Elle crée une alternative à la perruque pour les femmes atteintes de cancer

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Crédit photo : Capture d’écran Youtube

Elle crée une alternative à la perruque pour les femmes atteintes de cancer

Cette jeune femme qui habite à Nice a inventé une frange à glisser sous un turban…

Julie Meunier veut aider les femmes atteintes de cancer à garder leur féminité. Pour cela, elle a créé des franges adaptées aux crânes nus, associées à de jolis nouages. Breveté et intitulé Les Franjynes, le projet pourra aboutir grâce à une campagne de financement participatif lancée sur Ulule.

Quand la jeune femme s’adresse à vous, sa voix est enjouée, ses phrases ponctuées de rires francs. Julie Meunier est pétillante. Elle même se décrit comme « hyperactive ». Et ce n’est pas la maladie qui l’a arrêtée.

Depuis deux ans, Julie vit avec un turban coloré noué sur la tête et une frange qui en dé- passe. Un « style original » mais « surtout une “alternative” à la perruque », insiste la Niçoise de 29 ans qui a perdu ses cheveux à la suite d’un cancer du sein.

Voulant faire profiter de ses accessoires à d’autres femmes malades, elle a déposé un brevet sur sa fausse frange, a créé la marque Les Franjynes et lancera les ventes au mois d’avril.

Un site sur la féminité

Lorsqu’elle tombe malade en 2015, elle lance un site sur la féminité et le bien-être pour parler bien-être, beauté et maquillage, même sans cheveux ni sourcils. « Je me suis rendu compte qu’avec le turban, on retrouve la sensation du coiffage, se souvient-elle. Ça me faisait du bien au moral, ça avait un effet thérapeutique. »

Et comme un foulard ne se noue pas sur la tête sans une frange, la jeune créatrice développe un système pour que les mèches de cheveux synthétiques tiennent sur le crâne. Elle crée également sept nouages différents du turban, « pour les sept jours de la semaine. »

Elle crée une alternative à la perruque pour les femmes atteintes de cancer vidéo :

Également pour les bambins

Le projet n’étant pas finançable, car la jeune femme est en rémission, elle lance un financement participatif pour développer ses postiches, qu’elle appelle « Franjynes ». Elle récolte 35.000 euros. Elle commence alors, la production d’un millier de franges qui seront vendues autour de 50 euros.

Elle va ainsi pouvoir débuter la production de ses franges à glisser également sous un chapeau ou un bonnet, vendues autour de cinquante euros. Six couleurs de mèches existent du blond au gris et du châtain au blanc.. «J’envisage même de créer des éditions limitées», prévoit-elle. Les enfants aussi auront droit à leurs postiches, appelées  les « Franjynettes »x

Les franges «Franjynes», associées à un turban, seront vendues 50 euros.

Apprendre à nouer

Chaque dernier vendredi du mois, Julie anime un atelier dans les locaux de la Ligue contre le cancer des Alpes-Maritimes à Nice. Elle apprend à des femmes malades à nouer leurs turbans sur la tête.

Source Elle crée une alternative à la perruque pour les femmes atteintes de cancer : www.20minutes.fr

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