notre relation

Le 18 Novembre 2017. Image crédit : Pxabay

Comment je te vois depuis que j’ai pris du recul sur notre relation

Il paraît que lorsqu’on prend du recul sur notre relation passée, tout ce que nous ne voyions pas parce que nous n’avions pas suffisamment de recul, nous saute aux yeux. Il y avait tellement de choses qui me mettaient mal à l’aise quand j’étais en couple que je vois maintenant qu’il y avait de nombreux signes qui m’avertissaient et je me demande comme j’ai fait pour être si aveugle pendant tout ce temps.

Tu m’as volée, probablement plus que je ne le réaliserai jamais. Tu étais le seul à savoir où je gardais ma « cachette secrète » d’argent et tu étais vraiment la seule personne à y avoir accès. Il n’y a jamais eu une seule fois où j’ai trouvé un de mes colocataires près de ma chambre quand je n’étais pas là, et j’ai toujours remarqué qu’il manquait de l’argent après ton départ ou pendant ton séjour.

À l’époque, je t’ai accusé. Après tout, ta propre famille t’avait accusé d’avoir volé des téléphones, alors c’était logique. Mais tu m’as menti et tu as joué comme si tu étais profondément blessé par les accusations, tout en sachant bien que tu m’avais pris de l’argent. J’aurais dû garder la porte fermée quand je te l’ai claquée au visage la première fois que j’étais sûre que c’était arrivé.

Tu m’as aussi subtilisé des centaines d’euros. L’overdose et l’hospitalisation de ton père, la chute de ta grand-mère dans les escaliers et qui s’est cassé le bras, et même ton incapacité à acheter de la nourriture.

À l’époque, j’étais méfiante. Mais, comment aurais-je pu dire non sans avoir l’impression d’être une personne horrible? Après tout, que se serait-il passé si ce que tu disais avais été vrai, et que j’avais refusé d’aider alors que tu n’avais à première vue personne d’autre vers qui te tourner? Donc malgré tout cela j’ai continué de céder et j’ai continué à te donner de l’argent.

Tu disais que j’étais la seule à pouvoir t’aider et je me suis retrouvée à t’aider pour acheter des vêtements pour les entretiens d’embauche et j’acceptais même des appels téléphoniques pour toi lorsque ton téléphone se« perdait ». Tu prétendais que ton oncle qui t’avait donné un travail et accueilli dans ta famille trompait sa femme et pour cette raison, tu ne supportais d’être avec lui.

À l’époque, je te croyais. Je croyais que j’étais la seule à pouvoir t’aider et même si le stress d’essayer d’être tout pour toi et de toujours prendre soin de moi me submergeait, je le faisais parce que je me sentais mal pour toi. J’avais l’impression que si je te laissais, alors tu n’aurais vraiment personne et alors ce serait de ma faute. Mais maintenant je vois que c’était juste une autre astuce pour me garder.

Tu me disais que tu étais clean, que les drogues faisaient partie de ton passé et que tu étais heureux d’en être libéré. Mais ensuite j’ai rencontré un ami de tes cousins ​​qui m’a dit que ce n’était pas vrai. Tu ne t’es pas replongé dans la drogue dans la fin de notre relation parce que tu avais le cœur brisé.

A l’époque, je te faisais confiance. Je pensais que tu avais vraiment laissé la drogue derrière toi, et j’étais fière de toi pour ça. Quand des amis communs m’ont prévenu de ton passé, je leur ai assuré que je le savais, mais que c’était le passé. Je t’ai défendu et j’ai refusé d’écouter quand l’une d’elles m’a dit qu’à l’époque où elle t’avait connu, tu n’avais jamais changé.

Tout est clair à présent. Tu n’as pas besoin de moi. Tu ne voulais même pas de notre relation. Tu avais juste besoin de ce que j’avais pour pouvoir obtenir ce que tu voulais vraiment. Mais ce qui fait le plus mal, c’est que c’était vrai pour moi alors que ça ne signifiait rien pour toi.

M. C