Si vous connaissez quelqu’un qui souffre d’anxiété, voici 9 choses qu’il faut VRAIMENT que vous sachiez.

quelqu'un qui souffre d'anxiété
Si vous connaissez quelqu’un qui souffre d’anxiété, voici 9 choses qu’il faut VRAIMENT que vous sachiez.

Le 24 Octobre 2017. Image crédit : Pixabay

Si vous connaissez quelqu’un qui souffre d’anxiété, voici 9 choses qu’il faut VRAIMENT que vous sachiez.

J’ai des problèmes d’anxiété. Ça ne veut pas dire que je me ronge les ongles à longueur de journée ou que j’ai tendance à être un peu angoissé lorsque je me rends chez mon dentiste, non.

Je souffre de troubles anxieux, je peux avoir des moments de panique complètement irrationnels et j’ai passé la plupart de ma vie d’adulte à essayer de comprendre et de contrôler cet aspect de ma personne.

Voici ce que j’aimerais que tout le monde comprenne au sujet de l’anxiété et des personnes qui vivent avec cela.

Si vous connaissez quelqu’un qui souffre d’anxiété, voici 9 choses qu’il faut VRAIMENT que vous sachiez. :

L’anxiété arrive parfois sans raison

Pour les personnes qui ont une vie sans problème d’anxiété, les émotions sont souvent prévisibles et ont une certaine logique : quelque chose arrive ou est susceptible d’arriver, et en réponse vous ressentez de la peur.

Mais pour quelqu’un qui souffre de crises d’angoisse, cela ne se passe pas du tout comme cela. Parfois, une toute petite chose peut avoir des répercussions incontrôlables dans notre esprit, jusqu’à devenir vraiment disproportionnée par rapport à la gravité réelle de la situation.

Les crises d’anxiété ne sont pas logiques et notre manière de réagir n’est pas rationnelle… Et croyez-moi, nous en sommes bien conscients.

Sérieusement, vous devez me croire: nous le savons. Cela ne sert à rien de nous dire que notre manière de nous comporter est démesurée, qu’on “se fait des plans sur la commette” : c’est justement l’essence de ce type de trouble. Nous le savons bien, ce que nous imaginons dans nos crises d’angoisse est disproportionné et a peu de chance de nous arriver réellement.

Et c’est ce qu’il y a de plus frustrant : savoir qu’on est en train de paniquer pour quelque chose qui ne devrait pas (logiquement) nous faire paniquer, mais être démuni face à cette émotion d’angoisse et de peur. C’est comme si notre esprit avait un dysfonctionnement de notre alarme incendie, qui déclencherait ses sirènes même à cause de la plus petite fumée ou de la poussière la plus légère.

À cause de l’anxiété, il y a des bonnes comme des mauvaises journées.

Bien sûr, chaque personne a ses mauvais jours et ses bons jours… Mais c’est encore plus vrai avec l’anxiété, et parfois ceux qui en souffrent aimeraient bien que leurs proches se rendent compte de ce que cela implique vraiment : Il y a des moments où l’anxiété est plus forte que d’autres, et des jours où nous sommes calmes.

Et cela influence la manière dont nous réagissons aux situations, ce qui peut faire penser que nous sommes imprévisibles.

Les crises d’anxiété font souffrir. Mentalement, mais également physiquement.

Certains personnes pourraient dire que la douleur émotionnelle est encore ce qu’il y a de pire — mais la plupart savent cela, sans savoir qu’il existe également une douleur physique.

Oui, l’anxiété fait mal. Lors des crises de panique, on sent notre poitrine se serrer au point d’avoir l’impression que nos poumons vont exploser, comme si on ne pouvait plus respirer.

L’anxiété peut également donner des migraines, des nausées, des palpitations cardiaques, tension musculaire, insomnies, épuisement, vertiges… Certaines personnes ont le sentiment de se faire arracher quelque chose dans le ventre, d’autres se contractent si fort que leur corps tout entier se retrouve courbaturé.

Oui, cela fait mal. Ça ne fait pas mal de la même manière pour tout le monde, mais ça fait mal.

Nous ne sommes pas tous égaux devant l’anxiété.

Il n’y a pas qu’une seule sorte d’anxiété, mais bien de nombreux types différents d’anxiété — et chaque individu peut vivre l’anxiété à sa manière.

Il y a ceux qui souffrent d’anxiété sociale, ceux qui ont des troubles de l’anxiété généralisée, ou d’autres encore ont des phobies bien précises.

Certaines personnes souffrent de l’anxiété à cause de leurs gènes, d’autres développent l’anxiété à cause d’évènements dans leur vie.

Pour d’autres, l’anxiété est due aux réactions chimiques dans leur cerveau. Certains seront anxieux pendant toute leur vie et ne pourront rien y faire, pour d’autres ce ne sera qu’un passage dans leur existence.  Il y en a qui arriveront à surmonter l’anxiété et à trouver une solution pour la rendre plus acceptable. Il y a des gens qui prennent des médicaments, et d’autres qui n’en prennent pas. C’est ainsi.

L’anxiété et la dépression sont liées.

Bien sûr, toutes les personnes anxieuses ne sont pas forcément dépressives, et tous les individus dépressifs ne sont pas obligatoirement des personnes anxieuses. Mais les deux sont des compagnons communs — et l’un peut guider l’autre.

Bien sûr, je pense que de nombreuses personnes savent déjà cela… Mais je veux que vous réalisiez que ceux qui en souffrent le savent, eux aussi.

Nous en sommes très conscients, et cela peut même nous rendre terriblement anxieux ou déprimés (et pour le coup, c’est une peur plutôt rationnelle, quand on sait ce qu’implique la dépression !)

Sauf si on vous le demande de manière explicite, quand il s’agit de l’anxiété de quelqu’un d’autre, vous feriez mieux d’écouter plutôt que de parler.

Vous savez, quand vous dites quelque chose de méchant sur quelqu’un de votre famille, mais que si une autre personne que vous le disait, vous auriez envie de lui casser la figure ? Eh bien c’est pareil.

Aussi — et ça devrait aller sans dire, ce n’est jamais une bonne idée de parler de la santé mentale de quelqu’un avec une autre personne sans qu’il le sache. Si quelqu’un s’est ouvert à vous et vous a dit quelque chose à propos de lui-même, surtout ce genre de chose, cela ne veut pas dire qu’il a envie que d’autres personnes le sachent. Ce genre de problème est encore fortement stigmatisé, et beaucoup sont ceux qui ne souhaitent pas vraiment qu’on sache ce qu’ils vivent au quotidien. Pour certains, c’est même justement l’une des choses qui les rend le plus anxieux. Alors, il vaut mieux éviter ça.

Aussi frustrants, déchirants, épuisants, insupportables, et suffocants qu’ils soient, nos expériences et nos problèmes avec l’anxiété font partie intégrante de notre personne, et nous ne serions pas complètement nous-mêmes sans eux.

C’est, je pense, une chose que les gens qui souffrent de troubles de l’anxiété (moi y compris) ont du mal à comprendre et à appréhender. Nous passons tellement de temps à essayer de combattre cet ennemi intérieur que cela peut devenir comme une seconde forme de conscience au sein même de notre cerveau : Un combat que nous devons mener sans cesse, afin d’espérer vivre une vie remplie, heureuse et productive. Mais la réalité de la situation, comme toujours, est un peu plus complexe que cela.

Même si l’anxiété est une chose que nous devons gérer au quotidien, elle n’en reste pas moins une partie intégrante de nous. Elle nous influence dans les choix que nous faisons, dans notre manière de voir le monde, elle façonne même petit à petit notre personnalité.

La voir seulement comme un ennemi ou une chose à soigner, c’est rejeter cette partie de nous et lui retirer toute valeur.

C’est difficile à accepter, et pourtant cela peut faire beaucoup de bien. Il est tout à fait acceptable d’être quelqu’un d’anxieux, et il n’y a aucune honte à avoir.

Et pour conclure, la chose la plus importante que vous devriez savoir :

 

Si vous connaissez quelqu’un qui souffre de cela, demandez-lui ce que vous pouvez faire pour l’aider, idéalement à un moment où il n’est pas en pleine crise de panique.

La pire chose que vous puissiez faire, c’est d’en rajouter une couche… Et c’est plutôt délicat, car vous pourriez le faire sans même vous en rendre compte.

Les personnes qui souffrent de ce genre de trouble sont souvent hypersensibles et perçoivent beaucoup de choses dans les comportements des autres. C’est peut-être aussi cela qui conduit à l’angoisse — le fait de percevoir, justement, trop de choses.

La frustration que vous ressentez face à nos pensées qui partent en sucette, votre fatigue, le fait que vous nous trouviez difficiles à supporter, votre agacement, votre désir que nous puissions tout simplement nous arrêter quand nous faisons une crise : Nous savons que vous ressentez ces choses. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Et puis, nous ressentons cela aussi envers nous-mêmes, ne l’oubliez pas. Nous aussi, nous sommes frustrés, fatigués, énervés envers nous-mêmes. Et nous aussi, nous aimerions vraiment pouvoir tout simplement nous arrêter au beau milieu d’une crise. En fait, la seule différence entre vous et nous, c’est que nous ressentons cela tout le temps. C’est pourquoi nous comprenons ce que vous ressentez à notre égard, et nous ne vous en voulons pas pour ça — c’est même tout à fait normal.

Et si vous demandez et que la personne ne sait tout simplement pas ce dont elle a besoin, sachez que tout le monde a besoin d’amour, surtout ceux qui ont tendance à ne pas s’aimer eux-mêmes à la base. Vraiment, c’est parfois surprenant à quel point des petites choses peuvent tout changer : Un sourire, un petit mot rassurant, un compliment, un sandwich…

L’amour et l’affection, voilà ce dont nous avons besoin. C’est généralement difficile de se tromper, avec ces choses-là.

Source Si vous connaissez quelqu’un qui souffre d’anxiété, voici 9 choses qu’il faut VRAIMENT que vous sachiez. : http://www.vox.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*