Le 21 Juillet 2018. Image crédit :depositphotos.com

Pourquoi nous devons nous exprimer quand nous allons mal

Par Philippe Blot

En tant qu’êtres humains, nous n’allons pas forcément toujours bien.

Nous ne sommes pas toujours optimistes et positifs, tous les jours. Parfois nous avons tort. Nous ne faisons pas toujours preuve de gentillesse. Il y a certains moments où nous nous sentons brisés, découragés et désespérés .

Mais personne ne vous force à toujours aller bien.

Je pense que nous avons tous accepté l’idée que les gens ne sont pas parfaits. Nous disons: «L’erreur est humaine», et nous nous attendons à ce que tout le monde, à un moment ou à un autre de sa vie, commette une erreur ou soit blessé, abattu, déprimé et perdu. Et pourtant, tout le monde tente de le cacher, par peur du jugement.

Cela fait longtemps que je n’essaie plus de cacher quand je ne vais pas bien.

Désormais, je parle de mon expérience avec la dépression et l’anxiété, mon combat contre les personnes toxiques dans ma vie, ainsi que les petites luttes quotidiennes que je traverse.

Mon expérience n’a rien d’unique. Je pense que nous sommes nombreux à surmonter ces problèmes, si ce n’est tout le monde, à un moment ou à un autre.

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Et pourtant, j’ai été décrit par certains, à la fois personnellement et en ligne, comme «foutu» ou «très malade», simplement parce que j’ai choisi d’en parler. Je n’ai jamais essayé de cacher que j’allais mal à certains moments de ma vie, et pour certaines personnes, c’était inacceptable. Il s’agissait d’un signe de faiblesse.

Ce qu’ils ne voyaient pas, c’était à quel point c’était thérapeutique pour moi.

Le fait d’en parler m’a permis de voir que d’autres personnes vivaient la même chose et avaient les mêmes problèmes que moi. Certaines de ces personnes ont fait part de leurs problèmes aux autres sans en avoir honte, tandis que d’autres me l’ont simplement murmuré derrière des portes closes. Je suis reconnaissant envers eux car ils ont soulagé ma culpabilité, ma peur et mon besoin de refouler et m’ont aidé à me libérer.

J’ai connu beaucoup de gens qui ont voulu montrer une certaine image d’eux parfaite, sans faille. Je pense que tout le monde connaît ces personnes, celles qui n’ont jamais rien de négatif à dire.

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Mais ces gens impeccables sont tellement peu sûrs, effrayés, déprimés, et n’ont jamais le droit d’en reconnaître la source, parce qu’ils ne s’autorisent pas à en parler. Ils ont trop peur d’être jugés ou méprisés. On leur dit si souvent qu’ils ne seront pas forts, ou admirables, ou acceptables s’ils souffrent. Et nous souffrons tous, à un moment ou un autre.

Finalement, vous vous faites plus de mal à vous-même et à ceux qui vous entourent lorsque vous ne vous permettez pas de discuter du fait que vous n’allez pas toujours bien.

La vie ne consiste pas à être parfait, c’est un éternel apprentissage.

Et vous réalisez cette croissance en surmontant votre douleur, au lieu d’essayer de la cacher et de l’ignorer. Vous pouvez surmonter cette douleur de différentes manières : en parler ouvertement, ou avec un ami de confiance, un thérapeute ou votre journal intime, selon le cas. Mais peu importe la façon dont vous choisissez d’en parler, il n’y a rien de mal à cela. Il ne devrait pas y avoir de honte dans les méthodes que vous choisissez pour vous améliorer, et il ne devrait pas non plus y avoir de raison de juger.

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Si vous faites partie de ceux qui ne veulent pas en parler, je comprends que cela puisse être effrayant. Vous avez peut-être peur qu’on vous juge, et ce sera peut-être le cas. Mais dans la majorité des cas, on vous accueillera avec amour. Vous tomberez sur les esprits qui comprennent ce que vous avez vécu et le fonctionnement de votre esprit.

Et vous pouvez le faire petit à petit en commençant par le dire simplement à vous-même. Vous pourrez en parler quand vous vous sentirez un peu plus à l’aise. Mais vous devez parler. Vous devez le faire pour vous-même et pour ceux qui se sentent réduits au silence, seuls et apeurés.

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