Sclérose en plaques

Sclérose en plaques: découverte d’un anticorps qui permettrait un nouveau traitement

Développé par des chercheurs de l’Inserm, le Glunomab bloque l’évolution de la maladie auto-immune..

Nouvel espoir dans la lutte contre la sclérose en plaques, cause la plus fréquente d’invalidité neurologique des jeunes adultes. Des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont développé un anticorps possédant de possibles effets thérapeutiques contre cette maladie auto-immune, qui affecte le cerveau et la moelle épinière.

Leurs travaux, qui ont fait l’objet d’une demande de brevet, ont été publiés ce mercredi dans la revue spécialisée Brain. L’anticorps, appelé Glunomab et développé en laboratoire, a été testé avec succès sur des souris atteintes d’une forme de sclérose en plaques, et offre des perspectives au développement d’un nouveau médicament.

Empêcher le passage des cellules agressives dans le système nerveux

Le principe : il empêche l’ouverture des barrières sang-cerveau et sang-moelle épinière, limitant ainsi le passage dans le système nerveux des cellules agressives du système immunitaire.

Chez les patients atteints de sclérose en plaques, ces cellules immunitaires, en particulier les lymphocytes, entraînent en effet la destruction de la gaine protectrice des prolongements des neurones, perturbant ainsi la transmission de l’influx nerveux.

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La progression des troubles moteurs associés bloquée

Mais après une injection intraveineuse du Glunomab chez les rongeurs, les chercheurs ont observé une diminution de l’infiltration des lymphocytes dans le tissu nerveux, et une réduction de la destruction des gaines nerveuses. Bilan : la progression des troubles moteurs (paralysie partielle ou totale des membres) qui en résultent, a été bloquée.

« Nous espérons pouvoir démarrer des essais cliniques – dans un premier temps sur l’innocuité de l’anticorps, puis sur son efficacité si l’innocuité est vérifiée – le plus tôt possible », indique à l’AFP Fabian Docagne, qui a dirigé l’étude.

« Pour cela, nous cherchons des partenaires (industriels, etc.) prêts à financer des essais qui peuvent représenter un investissement de plusieurs millions d’euros. »

Source AFP et 20minutes.fr

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