Produits industriels, je n’en mange plus: 5 règles pour éviter les aliments transformés

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éviter les aliments transformés
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Produits industriels, je n’en mange plus : 5 règles pour éviter les aliments transformés

E 330, E 420 ou E 621… Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiaient ces sigles sur les emballages alimentaires ?

Ces additifs se trouvent dans beaucoup produits industriels.

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Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

Sédentaires au fil du temps

L’humanité a profondément changé d’alimentation au fil des millénaires. De cueilleurs-chasseurs, nous sommes devenus sédentaires et consommateurs d’une alimentation en grande partie transformée. En moins de cent ans, notre silhouette, notre santé et notre équilibre alimentaire en ont été bouleversés.

Industrie, marketing et immenses profits

L’alimentation industrielle s’est développée grâce au marketing. Le citoyen est devenu une cible, un consommateur en quête de plaisir qu’il faut appâter et satisfaire. Ce plaisir est devenu un droit, un dû.

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L’envers du décor est alarmant, en dix générations, nous avons certes augmenté notre espérance de vie, mais en faisant chuter le critère de « bonne santé ». Nos paysans se suicident, nos enfants ne parlent de nourriture qu’à travers les marques et, plus dramatique encore, les maladies liées à une mauvaise alimentation (diabète de type II, maladies cardiovasculaires, cancer, obésité…) explosent dans toutes les classes sociales et, depuis peu, à tous les âges.

C’est décidé je change d’alimentation !

Un aliment industriel est un aliment qui, sous la pression de la mécanisation, du réseau de distribution, du positionnement produit ou tout simplement de la course effrénée au profit, est constitué de matières premières de moindre qualité. Les ingrédients les plus coûteux sont remplacés par des alternatives chimiques ou moins nobles.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé, du jour au lendemain, de quitter un univers, qui tout compte fait, ne correspondait pas aux valeurs que mes parents m’avaient transmises. Il y a quinze ans, j’ai alors changé de camp pour rejoindre l’ingénierie pédagogique. Mon rapport à la nourriture s’est épanoui. J’ai commencé à traquer les aliments.

L’ancien fils de pub rejette désormais les marques, les promos, les temples de la consommation survoltés et les produits farfelus. L’ancien formateur en changement de comportements alimentaires rejette, à son tour, les ingrédients « intrus », les matières premières nobles « substituées » et les traçabilités douteuses.

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Depuis 15 ans, j’applique à moi-même et mon entourage le fruit de mon expérience. Je suis arrivé à éliminer de mon quotidien le produit industriel et reste vigilant lorsque je dois faire des exceptions. Mon approvisionnement chez de petits producteurs ou de petites surfaces bios est devenu un plaisir.

N’intégrant que l’essentiel et privilégiant la qualité pour son savoureux et son goût, je m’économise les ajouts de sucre, de sauces ou de condiments.

Mon alimentation, plus authentique et riche en nutriments, a répercuté une baisse de presque 20% sur mon budget alimentaire et tout cela pour une qualité de toute évidence incomparable.

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Changer le futur en regardant le passé

Pour changer les choses, commençons d’abord par nous-mêmes et refusons de consommer ces aliments industriels. Privilégions les Amap, les réseaux locaux et les bons plans. Informons-nous auprès d’acteurs indépendants… et changeons, non pas le confort de nos vies immédiates, mais celui de nos enfants.

Notre modèle alimentaire occidental n’est pas une référence à suivre et il existe des solutions en chacun de nous, pour peu que l’on prête attention à ce que ce système tente d’éradiquer, de faire oublier, de modifier à son profit.

5 règles pour éviter les aliments transformés

 1. Evitez les produits transformés

Orientez-vous le plus possible vers des aliments à l’état brut. Pas d’épices en poudre, pas de viandes reconstituées ni de légumes cachés dans des pâtes ou crêpes.

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2. Évitez les aliments « packagés » aux allégations alléchantes

« Offre promotionnelle », « nouvelle recette », « ouverture facile », « vu à la télé », rapide, « prêt à l’emploi », « saveur de l’année » sont autant de termes estampillés sur les emballages destinés à la grande distribution.

On est loin du circuit artisanal ou des PME qui produisent des aliments simples, sans fioritures.

3. Ne consommez pas les aliments « stars » du petit écran

Un fabricant qui vante les mérites de son produit à la télévision est un industriel. Aucun producteur artisanal ne peut se payer un spot télévisé de plusieurs millions.

Tous ces jambons, biscuits, fromages qui prônent le terroir et un savoir-faire authentiques ne m’émeuvent pas. Mais peut-être suis-je insensible ?!

4. Écartez tout ingrédient que vous ne connaissez pas

La liste des additifs autorisés, nomenclaturés avec la lettre E suivis de quelques chiffres, vous pose problème, car vous ne les connaissez pas ? Aucun souci !

J’ai depuis bien longtemps banni de mon alimentation tout aliment contenant le moindre additif « E ». Je veux consommer des ingrédients que je connais et réfléchir en toute connaissance de cause.

Un artisan respectueux des matières premières utilisera des produits et un vocabulaire que vous comprenez tels que farine, sucre, beurre, légumes, sel… et non E 330, E 420 ou E 621.

5.  Ne pas fréquenter les temples de la consommation

Ce conseil semble le plus évident et pourtant… Le meilleur moyen de consommer local, pas cher, artisanal ou en petite production reste les marchés de producteurs, les éleveurs près de chez vous, les artisans de votre quartier et tous les plans « débrouilles » de bouche à oreille, loin des canaux de distribution de marques nationalisées.

La paysannerie et l’artisanat alimentaire souffrent. Ils n’attendent que vous pour continuer d’exister et de produire de la qualité à juste prix.

Le pouvoir est en vous, ne l’oubliez jamais !

Stéfane Guilbaud est l’auteur de « Je ne mange pas de produits industriels », Ed. Eyrolles, 2015. 

Source de l’article : 5 règles pour éviter les aliments transformés

Par Stéfane Guilbaud
Auteur et conférencier

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Cyril R.

C’est très probablement mon père qui m’a transmis cette passion que j’essaierai moi-même de transmettre à mes enfants. Dès que j'ai un peu de temps, je profite de l’occasion pour passer du temps dans la nature. Par ailleurs, je m’intéresse également à tout ce qui touche au bien être et à l'écologie de près ou de loin, je suis fasciné par toutes les méthodes d’investigation, vérifiables et reproductibles ayant pour but de produire des connaissances. J’ai donc décidé de rédiger des articles qui touchent à ces domaines. J’espère pouvoir vous transmettre un peu de mon savoir et de mon amour pour la nature.

8 réflexions sur « Produits industriels, je n’en mange plus: 5 règles pour éviter les aliments transformés »

  1. Ca fait des années que je suis passée au bio, mais basique, en vrac. Fruits et légumes etc…… j’ai beau expliqué à beaucoup de gens que ça me revient moins cher on ne me croit pas. Ben tant pis pour eux…… c’est vrai qu’il faut cuisiner, mais c’est un plaisir et je le faisais avant de passer au tout bio et sans viande…….
    Y-a un gros travail à faire pour convaincre les gens de changer leur façon de manger……. pour le moment peu le font. Mais petit à petit ça fait son chemin avec les associations comme les jardins partagées, les ventes directes etc….. pour la planète c’est indispensable de consommer bio. Mais il y a une grande différence entre le discours tenu et la mise en pratique. Bon restons optimiste, comme le petit colibri que chacun fasse sa part et les choses avanceront plus vite.
    On y croit………… et ça fait du bien de se dire que l’on apporte sa part du changement………..
    Merci d’informer les noms convaincus !

    1. Tout à fait d’accord avec vous ; mais quoi qu’informés , les gens sont si « éduqués  » et si fainéants : le bio , c’est cher et pour les riches , mais le dernier téléphone portable , les derniers « baskets » , … non!

  2. Merci pour cet article. Ce n’est pas évident que d’arrêter les aliments transformés. Nous sommes tellement habitués à en consommer. J’aime particulièrement la dernière idée d’arrêter tout simplement d’aller dans les temples de la consommation. C’est logique au final.

    Une des raisons qui me pousse à arrêter, c’est le gaspillage plastique qui en découle. Ouvrir un frigo ou un placard et voir autant de plastiques m’interpelle..

  3. Bonjour,
    je ne sais par ou commencer, pour vous expliquer la démarche pour changer , pour ne plus gacher, pour sa santé, etc, voilà c est changer radicalement de tout, c est à dire ne plus aller dans les grandes surfaces allez sur les marchés, biocoop, ruche qui dit oui, chez le cultivateur, surtout ressortir ses livres de cuisine, prendre son temps se replonger dans la nature, le mental se renforcera, et vous verrez tout va en découler , plus de stress, moins de médicaments, etc, remanger sainement c est le pied……. il y a que des avantages.

  4. je fais mon vin billot depuis peu et voici comment faire : 1) acheter des grappes en mélangeant les couleurs 3 si possible , 2) munissez-vous d’un billot avec une circonférence appropriée soit un diamètre de 1.5 m environ , 3) disposez vos grappes sur le billot et , à led d’une feuille ( coupe coupe de cuisinier ) commencez à hacher vos grappes sans les lâcher jusqu’à ce que les jus commencent à couler sur l’écorce du billot et rejoignent la bassine positionnée sous le billot en question . Au passage , les goûts du bois renforcent le jus ainsi réalisé donnant par là même un vin qui vous rendra austère ( voire stère de bois ) L’avantage est double car non seulement je bois et je bois sur bois d’ou l’ivresse bucolique assurée.Mon ANC , peut ,fait est , éradiquer nos forêts mais commercialement doit vous enrichir surtout à l’export là ou le LOTUS BLEU consomme sans modération nos breuvages et plus particulièrement nos vins de BOURGOGNE car nos BORDEAUX n’ont plus la notoriété sur ces marchés asiatiques .Que vive le vin billot sans pesticides , fongicides ,herbicides et autres phytosanitaires avec l’accord généreux de nos gouvernements qui pour remplir les caisses de l’état laissent les FRANCAIS consommer et vivre avec les scandales alimentaires omniprésents !!! ( qui a bu aboiera ) proverbe chinois de LA HAUT D’CEUX ….

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