de consommer moins d’essence.

 

Voici une vidéo en Anglais qui permet de se représenter plus concrètement le projet

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Selon Rolf Mars, le projet PlasticRoad est désormais en recherche d’investisseurs et de localités susceptibles d’être intéressées par ce type de structure : « Tout est déjà sur papier, assure-t-il à Démotivateur. Notre prochaine étape consiste à construire davantage de prototypes et à effectuer de nombreux tests dans toutes sortes de conditions, afin d’offrir des conditions de sécurité irréprochables aux utilisateurs. » Il faudra s’assurer notamment que la sécurité par temps de pluie est bien assurée.

Rotterdam a été la première à manifester son intérêt. Petit rappel, en 2014, la ville avait reçu le prix de la meilleure ville d’Europe en matière de développement urbain.

La ville de Rotterdam a été la première à faire part de son grand intérêt pour ce projet de routes révolutionnaires en plastique 100% recyclé. Pour la mairie de cette ville Néerlandaise, ces routes représentent les chemins du futur pour que l’Humanité utilise les nouvelles technologies afin de préserver l’environnement.

Imaginez cette idée, appliquée à de nombreuses grandes villes, et combinée au projet génial du jeune Néerlandais Boyan Slat qui propose de récupérer le plastique des océans grâce à de gigantesques filets flottants… Les océans pourraient être nettoyés en l’espace de quelques années, tout en facilitant les transports !
Source : Playground et démotivateur 

Frédérique dumont

C’est très probablement mon père qui m’a transmis cette passion que j’essaierai moi-même de transmettre à mes enfants. Dès que j’ai un peu de temps, je profite de l’occasion pour aller observer la nature et les animaux. Par ailleurs, je m’intéresse également à tout ce qui touche la santé et les remèdes de près ou de loin, je suis fasciné par toutes les méthodes d’investigation, vérifiables et reproductibles ayant pour but de produire des connaissances. J’ai donc décidé de rédiger des articles qui touchent à ces domaines. J’espère pouvoir vous transmettre un peu de mon savoir et de mes connaissances.

25 réflexions sur « Les Pays bas vont construire leurs routes avec du plastique recyclé… issu du nettoyage des océans. »

  1. C’est merveilleux! enfin les neurones servent a quelque chose d’utile! pas comme beaucoup d’abrutis qui pensent mal en croyant faire bien ! il y a toujours d’autres ALTERNATIVE que le petrole directe,meme si le plastique et fait de ce dernier! aussi je suis sur qu’il y a du recyclage a faire pour beaucoup de de chose…

    1. Aux Pays-Bas (et aussi Norvège, Suède, Danemark, Finlande, etc…) ça fait longtemps que les cerveaux fonctionnent pour l’écologie.
      Ils ont des siècles d’avance sur nous en matière de recyclage des matière, de récupération, de constructions intelligentes.
      Mais on a aussi des sacrés génies en France, sauf que leur idées sont jetées, vous savez, business, consommation, profit, nous on en est là.

  2. Ce qu’il faut avant tout, c’est STOPPER la production de plastique.

    Car recycler, c’est bien, ne pas produire c’est mieux.

    Quant à ce projet, il me semble contre-productif : les plastiques des routes vont se transformer en micro-particules et la pollution restera.
    Sauf qu’elles ne sera plus visibles : une nanoparticule est toute petite, une bouteille beaucoup moins.

    On aura donc caché le problème en disant l’avoir résolu : cela se nomme un mensonge.

    1. Y a toujours des pas contents perpétuels …… Tout ce qui peut aller de l’avant à l’heure actuelle est bon à prendre, même si n’est pas encore la panacée. Faut surtout arrêter de tout critiquer surtout si on n’a pas d’autre idée valable à proposer.

    2. Je suis d’accord avec votre argument. Mais vous oubliez une chose importante cela peut motiver une industrie pour dépolluer la mer et là l’appât du gain est essentiel…
      Ce cette technologie prend de l’ampleur les plastiques marin seront très vite épuisé et là nous pouvons supposer que d’autres innovations cette fois 100% écologique viendront remplacer ce matériau. D’ore et déjà de goudron l’asphalte de nos routes sont soupçonné de ne pas être terrible pour notre environnement proche… Je ne pense pas que le plastique soit pire sachant qu’une omerta colossale existe sur l’asphalte… C’est un premier pas qui peut aboutir au remplacement de Goudron!!!

    3. Vous avez parfaitement raison ,mais vous aurez beaucoup d’oppositionset vous vous ferai
      traité de tous les noms MAIS vous avez raison quand meme.

  3. ENFIN de qu,ois de faire reflechir tout les pays et sa se passe enFRANCE je dit quil y en a qui sont concient de la vrais vie sur cette terre c,est seulement formidable ces info merci

  4. Ce qui me laisse perplexe, c’est que l’asphalte est concue pour suivre les changements de dénivellation par les changements de température (L’Hiver, la terre prend de l’expansion et l’asphalte le suis, et l’été le tout reviens à la normale) et le plastique n’a pas la même élasticité …

  5. Tres mauvaise idée , il faut BANNIR totalement le plastique , ca doit encore etre une idée d’un écolo qui n’est jamais sortit de son bitume.
    Le plastique se dégrade, se divise en petits morceaux à l’infini, il est donc ingéré pas toutes les tailles d’insectes sous terre avant d’atterrir dans nos nappes phréatiques qu’on boit. Si ces pauvres écolos de merde on encore des idées stupides, qu’ils les gardes pour eux , je vie dans la nature, j’aime la nature et je hais les écologistes, ils sont tellement nuisibles a la nature par leur ignorance.

  6. Et récupérer le plastique des océans avec des filets géant flottants va encore faire mourir les poissons qui vont être pris dans ces filets géants , les espèces vont disparaître encore plus vit alors

  7. Excellente idée, les pays du nord sont avant-gardistes. Espérons k la Belgique fasse de même, vu les routes que l’on a!
    Il faudrait aussi profiter du chantier pour y intégrer des « cats’eyes » comme en Grande-Bretagne, c’est formidable et ça ne coûte rien à l’utilisation. Plus besoin d’éclairage sur les autoroutes.

  8. 1=Il faut arreter d’en fabriquer, 2=recycler les plastiques déja existant pour les industries de produit chimiques qui s’en serviront dans leurs usines et ensuite les dissoudrent lorsqu’ils ne seront plus réutilisés .Il faut les faires disparaitres et ne plus jamais en fabriquer.

  9. Faisons du plastique des blocs structuraux (genre de briques en LEGO) pour bâtir des maisons (murs, murets), des laines isolantes etc. On éviterait ainsi la dispersion de microparticules de plastique puisque ces blocs seraient scellés à l’intérieur des murs…

  10. Pour une certaine distance, ça prendrait: »Quelques semaines de travaux au lieu de plusieurs mois ». C’est sans compter certaines compagnies Québécoise, qui sont capable d’allonger des travaux comme elles allongent les factures. On est les champions toutes catégories dans la collusion et la corruption, alors même avec du préfabriqué, on peut battre des records en temps et en argent.

  11. J’adore l’idée, surtout pour la facilité d’installation et de remplacement mais je suis aussi perplexe, il y a trop de variables en questionnement. La chaleur et le froid, l’adhérence pour la tenue de route et les freinage d’urgence, la dénivellation du sol avec le temps et les intempérie(glace, accumulation de sable, etc).

    Il ne faut surtout pas oublier les pneus, ils sont tous conçu pour une adhérence optimale sur le macadam sans oublier les effets de la dégradation du plastique sur l’environnement. Le danger avec la chaleur et le plastiques vient essentiellement des adjuvants, des solvants et autres produits chimiques qui sont utiliser pour provoquer la polymérisation, pour teinter, ou pour modifier les propriétés des plastiques.

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