laisser pleurer notre bébé

Catherine Gueguen a une longue expérience en tant que pédiatre et a fait des découvertes récentes sur les neurosciences affectives.

Ainsi, dans la vidéo ci-dessous, elle répond à la question que de nombreux parents se posent, à savoir si nous devrions laisser pleurer notre bébé.

Par Éric Fontaine. Le 15/03/2019

Dans son ouvrage « vivre heureux avec son enfant », la pédiatre explique qu’un bébé pleure toujours pour une raison. S’il pleure, c’est pour communiquer ses besoins, ses émotions ou ses douleurs physiques en espérant que ses parents vont l’entendre et répondre à sa détresse.

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Lorsqu’on le laisse pleurer, cela augmente son niveau de stress. Celui-ci va alors sécréter du cortisol et de l’adrénaline, qui seront responsables de la destruction des neurones dans des zones spécifiques du cerveau. Il s’agit de: cervelet, hippocampe, cortex préfrontal, et corps calleux.

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Il est donc essentiel de lui offrir de l’attention, de l’affection ainsi qu’un contact physique bienveillant pour l’aider dans la gestion de ses émotions. Cela favorise l’accélération du développement des circuits neuronaux qui gèrent les émotions.

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« Il est très facile d’avoir un enfant sage. Il suffit dès tout petit de ne pas l’écouter, de ne pas l’entendre, de ne pas répondre à ses demandes. L’enfant saisit très vite que ce n’est pas la peine d’appeler, car personne ne vient. Il refoule ses émotions, une partie de lui s’éteint. Il ne saura plus qui il est, quels sont ses besoins et ne demandera plus rien. En grandissant, ses parents auront des difficultés à connaitre cet enfant qui s’exprime si peu.

Par contre, quand ses parents écoutent leur enfant, l’autorisent à exprimer ses émotions, ses besoins, l’enfant sera « plus difficile » les premiers temps car il manifestera ses émotions : ses peurs, ses tristesses, ses angoisses, ses colères. Il ne les refoulera pas.

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Mais il saura affirmer aussi son bonheur de vivre, son émerveillement, sa gaieté, sa curiosité.

Il sera plein de vie et emplira la maison de sa présence joyeuse. Au fil des années, les parents auront beaucoup plus de facilité et de bonheur à élever cet enfant épanoui, confiant, qui exprime ce qu’il est, ses besoins, ses souhaits et avec qui un dialogue pourra s’établir quand il rencontrera des questionnements ou des difficultés. »

Laisser pleurer son bébé peut avoir des conséquences jusqu’à l’âge adulte

Selon le Huffington Post, lorsqu’on laisse pleurer un bébé, cela peut créer un traumatisme.

Cela entraîne souvent des problèmes affectifs, ainsi que d’autres conséquences.

L’enfant peut ensuite présenter de troubles du sommeil, de l’anxiété, des dépendances ainsi que des symptômes dépressifs.

Lorsque les parents emploient la méthode de « l’attente progressive » , cela n’a aucune valeur pédagogique, parce que la perception du temps est complètement différente chez les bébés. Ils ignorent combien de temps ils ont pleuré.

D’après des chercheurs britanniques, au final, les parents qui satisfont toujours les besoins du bébé, se retrouvent avec un bébé qui pleure beaucoup moins que les bébés qui ne sont pas écoutés.

Catherine Gueguen , pédiatre formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV)