tampons et les serviettes hygiéniques

Des substances indésirables seraient toujours présentes dans les tampons et les serviettes hygiéniques

Le magazine 60 Millions de consommateurs indique dans son dernier numéro que des résidus de substances chimiques sont encore présents dans les tampons et les serviettes hygiéniques. Et ce, malgré les recommandations officielles de l’agence de sécurité sanitaire Anses.

Par Antoine Mercier. Le 23/02/2019

Le magazine explique ainsi « Principal enseignement des nouvelles analyses : les contaminations par des résidus de molécules à risque persistent ». Il souligne la présence de résidus de glyphosate, l’herbicide tant controversé, et de phtalates.

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Du glyphosate présent dans les tampons et les serviettes hygiéniques

Cette déclaration survient à peine quelques mois après un rapport de l’agence de sécurité sanitaire Anses. Cette agence avait été motivée par une première enquête de 60 Millions de consommateurs. Celle-ci avait fait beaucoup parler d’elle trois ans auparavant. Dans son rapport publié en juillet 2018, l’Anses avait indiqué la présence de substances chimiques dans les tampons et les serviettes « en très faible concentration » . Mais elle avait également indiqué que cela ne présentait aucun risque pour les utilisatrices.

3 ans après les premières recommandations de l’Anses, les résultats sont toujours inquiétants

En revanche, l’Anses avait conseillé aux fabricants « d’améliorer la qualité des produits pour éliminer ou réduire au maximum la présence des substances chimiques » par précaution. Trois ans après les premières révélations, le magazine a voulu vérifier si les fabricants avaient suivi les recommandations de l’Anses. D’après lui, il y a toujours du glyphosate ou l’un de ses dérivés dans de nombreuses marques. Cela concerne aussi les marques certifiées bio.

Une substance préoccupante qui n’avait jamais été détectée

« Autre résultat remarquable : la présence de phtalates que nous n’avions pas détectés auparavant », qui n’est autre que le DEHP. « Suspecté par l’ECHA, l’Agence européenne officielle en charge des substances chimiques, de pouvoir altérer la fertilité (…), le DEHP fait partie des phtalates les plus préoccupants », d’après le magazine. 60 Millions de consommateurs regrette qu’« encore trop de marques ne soient pas transparentes sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques ». En effet, il n’existe aucune réglementation contraignante.

Le magazine termine « Les marques mises en cause ne sont pas forcément les mêmes mais le constat est identique. Les jeunes filles et les femmes qui portent des protections périodiques peuvent être au contact de résidus indésirables de manière indésirable».